Le 7 avril, Éric Martel-Bahoéli fera ses adieux à ses fans québécois alors qu’il sera confronté au Mexicain Hector Aguilar. Le poids lourd de Québec n’a pas remporté de combat depuis 2015.

Martel-Bahoéli face à un Mexicain pour ses adieux

EXCLUSIF / Pour son dernier vrai combat en carrière, le boxeur poids lourd de Québec Éric Martel-Bahoéli affrontera un Mexicain, Hector Aguilar.

Un compatriote des adversaires de Clovis Drolet et de Vincent Thibault, les deux autres boxeurs locaux qui se produiront sur la carte du 7 avril présentée au Centre Vidéotron.

Le Soleil a appris que Martel-Bahoéli (11-7-1, 7 K.-O.) se mesurera à Aguilar (7-3, 5 K.-O.), Drolet (5-0, 3 K.-O.) à Sergio de Leon (7-2, 1 K.-O.) et Thibault (3-0, 1 K.-O.) à Noe Barreras (1-0, 0 K.-O.). Le promoteur de la soirée, Eye of the Tiger Management, avait déjà annoncé que la finale opposera le poids lourd trifluvien Simon Kean (13-0, 12 K.-O.) pour le titre intercontinental IBO à Ignacio Esparza (21-2, 14 K.-O.), un autre Mexicain.

C’est donc une fiesta mexicaine qui s’annonce pour les adieux de Martel-Bahoéli à ses partisans du Québec, le pugiliste de 36 ans n’ayant pas mis une croix sur un retour dans le ring en Côte d’Ivoire, le pays de son père.

Outre sa fiche et sept victoires consécutives amassées de 2014 à 2016, ce que Martel-Bahoéli connaît d’Aguilar, 31 ans, passe par Mladen Miljas. L’Ontarien a passé le K.-O. à Auguilar en 1:45 l’été dernier, avant de soutirer le titre canadien des lourds à Dillon Carman en deux rounds, en décembre. Ce même Carman qui, en 2014, était venu à bout de Martel-Bahoéli en sept rounds épiques marqués par sept chutes au plancher.

«Ma préparation va super bien. J’arrive justement de mettre les gants avec Simon [Kean], à Trois-Rivières. Et j’y retourne jeudi», a affirmé le colosse de 6’3” et de 250 livres, mardi soir, joint pour recueillir ses impressions sur Aguilar.

Pas pour l’argent

«Je me sens d’attaque», résume encore celui qui avait déjà annoncé sa retraite à la suite d’une cuisante défaite subie en février 2016. Avant de se raviser au grand dam de sa mère et de son entraîneur. Sans avoir confirmé sa présence dans le coin le 7 avril, François Duguay le suit pas à pas au gymnase. Ils s’appellent chaque jour.

Martel-Bahoéli ne le fait pas pour l’argent. Son emploi d’agent d’intervention au Centre jeunesse de Québec s’avère plus payant. La boxe, il fait ça pour lui. Et la bourse n’est pas très substantielle, confirme-t-il, un peu comme ce qu’il faisait à sa mi-carrière.

Une fraction du prix de vente de chaque billet qu’il vend pour cette soirée atterrit par contre dans ses poches. Pendant sa conversation téléphonique avec Le Soleil, un «ding» sonore indiquait la réception d’un message texte, à l’autre bout des ondes.

«Tiens! C’est justement un de mes chums qui me prend 11 billets. J’en ai un qui m’en a pris 18, un autre sept. Je suis agréablement surpris que les gens viennent m’encourager comme ça sans savoir contre qui je me bats.» Maintenant, ils savent. 

Mercredi soir, il effectuera la mise au jeu officielle au match des Remparts avec Kean et Thibault. Martel--Bahoéli n’a pas gagné depuis 2015 et revendique une seule victoire à ses six derniers combats.

En plus de lui, Kean, Drolet et Thibault, les amateurs devraient voir sur cette carte Mathieu Germain (13-0, 7 K.-O.), Kim Clavel (2-0, 0 K.-O.), Ariane Goyette (débuts pros), Andranik Grigoryan (4-0, 1 K.-O.) et Nurzat Sabirov (4-0, 4 K.-O.).