Trente-cinquième à l'ATP, Milos Raonic a eu raison de la deuxième tête d'affiche en une heure et 36 minutes.

Milos Raonic passe en finale à Stuttgart

STUTTGART, Allemagne — Le Canadien Milos Raonic a surpris le Français Lucas Pouille 6-4 et 7-6 (3), samedi, atteignant ainsi la finale de la Coupe Mercedes.

Il y sera confronté au Suisse Roger Federer, victorieux en trois sets devant Nick Kyrgios, de l'Australie.

Raonic a battu le champion en titre Pouille en une heure et 36 minutes. Trente-cinquième à l'ATP, Raonic a eu raison de la deuxième tête d'affiche.

«C'est un très beau pas en avant, dit l'Ontarien. Je joue bien cette semaine, je suis satisfait. J'ai ramené mon jeu à un haut niveau. Espérons que ça va continuer dimanche.»

Raonic a gagné ses trois matches en carrière face à Pouille, la 17e raquette du tennis masculin.

Le tennisman de Thornhill a prévalu 19-7 pour les as, en plus de signer le seul bris de la rencontre.

Federer a défait Kyrgios 6-7 (2), 6-2 et 7-6 (5).

Federer a prévalu sur un revers, à sa première balle de match. Le résultat va redonner le sommet de l'ATP au vétéran de 36 ans, lors du prochain classement.

Federer a mérité les deux bris du match, gagnant aussi 85 % des points disputés sur ses premières balles. Kyrgios a obtenu 23 as, mais il a aussi commis huit doubles fautes.

Le Suisse dispute un premier tournoi depuis 11 semaines.

Raonic est en quête d'un premier titre depuis 2016 (Brisbane). Sa fiche en carrière contre Federer est 3-10. Ils ont croisé le fer le plus récemment à Wimbledon l'an dernier, un match gagné en trois sets par le Suisse, en quart de finale.

«Le plus important sera de me concentrer sur mon jeu», a dit Raonic, au sujet de la finale de dimanche.

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AU TOUR DE FEDERER D'ÊTRE NO 1

PARIS — Le chassé-croisé se poursuit au sommet du tennis mondial. Roger Federer, qualifié pour la finale de Stuttgart pour son retour sur le circuit, va s'y réinstaller lundi, pour une 310e semaine record, aux dépens de Rafael Nadal.

Mi-février, le champion suisse aux 20 couronnes en Grand Chelem était devenu à 36 ans et six mois le joueur le plus âgé à s'installer dans le fauteuil de no 1 mondial, depuis la création du classement ATP il y a 45 ans. Ca faisait alors plus de cinq ans qu'il n'avait plus été dans cette position (novembre 2012), et l'accomplissement venait couronner un retour épatant au plus haut niveau après une longue coupure de six mois en 2016.

Surpris dès son entrée en lice à Stuttgart la saison dernière, Federer, qui accusait cent points de retard sur Nadal, fraîchement sacré pour la onzième fois à Roland-Garros dimanche, devait au moins atteindre la finale pour combler l'écart. C'est chose faite, grâce à sa victoire en trois sets serrés face à l'Australien Nick Kyrgios (6-7 (2-7), 6-2, 7-6 (7-5)), samedi en demi-finales. Lundi, c'est lui qui mènera la danse d'une courte tête : de 150 points en cas de titre, de 50 en cas de défaite.

Chassé-croisé au sommet

Depuis le début de la saison, les deux ogres du circuit, qui se sont partagé les six derniers tournois du Grand Chelem, ne cessent de se déloger l'un l'autre du fauteuil de no 1.

Sacré à l'Open d'Australie puis à Rotterdam, Federer s'en est emparé le 19 février pour quatre semaines. Puis Nadal, sans jouer, a repris les commandes début avril, en profitant du revers d'entrée du Suisse à Miami. Scénario inversé mi-mai, le temps d'une semaine seulement, quand le Majorquin de 32 ans a payé sa défaite à Madrid (contre Thiem en quarts de finale), alors que son rival faisait l'impasse sur la saison sur terre battue.

Ce chassé-croisé pourrait se poursuivre dans les semaines et les mois à venir. Avec l'ouverture de la saison sur gazon, c'est désormais le Bâlois qui a le plus à perdre, avec les points de ses titres à Halle et, surtout, à Wimbledon (2-15 juillet) à défendre. «Rafa», lui, qui a donné samedi le départ des 24 Heures du Mans, a renoncé au Queen's, comme en 2017, mais s'était arrêté en huitièmes de finale de Wimbledon il y a un an (battu par Muller en cinq sets).

En attendant, à 36 ans et 10 mois désormais, Federer ajoute une 310e semaine record à son règne inégalé, plus de 14 ans après sa première apparition sur le trône du tennis mondial (2 février 2004).

Avant son retour sur les courts allemands cette semaine, le champion suisse, au palmarès riche de 97 titres, s'était octroyé une pause de près de trois mois et avait zappé la saison sur ocre. Un pari déjà opéré la saison précédente, qui s'était alors avéré payant. AFP