Le Canada a fait bonne figure lors du Championnat du monde de hockey subaquatique.

Médaille canadienne et succès québécois au Mondial de hockey subaquatique

Le Championnat du monde de hockey subaquatique a pris fin samedi, à Québec. Neuf jours à patauger au fond de la piscine de l’Université Laval pour en émerger avec une domination de la Nouvelle-Zélande et une médaille pour le Canada.

«Ça s’est vraiment très bien déroulé. Les participants ont souligné la qualité des installations au PEPS et notre service de diffusion vidéo en ligne gratuit», a affirmé Marie-Renée Blanchet, présidente du comité organisateur local pour ce 20e Championnat de hockey de la Confédération mondiale des activités subaquatiques (CMAS).

Pour se concentrer sur son rôle de défenseure au sein de l’équipe canadienne féminine, Blanchet avait remis les clés de l’organisation pendant l’événement à son collègue Yvan Dionne et aux gens de la CMAS.

Elle gardait donc davantage sur le cœur la décevante huitième position de sa troupe sur 13 équipes, après que les Canadiennes soient passées à une goutte de causer LA surprise du tournoi et d’éliminer les Néo-Zélandaises en quart de finale. Elles ont plutôt encaissé deux buts dans les deux dernières minutes de jeu pour s’incliner 4-1 contre les éventuelles championnes du monde.

«On a été l’équipe qui leur a donné le plus de fil à retordre avant la finale», regrettait-elle encore au lendemain du dernier match de son équipe et quelques minutes avant de passer sur la table du tatoueur avec ses coéquipières, question de rendre l’expérience indélébile.

Les joies canadiennes sont venues des équipes de 35 ans et plus, avec surtout la médaille de bronze de ses maîtres masculins. Une belle victoire de 3-0 sur les Britanniques en petite finale samedi matin a permis à Simon Lévesque, Dave Hamel, Éric Pelletier et Simon Gakwaya, de la région de Québec, de célébrer devant leurs familles et amis. La catégorie comptait neuf formations.

Les femmes maîtres canadiennes ont pour leur part perdu le match pour le bronze 5-0 au profit des Colombiennes, terminant quatrièmes sur six équipes, tandis que les hommes élites n’ont pu faire mieux qu’une neuvième position sur 14.

La Nouvelle-Zélande a triomphé dans les deux catégories élites, les femmes arrachant la finale 5-4 en deuxième prolongation sur mort subite aux dépens des Anglaises. Soulignons les trois médailles de la France avec son doublé doré chez les maîtres et l’argent chez les hommes élites.

Il y a deux ans, lors du précédent Mondial tenu en Afrique du Sud, l’Australie avait raflé trois titres sur quatre. Elle doit cette fois se consoler avec sa seule médaille, en argent, chez les femmes maîtres.

En comptant les six jours de préparation qui ont précédé les 272 matchs officiels disputés dans le tournoi, on parle au total de près de 225 heures passées dans l’eau par plus de 500 joueurs des 42 équipes en provenance de 16 pays sur deux semaines.

Le prochain Championnat du monde de hockey subaquatique de la CMAS aura lieu en 2020, à Brisbane en Australie. Blanchet devrait s’y rendre, mais cette fois comme membre de l’équipe canadienne féminine des maîtres. Elle compte cinq participations chez les élites. La femme de 41 ans travaille comme chercheuse en pneumologie à l’hôpital Laval et comme professeure à l’université, en plus d’être entraîneuse au sein du club de nage synchronisée Québec Excellence Synchro.

Elle préside aussi le club local Hockey subaquatique Québec, qui offrira en septembre des séances pour débutants et des essais gratuits où l’on fournit tout l’équipement, sauf le maillot de bain, bien sûr. La page Facebook du club s’avère le lien le plus simple.