L’entraîneur-chef Tim Hunter est d’avis qu’Équipe Canada doit améliorer son rendement en avantage et en désavantage numérique pour espérer continuer de gagner au Championnat mondial de hockey junior.

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VANCOUVER — L’entraîneur-chef Tim Hunter est d’avis qu’Équipe Canada doit améliorer son rendement en avantage et en désavantage numérique pour espérer continuer de gagner au Championnat mondial de hockey junior.

Le Canada demeure invaincu après avoir disputé deux matchs, face au Danemark et à la Suisse. Toutefois, les hommes de Hunter ont bien failli échapper la victoire jeudi après avoir alloué deux buts aux Suisses alors qu’ils avaient l’avantage d’un homme.

«Nos gars étaient à moitié endormis en désavantage numérique et c’est pourquoi [les Suisses] ont marqué», a reconnu Hunter vendredi matin.

Le Canada se classe présentement au sixième rang en désavantage numérique, derrière la République tchèque et la Russie — deux équipes que le pays hôte devra affronter en ronde préliminaire.

Chimie à trouver

«Je crois que plus nous allons travailler ensemble, plus nous allons trouver notre erre d’aller, a relaté le défenseur Ian Mitchell. C’est décidément un aspect de notre jeu que nous devons travailler, parce que pour espérer nous rendre jusqu’à la fin du tournoi, nous ne pouvons pas accorder des buts en avantage numérique comme nous l’avons fait.»

Hunter dit que son équipe travaille présentement sur son rendement en avantage numérique.

«Les gars tentent de trouver leur place et essaient de bâtir une chimie collective pour être capables de performer en avantage numérique», a expliqué l’entraîneur-chef.

Le Canada se classe au cinquième rang en avantage numérique, ne capitalisant que sur une seule de ses huit occasions lors des deux premières rencontres. Les Suédois se retrouvent au premier rang à ce chapitre, grâce à quatre buts inscrits en 11 tentatives.

Le défenseur Evan Bouchard a fait savoir que le Canada avait eu de bonnes occasions en avantage numérique, mais qu’il n’avait pas été capable de faire bouger la rondelle constamment.

«Je crois qu’avec le talent que nous avons, nous allons finir par être capables de marquer des buts», a admis l’espoir des Oilers d’Edmonton.

Néanmoins, il peut être frustrant de ne pas être en mesure d’inscrire des buts dans de pareilles circonstances, a reconnu Bouchard.

«Ce serait toutefois plus frustrant si nous n’avions aucune chance, a-t-il mentionné. Mais nous en avons, alors je crois que notre temps va venir.»

Même s’ils ont remporté leurs deux premiers matchs, dont une déconfiture de 14-0 infligée aux Danois mercredi, les athlètes canadiens savent qu’il y a encore beaucoup de pain sur la planche.

Malgré l’écrasante victoire face au Danemark, Hunter a dit à ses joueurs qu’ils n’étaient pas aussi bons que ce que leurs amis et leurs familles respectives laissaient entendre.

Place pour l’amélioration

«Nous n’avons pas été aussi bons que plusieurs personnes croyaient lors de ce premier match. Il y a beaucoup de place à l’amélioration, a mentionné Bouchard. Je crois que la chose la plus importante est de s’améliorer au cours des matchs. Les duels seront de plus en plus ardus.»

Le Canada se mesurera à la République tchèque samedi et affrontera la formation russe lundi, la veille du jour de l’An.

Les deux équipes sont composées de plusieurs espoirs de la LNH, dont l’attaquant tchèque Filip Zadina, qui a été repêché au sixième rang total par les Red Wings de Detroit lors du dernier encan de la LNH, et l’attaquant Grigori Denisenko, repêché au 15e rang total par les Panthers de la Floride.

Les Canadiens devront travailler davantage au fur et à mesure qu’avancera le tournoi, a stipulé Hunter.

«Je fais toutefois confiance à notre groupe, j’ai confiance en nos entraîneurs et nos joueurs et je crois fermement que nous allons nous améliorer», a dit l’entraîneur-chef.