Après trois matchs à l’aile gauche, Max Domi reprendra sa place au centre du deuxième trio du Canadien, samedi face aux Rangers.

Max Domi: une expérience peu concluante à l'aile

BROSSARD — L’expérience à l’aile gauche de Max Domi n’a pas été très concluante et l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, n’a pas perdu temps pour réagir.

Nick Suzuki et Domi vont se partager les responsabilités comme joueur de centre du deuxième trio de la formation montréalaise, un peu comme Domi le faisait quand il jouait avec Andrew Shaw la saison dernière.

«Le droitier peut prendre les mises en jeu du côté droit et je vais prendre les mises en jeu de mon côté. De plus, le premier joueur en repli peut appuyer les défenseurs dans le fond de la zone, a expliqué Domi. Ça permet de développer une belle complicité entre deux joueurs qui peuvent jouer à l’aile ou au centre.»

Domi a admis que ça avait été un gros changement d’être placé à l’aile gauche pour une première fois depuis son arrivée avec le Canadien, samedi dernier, face aux Devils du New Jersey. Après trois rencontres, trois défaites, Julien a reconnu que Domi avait avantage à jouer au centre.

«Il a joué la majorité de sa carrière à l’aile, il y avait zéro frustration de ce côté-là, a insisté Julien. C’est nous qui, en regardant ça, avons réalisé qu’il n’est pas capable d’exploiter la vitesse que, dans le passé, il nous donnait.

«De ce que j’ai vu, il est meilleur au centre qu’à l’aile. Nous le mettons dans une position pour avoir du succès. Nick Suzuki a aussi connu du succès à l’aile. Ça ne veut pas dire qu’on ne le reverra pas au centre.»

Même avant d’être muté à l’aile, Domi connaissait déjà des moments plus difficiles. Il avait été limité à un but et une aide en neuf parties, puis a récolté seulement une aide en trois rencontres à l’aile.

«Il n’y a pas de doute que je peux en faire plus. C’est mon but, a admis Domi. Je ne produirai pas à tous les matchs. Je sais qu’il y aura des périodes plus sombres, des léthargies. Ça fait partie du hockey. Je dois trouver des façons pour m’en sortir.»

Artturi Lehkonen complétait le trio de Domi et Suzuki à l’entraînement, vendredi matin.

L’unité de Phillip Danault est demeurée inchangée, alors qu’il se retrouvait au centre de Tomas Tatar et Brendan Gallagher. Jesperi Kotkaniemi était entouré de Charles Hudon et Joel Armia, tandis que Jordan Weal a été relégué au sein du quatrième trio, à la droite de Nick Cousins et Nate Thompson.

Hudon sur l’avantage numérique

Hudon s’est aussi retrouvé au sein de l’avantage numérique. Il n’a pas touché la cible en trois parties avec le Canadien cette saison, mais avait inscrit neuf buts en 17 rencontres avec le Rocket de Laval au cours des dernières semaines.

«Même si Charles a commencé la saison à Laval, nous avons toujours su qu’il est un franc-tireur, qu’il est capable de marquer des buts, a mentionné Julien. C’est dans ces situations-là, qu’il est à son meilleur. Donc nous l’avons mis dans une situation pour qu’il ait du succès.»

Hudon, qui avait eu de la difficulté à accepter sa rétrogradation dans la Ligue américaine au terme du camp, n’est pas encore prêt à crier victoire. Il est très bien placé pour savoir à quel point la situation d’un joueur peut changer rapidement dans le monde du hockey.

L’attaquant natif d’Alma avait bien fait en 2017-18 avec une récolte de 10 buts et 20 aides en 72 matchs. Il a ensuite perdu la faveur de son entraîneur l’hiver dernier et a finalement été laissé de côté lors des 22 derniers matchs.

«Comme on dit, pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Donc si Claude ne me parle pas, ça va bien», a dit Hudon, quand il a été questionné à savoir s’il sentait avoir gagné la confiance de son entraîneur.

Le défenseur Mike Reilly va remplacer Brett Kulak à la gauche de Cale Fleury, samedi, face aux Rangers de New York. Alors que l’entraîneur du Tricolore souhaite relancer son offensive, Julien a noté que Reilly avait de meilleures aptitudes que Kulak pour appuyer l’attaque.

Julien espère donc avoir apporté les ajustements nécessaires pour aider le Canadien à mettre un terme à sa première série de revers de trois rencontres cette saison.

«Notre message aux joueurs est qu’il ne faut pas se décourager, a affirmé Julien. Il ne faut pas dramatiser la situation, mais il faut réagir.

«Nous avons perdu trois matchs de suite et le match de demain [samedi] est important. Mais il ne faut pas commencer à paniquer, parce que nous ne jouons pas du si mauvais hockey que ça», a résumé Julien.