Les Canadiennes Penny Oleksiak, Sydney Pickrem, Margaret MacNeil et Kylie Masse ont fracassé le record canadien avec leur temps de 3:53,58, leur valant la médaille de bronze aux Mondiaux de natation, dimanche.

Mondiaux de natation: le bronze...et un record pour les Canadiennes

GWANGJU — Le Canada a remporté le bronze et établi un record national au relais 4 X 100 mètres QNI féminin dimanche, concluant de belle façon les Mondiaux de la FINA les plus réussis de son histoire.

Les Américaines ont battu leur record du monde en trois minutes et 50,40 secondes, menées par un record du monde signé Regan Smith en 57,57 secondes, sur le dos.

L’Australie a terminé deuxième en trois minutes 53,42 secondes.

Les Canadiennes Kylie Masse, Sydney Pickrem, Margaret MacNeil et Penny Oleksiak ont suivi avec un record canadien, trois minutes 53,58 secondes. La marque précédente était de trois minutes 54,86 secondes, venant d’une quatrième place en 2017, à Budapest.

Récolte de médailles

L’unifolié a terminé la compétition avec un record d’équipe de deux médailles d’or et six de bronze, toutes dans les épreuves olympiques.

Le pays a atteint 19 finales — deux de plus qu’à Budapest en 2017 et le plus grand nombre de finales depuis 1978 — il y a 15 championnats du monde.

Le précédent record de médailles était de six, en 1978.

«Les championnats du monde [de cette année] ont été les championnats du monde les plus réussis de Natation Canada, a déclaré le directeur de la haute performance et entraîneur national John Atkinson. Cela témoigne de la capacité de nos athlètes à rester concentrés, calmes et professionnels, et à rester engagés dans les Championnats pendant les huit jours. C’est une chose sur laquelle nous travaillons avec notre personnel d’entraîneurs et notre équipe depuis plusieurs années.»

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DRESSÉ PRIVÉ DE SEPTUPLÉ 

GWANGJU — Au lendemain de son feu d’artifice, Caeleb Dressel a vu sa quête d’un second septuplé d’affilée s’évanouir aux Championnats du monde de natation, dimanche à Gwangju, en Corée du Sud.

Pour faire aussi bien qu’il y a deux ans à Budapest, et égaler une nouvelle fois la performance étincelante millésimée 2007 de Michael Phelps, la légende de la natation aux 23 titres olympiques, Dressel devait monter sur la plus haute marche du podium du 4 X 100 m quatre nages messieurs avec le relais américain. La Grande-Bretagne d’Adam Peaty et de Duncan Scott, auteur d’un dernier 100 m supersonique (46.14 lancé, le plus rapide hors combinaisons) qui l’a laissé «sans voix», l’en a empêché.

Comme au bout du 4 X 100 m quatre nages mixte, l’explosif Floridien a vu l’or se transformer en argent, cette fois pour 35 centièmes (3:28.10 contre 3:28.45).

Il n’en reste pas moins, et de loin, l’homme de la semaine. En résumé, le sprinter de 22 ans s’est offert en l’espace de sept jours six médailles d’or — dont quatre dans des courses individuelles, contre trois en 2017 —, son premier record du monde, sur 100 m papillon (49.50), et deux meilleurs chronos de l’histoire hors combinaisons, sur 50 m (21.04) et 100 m (46.96, premier sous les 47 sec en tissu).

Huit médailles, du jamais-vu

Jamais avant lui un nageur n’avait raflé huit médailles en un seul rendez-vous mondial. À un an des JO-2020, le message est limpide.

«C’était une semaine très difficile, une partie de moi est très heureuse, et une autre a envie de pleurer parce que j’en suis venu à bout, avoue Dressel. C’est beaucoup de stress, regardez, j’en ai des boutons sur le visage.»

«Entre le stress qu’on ressent, la pression que je me mets moi-même... Je ne veux pas avoir l’air d’un bébé mais ces compétitions sont très éprouvantes physiquement», poursuit-il.

La dernière soirée de compétition dans le bassin coréen a été ponctuée d’autres premières.

En récoltant l’argent du 50 m, la Suédoise Sarah Sjöström (25 ans) est devenue la première nageuse à récolter cinq médailles en individuel en une seule échéance mondiale.

En dominant le 400 m 4 nages (4:30.39), la Hongroise Katinka Hosszu est elle devenue, à trente ans, la première nageuse à imposer cinq fois sa loi sur la même course individuelle. Seul Phelps, côté messieurs, a réalisé la même performance, sur 200 m papillon.

Et la toute dernière course, le 4x100 m 4 nages dames, a été ponctuée de deux records du monde : celui du relais, amélioré par les Américaines (3:50.40 contre 3:51.55), et celui du 100 m dos, raboté de près d’une demi-seconde par la toute jeune Regan Smith, première à casser la barre des 58 secondes (57.57 contre 58.00). A 17 ans, elle s’était déjà emparée de celui du 200 m dos deux jours plus tôt.

Lesaffre tremblante

L’Allemand Florian Wellbrock, sacré champion du monde du 1500 mètres (14:36.54), douze jours après avoir été couronné au bout du 10 km, devient lui le premier nageur à se parer d’or à la fois en eau libre et en bassin lors d’une même édition des Mondiaux.

Si Dressel aurait presque propulsé à lui seul les États-Unis en tête du tableau des médailles (14 or, huit argent, cinq bronze), une autre Américaine y a généreusement contribué : il s’agit de la cochampionne olympique en titre du 100 mètres, Simone Manuel, désormais double championne du monde en titre de la distance et nouvelle reine du 50 mètres (24,05), à bientôt 23 ans.

«J’aime bien me mettre le statut d’outsider, ça me permet de garder les pieds sur terre», explique Simone Manuel. AFP