L’ancien gardien de but de la LNH Evgeni Nabokov participe au Tournoi pee-wee comme entraîneur adjoint de l’équipe des Sharks Jr de San Jose, où son fils Andrei évolue comme attaquant.

Nabokov pas fâché que son fils ne soit pas gardien

Entraîneur adjoint de l’équipe des Sharks Jr de San Jose, où son fils Andrei évolue comme attaquant, l’ex-gardien de but de la LNH Evgeni Nabokov a avoué qu’il n’était pas fâché qu’il n’ait pas choisi la même position que lui sur la patinoire.

«Je suis bien heureux qu’il ait décidé de ne pas être gardien. Il a essayé, mais à l’âge de huit ans, il a décidé de changer de position, car il trouvait ça ennuyeux de garder les buts», a-t-il raconté avant le match de son équipe contre les petits Nordiques.

«J’étais content, car autrement, j’aurais été obligé de l’entraîner. Et je ne veux pas être trop dur avec mon fils. Je ne veux pas non plus le forcer à voir le jeu comme moi je le vois, je veux qu’il le voie à sa façon», a-t-il expliqué.

Le jeune Nabokov se débrouille d’ailleurs assez bien merci à l’attaque, ayant marqué deux buts contre les petits Nordiques.

Jamais participé

Pour son père, qui n’a jamais participé au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, ses souvenirs de la capitale sont ceux de la victoire de l’équipe nationale russe aux Championnats mondiaux de hockey sur glace de 2008.

«Je suis arrivé pendant le tournoi, quand les Sharks ont été éliminés par les Stars de Dallas. J’avais parlé à Vladislav Tretiak [ex-gardien de but et président de la Fédération russe de hockey] et je lui avais dit que j’avais une blessure à une cheville et que je n’étais pas certain d’être à 100 %. Il m’avait répondu qu’il se foutait bien que je sois à 50 %, qu’il voulait que je sois ici!» rappelle-t-il.

Le reste appartient à l’histoire : Nabokov a été le gardien gagnant en grande finale dans la victoire de 5 à 4 des Russes sur le Canada en prolongation. Ilya Kovalchuk avait marqué le but décisif qui avait vite refroidi la foule qui remplissait le Colisée de Québec.

«Nos jeunes joueurs sont très excités de jouer à Québec, surtout qu’on voyage rarement à l’extérieur de la Californie et de l’Arizona. C’est rare qu’ils voient de la neige comme ça», conclut Nabokov.