Le joueur de ligne défensive du Rouge et Or de l’Université Laval, Mathieu Betts, prend son rôle de vétéran au sérieux. Il n’a pas apprécié regarder la finale de la Coupe Vanier en 2017.

Mathieu Betts: l’année de la maturité

Pour bien des footballeurs, la quatrième saison dans les rangs universitaires est synonyme de maturité. Mais pour Mathieu Betts cette qualité n’a pas attendu aussi longtemps avant de se manifester chez lui. Choisi recrue de l’année au Canada en 2015, il a ensuite été élu meilleur joueur de ligne au pays en 2016 et la saison dernière, il a toujours, depuis ses débuts avec le Rouge et Or, joué avec l’aplomb d’un vétéran.

«J’en ai plus définitivement plus derrière moi que devant», mentionne le numéro 9 lavallois. Mais c’est ça la beauté du football universitaire. Et c’est sûr que mon rôle en soi sur le terrain ne changera pas en dépit du fait que je suis maintenant un vétéran. Je reste un ailier défensif du côté fort et j’ai un travail à faire.

«Mais on est une gang à être entrés ensemble en 2015. On est un beau noyau de joueurs qui se tient et qui a un bagage d’expérience, L’objectif, notre fierté en tant que vétérans, c’est de faire en sorte que les gars de première année s’adaptent et s’intègrent le plus rapidement possible. Je pense que ç’a été prouvé dans le passé qu’il y a beaucoup de joueurs qui peuvent contribuer aux succès de l’équipe, peu importe le nombre d’années d’expérience qu’ils ont avec le club.»

Selon Betts, le camp d’entraînement est une période cruciale. C’est pendant celui-ci que les formations peuvent vraiment progresser en tant qu’équipe, progression qui est plus difficile à faire quand la saison est commencée et que les équipes doivent se préparer chaque semaine pour affronter un adversaire différent. «Il faut essayer donc de créer une cohésion le plus rapidement possible de manière à être prêts pour le premier match contre Guelph [samedi].»

Même si la prochaine campagne sera importante pour lui au niveau personnel, le vétéran joueur de ligne n’y pense pas. Il avait tout simplement hâte que le camp prenne son envol et il était très heureux de sauter sur le terrain vendredi matin. «Même si collectivement parlant, nos objectifs sont super grands cette, je suis loin de penser au premier match et encore moins aux séries. En ce moment, je pense à la prochaine pratique. Je crois qu’il faut profiter de chaque moment sur le terrain avec mes coéquipiers. C’est vraiment ça que j’essaie de faire.

«Évidemment, je veux aussi avoir les meilleures performances possibles sur le terrain et emmener les autres joueurs à s’améliorer pour collectivement on puisse présenter la meilleure équipe possible cet automne.»

Défaite difficile

Betts n’a pas caché que les joueurs ayant vécu la défaite lors de la en finale de la Coupe Vanier 2017 avaient beaucoup appris. Mais selon lui, ce revers n’avait pas laissé de traces parce que l’édition 2018 du Rouge et Or était une nouvelle équipe qui devait faire ses preuves. 

«Peu importe ce que l’on a accompli avant, ça ne compte plus quand le camp d’entraînement commence. Notre défaite face aux Mustangs ne change rien à l’atmosphère du camp de cette année. Quand on a sauté sur le terrain ce matin [vendredi], on était à la case zéro. Demain, on sera à la case un, le but étant de se rendre jusqu’à la énième case, la dernière pour jouer la dernière partie de la saison qui sera ici au PEPS en novembre. «Mais ça, c’est l’objectif chaque année. Il pourrait être à Winnipeg ou à Hamilton, c’est à cette dernière case que l’on veut être. On veut placer tranquillement les briques pour avoir la meilleure équipe possible et essayer de faire en sorte qu’il y ait le plus de gars possible qui contribuent à faire de l’édition 2018 du Rouge et Or une équipe championne à la fin de l’année.»

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GRANDES ATTENTES, MÊMES OBJECTIFS

Le fait que le match de la Coupe Vanier soit disputé à Québec et que les partisans de l’équipe auront de grandes attentes pour leurs favoris ne changera en rien les objectifs à court et à long terme des joueurs, insiste Betts. «On est évidemment choyés d’avoir à Québec le support de la communauté étudiante, mais aussi, celui de la ville au complet, explique le joueur de ligne défensive. Donc, tant mieux si leurs attentes sont élevées. Mais je pense que c’est tout le temps ça. 

«Comme moi, il y a une partie du noyau de vétérans de l’équipe qui étaient ici en 2015. La Coupe était à Québec. Et on ne s’est pas rendus là. Moi, j’avais écouté le match de la maison et j’avais entendu les feux d’artifice à la fin de la partie. C’est sûr que c’est pas une situation que je veux revivre.»