Le double tenant du titre Peter Sagan dit être rétabli de son ennui de santé de la semaine dernière qui l'a forcé à faire l'impasse sur la reconnaissance du circuit.

Mondiaux: neuf hommes à suivre

Le tenant du titre Peter Sagan en tête, neuf coureurs figurent en première ligne des pronostics avant le Championnat du monde de cyclisme, dimanche, à Bergen.
Peter Sagan (Slovaquie, 27 ans) : 1er en 2015 et 2016
«Je ne m'attends à rien, je ne prépare rien, je décide sur l'instant», affirme le double tenant du titre qui dit être rétabli («tout va bien») de son ennui de santé de la semaine passée. Le Slovaque a fait l'impasse sur l'habituelle reconnaissance du circuit. «J'aurai le temps de le voir pendant la course», dit-il. «De toute façon, je n'ai rien à perdre».
Michael Matthews (Australie, 26 ans) : 2e en 2015 (4e en 2016)
Pour la première fois, «Bling» a obtenu les pleins pouvoirs dans la sélection australienne. «J'en rêvais depuis deux ans», dit le maillot vert du dernier Tour de France, qui a succédé au palmarès à Sagan. Il est tout prêt à faire de même au Championnat du monde, deux ans après l'avoir côtoyé sur le podium de Richmond. Avec le sourire : «Tout s'est bien passé jusqu'à maintenant.»
Greg Van Avermaet (Belgique, 32 ans) : 10e en 2016
Le champion olympique, crédité d'un gros début de saison (Pairs-Roubaix surtout), n'a plus gagné depuis juin. Sans que le constat affecte sa confiance, nourrie par sa certitude d'être en forme et de pouvoir s'adapter à plusieurs configurations de course : «Il y a quelques coureurs plus rapides que moi sur le papier, mais j'ai déjà battu tous les favoris au sprint.»
Michal Kwiatkowski (Pologne, 27 ans) : 1er en 2014
Redouté par ses adversaires, le Polonais, clairvoyant et malin, est très difficile à manoeuvrer quand il est en forme. Il s'accommode de toutes les difficultés. À l'inverse de sa victoire de 2014 (neuf coureurs), la Pologne ne peut aligner cette fois que six coureurs. «Nous nous adapterons, annonce-t-il, nous avons l'expérience et la force».
Philippe Gilbert (Belgique, 35 ans) : 1er en 2012 (absent en 2016)
Le Liégeois est revenu au sommet cette saison (Tour des Flandres, Amstel Gold Race). Il apprécie la distance, longue (267,5 km), et le parcours «technique» de Bergen. Son espoir? Une course dure, éprouvante, pour avoir une chance de prendre la décision. C'est un homme de grands rendez-vous qu'il sait préparer à la perfection. Mais sa cohabitation forcée avec Greg Van Avermaet interroge.
Matteo Trentin (Italie, 28 ans) : 34e en 2015 (abandon en 2016)
L'été n'en finit plus pour l'Italien, au profil de routier-sprinteur. Depuis la mi-août, il a pris une tout autre dimension par ses quatre victoires d'étape à la Vuelta. Sur la lancée, il a gagné en force une course en Belgique.
Julian Alaphilippe (France, 25 ans) : abandon en 2015 (absent en 2016)
«Je suis censé être à 100 % de ma condition», affirme l'Auvergnat, qui a retrouvé sa meilleure forme après ses ennuis de printemps (opération à un genou). Vif-argent, sans complexe, le puncheur français est prêt à bondir sur l'occasion. Pour éviter de revivre la déception des JO de Rio, le rêve olympique sanctionné par une frustrante 4e place.
Edvald Boasson Hagen (Norvège, 30 ans) : 2e en 2012 (6e en 2016)
Le soutien populaire est assuré pour le coureur de Lillehammer, la principale chance norvégienne à Bergen avec Alexander Kristoff. Rapide, surtout après une course dure, apte à passer les bosses, le coureur de Dimension Data a le profil type pour un championnat du monde. S'il a souvent gagné (66 fois) depuis ses débuts, il n'a jamais enlevé un «monument» ou un grand titre.
Fernando Gaviria (Colombie, 23 ans) : abandon en 2016
Absent du Tour de France, le «missile» colombien a gagné deux fois depuis le début du mois. Ses quatre victoires d'étape au Giro, en mai dernier, l'ont placé dans le gotha des meilleurs sprinteurs mondiaux. Mais il est à même d'élargir son registre en passant les petites côtes. Si un groupe étoffé devait rejoindre l'arrivée, il ferait figure d'épouvantail.