Maintenant âgée de 41 ans, Marie-Hélène Prémont pourrait reprendre la compétition... chez les maîtres lors de la présentation au mont Sainte-Anne à la fin du mois d’août des Championnats du monde de vélo de montagne.

Mondiaux de vélo de montagne: Plus gros que les JO, selon Prémont [VIDÉO]

Foi de Marie-Hélène Prémont, la course des Championnats du monde de vélo de montagne s’avère plus importante et plus relevée que n’importe quelle autre pour les athlètes impliqués. «C’est beaucoup plus gros que les Jeux olympiques!» insiste l’ancienne cycliste vedette, qui songe à un retour... chez les maîtres!

Aujourd’hui retraitée de la compétition, pharmacienne de profession et maman de deux enfants, Prémont sera ambassadrice des Mondiaux 2019, qui se tiendront au Mont-Sainte-Anne du 21 août au 1er septembre. En fait, on parle de trois Championnats du monde, puisqu’aux élites s’ajouteront les maîtres de 30 ans et plus et les adeptes du vélo assisté électrique.

Vice-championne olympique du cross-country en 2004 et médaillée de bronze aux Championnats du monde élites de 2006, Prémont, maintenant âgée de 41 ans, pourrait d’ailleurs reprendre la compétition pour cette occasion unique.

«En ce moment, je ne les fais pas. Mais ce n’est pas dit que cet été je ne changerai pas d’idée! Si je voulais courir, je voudrais encore courir en avant et courir dans les maîtres, ce serait différent. J’ai moins fait de vélo dans la dernière année, car j’étais en congé de maternité, mais j’ai quand même fait beaucoup de course à pied. La forme est encore là, je suis encore compétitive et je sais que je pourrais encore bien faire», résume Prémont, qui serait incapable de se contenter du simple rôle de participante de fond de peloton.

La troisième fois

Sous une légère pluie froide et devant les pentes du MSA aux sommets encore enneigés, les organisateurs de Gestev ont réuni les médias à trois mois de l’événement. Ce sera la troisième fois que le MSA accueille les Mondiaux de vélo de montagne dans son histoire, après 1998 et 2010. Et cela lors du 30e anniversaire de l’Union cycliste internationale, qui tenait à placer son point d’exclamation annuel dans la région de Québec dans les prochaines années.

«L’UCI voulait qu’on organise les Championnats du monde de vélo de montagne en 2020 ou en 2021, mais nous, pour l’avoir déjà fait, on sait que l’année olympique ou l’année suivante, les meilleurs athlètes ne viennent pas ou prennent leur retraite. Puis ils nous ont approchés pour 2019. Année préolympique, donc le scénario idéal avec les pays qui qualifient leur nombre d’athlètes pour les Jeux et les meilleurs athlètes qui veulent gagner pour sécuriser d’avance leur place aux Jeux l’année suivante. L’intérêt est tout là», explique la vice-présidente de Gestev, Chantal Lachance.

Si Lachance dit que le MSA est au vélo de montagne ce que Monaco est à la Formule 1 et Kitzbühel au ski alpin, impossible de ne pas lui donner en partie raison quand on constate qu’il s’agit de la première destination à présenter les Mondiaux de vélo de montagne une troisième fois et surtout, une épreuve de Coupe du monde ou les Championnats du monde chaque année depuis 29 ans sans relâche, soit la deuxième année d’existence de l’UCI.

La première semaine sera consacrée aux maîtres, la première fin de semaine aux amateurs du Vélirium, puis le sprint final aux élites, la crème des disciplines de cross-country et de descente.

Championnat du monde VS Coupe du monde

Voici une comparaison entre l’ampleur d’organisation du Championnat du monde et d’une étape de Coupe du monde de vélo de montagne, selon les organisateurs.

Durée : 12 jours / 5 jours

Budget : 7 M $ / 3,7 M $

Athlètes : 2000 / 1200

Bénévoles : 1200 / 800

Membres des médias : 250 / 150

Retombées : 11 M $ / 4,5 M $