L'Irlandais Graeme McDowell est de retour cette semaine dans son coin de pays alors qu'il arpentera les allées du Royal Portrush dans le cadre de l’Omnium britannique.

McIlroy, pas le seul à se sentir chez lui à l'Omnium britannique

PORTRUSH, Royaume-Uni — Même si le 148e Omnium britannique sera le premier à se dérouler chez Rory McIlroy, en Irlande du Nord, en 68 ans, et que le golfeur vedette fait partie des favoris pour s’emparer de la Claret Jug, il n’a pas l’impression d’être le centre d’intérêt.

Après tout, il n’est pas le seul golfeur du coin à retenir l’attention des Irlandais du Nord. À l’entrée du club de golf Rathmore, tout juste à côté d’une affiche qui propose des parapluies à vendre lors des journées pluvieuses, se trouve une réplique du trophée de l’Omnium des États-Unis remporté par l’un des enfants chéris du club à Pebble Beach en 2010.

Une impressionnante toile de Graeme McDowell est suspendue à proximité du bar, au cas où quelqu’un demanderait aux clients habituels de ce club plus modeste que le Royal Portrush où le vétéran jouait jadis avec son père.

C’est à cet endroit que des amis et des partisans se sont réunis jusqu’aux petites heures du matin pour célébrer la seule conquête d’un titre majeur de McDowell, après y avoir fait pénétrer de l’alcool illégalement puisque l’heure de fermeture de l’établissement était passée depuis belle lurette.

L’enfant chéri est de retour cette semaine, et il arpentera les allées du Royal Portrush dans le cadre de l’Omnium britannique. Les membres du club de golf Rathmore l’encourageront sans réserve puisqu’ils veulent absolument qu’il décroche un autre titre du grand chelem chez lui, devant les siens.

«Si nous obtenons le résultat que nous voulons dimanche, alors nous pourrions devoir garder l’établissement ouvert jusqu’en octobre, a déclaré Robb Doherty, un ex-détective à la retraite, maintenant le trésorier du club de golf. Graeme, c’est l’histoire d’un petit garçon de la classe ouvrière qui s’est frayé un chemin jusque dans l’élite, en combinant le talent et le travail acharné.»

Mais le véritable héros du coin est sans contredit McDowell. Fils d’une enseignante, il a développé son talent au club de golf Rathmore avant de le peaufiner sur les allées du Royal Portrush.

Quant aux attentes du principal intéressé, elles vont bien au-delà du seuil de qualifications pour les deux dernières rondes. «Si je peux connaître un bon début de ronde demain, trouver mon rythme, et me retrouver au cœur de la lutte pendant le week-end, alors ce serait assez cool d’arpenter les allées dimanche, a-t-il confié. C’est l’objectif, et j’ai hâte de voir comment les choses se dérouleront.»