La saison d'IndyCar commence le 30 mars et Mikaël Grenier, de Stoneham, n'a pas encore réuni la somme lui permettant de prendre part à toutes les épreuves.

Mikaël Grenier cherche toujours les fonds nécessaires pour sa saison

Mikaël Grenier ambitionne toujours de courser en IndyCar cette saison. Et un volant au sein de l'écurie K V Racing Technology est toujours disponible pour lui. Mais malgré ses efforts, il n'a toujours pas réussi à réunir la somme qui lui permettrait de participer à toutes les épreuves du calendrier 2014. Et le temps presse : la première course est prévue le 30 mars à Saint-Pétersbourg.
«L'équipe a quand même fait un bon bout de chemin pour défrayer une partie de la somme nécessaire pour me permettre de courir cette année», a indiqué le pilote de 21ans de Stoneham. «Mais je dois fournir ce qui manque. En course automobile, peu importe la série, que ça soit en IndyCar et même en Formule1, quand tu es une recrue, il faut que tu apportes avec toi une partie du budget.
«Et au Québec, la culture de la course automobile n'est pas la même qu'aux États-Unis. Ce n'est donc pas facile de trouver de l'argent compte tenu des conditions actuelles et du délai que j'ai. Car quand on rencontre des gens, on ne veut surtout pas les bousculer.
«La bonne nouvelle, c'est que je suis quand même en meilleure position que j'étais il y a un an. Nous avons vraiment fait un grand pas par en avant. Il y a beaucoup de personnes qui sont impliquées avec moi présentement et qui travaillent pour me permettre de compétitionner cette année... ou l'année prochaine. Et pour la première fois de ma vie, il y a des gens qui m'ont approché pour me donner de l'argent. Il y a donc beaucoup de positif et nous sommes en bonne position sur le long terme.»
6 millions $ par voiture
Discret sur la somme qu'il doit amasser afin d'avoir un volant chez K V Racing Technology - une information confidentielle qu'il ne peut révéler -, Grenier s'est contenté de dire qu'une saison en série IndyCar coûtait environ 6millions $ par voiture. Mais parce que les propriétaires de la série tiennent à lui, ils lui ont promis de l'aider à trouver des commanditaires pour la campagne 2015 au courant de l'été si jamais il devait renoncer à courser cette année faute de moyens financiers.
Même s'il espère toujours prendre part à toutes les épreuves de la saison, Grenier pourrait opter pour courir seulement lors d'épreuves bien précises, soit sur les circuits routiers.«Ça serait l'idéal si je ne peux pas faire toutes les courses. Mais la première épreuve s'en vient vite. Et il faudrait faire des essais avant. Ça ne serait pas évident.
«C'est certain que faire quelques courses dans l'année, ça peut être intéressant. Mais en même temps, il faut les faire dans de bonnes conditions. Si je prends part à huit épreuves cette année, mais que c'est avec une troisième voiture, ce ne sera pas l'idéal. Quand on participe à des courses, il faut avoir les bons outils pour pouvoir bien les faire.»
Même si sa carrière n'avance pas au rythme qu'il aurait souhaité, Grenier demeure toujours aussi passionné et motivé. En plus de multiplier les rencontres afin de trouver des commanditaires, il travaille assidument avec son coach, Marc Sauvestre, en plus de s'entraîner au Club Avantage Multisports aussi sérieusement qu'il le ferait s'il était assuré de prendre le départ de la première épreuve de la saison à Saint-Pétersbourg. «Je vais être prêt si jamais l'opportunité de courir se présente», a-t-il lancé.