Marco Donadel est l'un des nombreux joueurs de l'Impact à avoir raté au moins un match en raison d’un problème physique.

Miné par les blessures, l’Impact a le moral dans les talons

Sans s’en servir d’excuse, il est impensable de dire que les nombreuses blessures chez l’Impact n’ont pas eu de conséquences dans les performances de la formation montréalaise depuis le début de la saison.

L’infirmerie a commencé à se remplir dès le camp d’entraînement, alors qu’Anthony Jackson-Hamel, Kyle Fisher et Zakaria Diallo ont raté le début de la campagne. Depuis, Victor Cabrera, Rudy Camacho, David Choinière, Marco Donadel, Rod Fanni, Matteo Mancosu, Michael Petrasso, Ignacio Piatti et Jeisson Vargas ont tous raté au moins un match en raison d’un problème physique.

Rémi Garde et ses adjoints ont fait suer les joueurs pendant le camp, insistant sur la préparation physique en vue de la saison. Il réfute toutefois, au moins en partie avec raison, la théorie que certains joueurs pourraient peut-être avoir été surmenés et qu’ils en subissent présentement les conséquences.

«Rod a 36 ans et nous l’avons peut-être précipité un peu quand il est arrivé pour jouer, car nous avions déjà besoin de lui, a rappelé avec justesse Garde après la défaite de 1-0 contre le Galaxy de Los Angeles, lundi. Il en paie peut-être le contrecoup présentement. Il a aussi mentionné que le gazon synthétique est plus difficile pour lui, Marco aussi. C’est plus difficile pour les articulations et les muscles à un certain âge. Rudy, ce fut un contact. Victor Cabrera est le seul qui a fait toute notre préparation et qui a réellement subi une blessure musculaire. Du côté musculaire, Anthony n’a pas fait la préparation au complet avec moi. Je pense quand même qu’il y a certainement des choses à revoir et ça, c’est de mon domaine.»

De son côté, Petrasso, qui s’est blessé pendant un séjour avec l’équipe nationale du Canada, ne croit pas qu’il faut attribuer les nombreuses blessures au nouveau régime.

«C’est difficile à expliquer et ça paraît un peu aléatoire quand un gars s’échauffe et qu’il ressent quelque chose, a-t-il raconté. Il n’y a rien à faire. Nous faisons de la prévention et nous nous entraînons comme la plupart des équipes. Je crois qu’il s’agit simplement de malchance.»

Voyages et climat

Le gardien Evan Bush a offert une perspective un peu différente.

«Il n’est pas rare pour les joueurs étrangers, et c’est peut-être la même chose pour les entraîneurs, qu’ils sous-estiment le niveau nécessaire pour jouer dans cette ligue, a dit le vétéran âgé de 32 ans. Il y a beaucoup de longs voyages et le climat est différent de ce à quoi ils sont habitués. Ici, nous pouvons passer du froid au chaud et du gazon artificiel au naturel. Tout ça peut s’additionner et peut nécessiter une période d’adaptation avant qu’un joueur comprenne comment préparer son corps pour la semaine d’entraînement et le match.»

Face au Galaxy, le Bleu-blanc-noir ne comptait que quatre défenseurs de formation en uniforme, et le seul défenseur central était Camacho, qui est resté sur le banc. Donadel, qui n’avait pas joué depuis le 17 mars, et Jukka Raitala se retrouvaient au centre de Petrasso et Chris Duvall.

La bonne nouvelle pour l’Impact, c’est que Garde a mentionné que la blessure à Fanni ne devrait pas le garder sur la touche bien longtemps. La mauvaise nouvelle est que l’Impact a encaissé un troisième revers d’affilée contre le Galaxy et a perdu sept de ses huit derniers matchs pour sombrer dans les bas-fonds du classement dans l’Association de l’Est.

«La dernière chose que nous devons faire présentement, c’est regarder le classement, a dit Bush. Si nous le faisons, nous allons réaliser que nous avons une montagne à grimper. Même si c’est le cas, il faut approcher les matchs de manière individuelle. Comme on dit que lorsque l’on perd 4-0, on ne peut pas marquer un but de quatre points, c’est la même chose présentement. Nous n’allons pas gagner 10 points d’un coup. Il faut y aller un ou trois points à la fois.»

Même son de cloche du côté de Petrasso, alors qu’une victoire ferait du bien au moral des troupes.

«Oui, c’est difficile pour l’instant, a-t-il reconnu. Quand vous perdez autant de matchs, ce n’est pas bon pour la confiance. Mais nous avons un autre match samedi prochain. Nous avons besoin d’une victoire et de partir sur une lancée. Peut-être que nous avons le moral dans les talons, mais une seule victoire pourrait suffire pour changer l’état d’esprit.»

L’Impact aura l’occasion de retrouver le sentier de la victoire samedi, quand il rendra visite au Minnesota United.