La perchiste Mélanie Blouin est maintenant prête pour de nouveaux défis. Dans trois mois, elle complétera son baccalauréat en nutrition. 

Mélanie Blouin prend sa retraite

Ennuyée par de sévères douleurs aux pieds, la perchiste Mélanie Blouin a annoncé sa retraite, lundi. La détentrice du record québécois (4,50 mètres), athlète olympique à Londres en 2012, souffre d'une condition qui provoque de l'arthrose.
La femme de 26 ans assure malgré tout être en paix avec cette nouvelle. La douleur la tenaille depuis plusieurs mois et le long processus des consultations médicales l'a tranquillement préparée à l'inévitable.
N'empêche qu'elle doit dire adieu à son sport adoré, celui qui l'a fait voyager, qui a changé sa vision de la vie. Lorsqu'on lui demande si elle s'en ennuiera, sa réponse est belle : «Peut-être un peu. Mais je pense que je vais m'en rappeler avec un sourire et non avec des larmes.»
Malheureusement, Blouin a été abonnée aux blessures pendant sa carrière. Après les Jeux olympiques de Londres, elle a souffert d'une commotion cérébrale, d'une déchirure du biceps et d'une contusion osseuse au gros orteil.
Ce sont finalement des synostoses astragalo-calcanéennes dans ses deux pieds qui auront le dernier mot. Ses os sont trop rapprochés, ce qui rend son articulation moins mobile. Cette condition l'a d'ailleurs forcée à déclarer forfait lors des derniers championnats canadiens, qui servaient aussi de sélection olympique pour Rio. L'opération sera peut-être nécessaire un jour. Mais d'ici là, elle traite son mal aux antiinflammatoires et à la cortisone. En plus de la douleur, pratiquer la course et les sauts pourrait aggraver son état.
L'été 2015
Parmi ses faits d'armes, il y a ces trois championnats canadiens universitaires, de 2011 à 2013. Et bien sûr cette 19e place à Londres, en 2012, alors qu'elle était devenue la première membre active du Rouge et Or à participer aux Jeux olympiques. Même si elle a apprécié ce temps avec l'élite mondiale du sport, elle choisit l'été 2015 comme son plus beau moment en carrière. Bonheur et bons résultats y sont venus de pair. C'est là, entre autres, qu'elle a établi cette marque québécoise qui tient toujours.
«Des fois, on a les plus beaux moments dans les petites choses de la vie. C'est pas parce que c'est gros que ça fait un gros moment», explique-t-elle, en réponse à notre surprise de ne pas l'entendre nommer les JO comme clou de sa carrière. 
Blouin est maintenant prête pour de nouveaux défis. Dans trois mois, elle complétera son baccalauréat en nutrition.