Le boxeur québécois Éric Martel-Bahoéli se frottera à Faisal Ibnel Arrami à Toulon, dimanche, pour le titre de la WBC francophone des poids lourds.

Martel-Bahoéli en France

En «top shape», près de 20 livres plus léger qu'il y a deux mois, Éric Martel-Bahoéli s'est envolé vers la France, mercredi après-midi, en vue de son combat pour le titre de la WBC francophone des poids lourds, dimanche.
À l'image de Kevin Bizier pour son championnat du monde en Angleterre la veille, Martel-Bahoéli (11-5, 7 K.-O.) se retrouvera sur le terrain de jeu de son adversaire. Faisal Ibnel Arrami (17-5, 10 K.-O.) est un résident de Toulon, où aura lieu le combat. «Je n'ai rien à perdre. Je n'ai personne à essayer d'impressionner», analyse le boxeur de Québec. À part les juges, bien entendu.
Entraîné pour la distance
Car même si un knock-out n'est évidemment pas exclu, Martel-Bahoéli s'est entraîné pour la distance. Le combat est prévu pour 12 rondes. Le Français, champion de l'Hexagone des lourds-légers en 2011, aime «rentrer à l'intérieur», se battre à proximité de son adversaire, a expliqué le Québécois au Soleil, quelques heures avant son départ.
La stratégie du visiteur visera entre autres à bloquer les attaques de son vis-à-vis, beaucoup plus léger que lui. Du haut de ses 6'3'', Martel-Bahoéli fait osciller la balance à 255 livres.
Une victoire dimanche le propulserait dans le top 15 mondial. Elle lui permettrait peut-être d'obtenir le soutien d'un promoteur. Et de rêver à un éventuel combat de championnat du monde.
Même s'il a 34 ans, Martel-Bahoéli rejette l'idée de retraite en cas de défaite. «Je ne pense pas que ce serait la fin de ma carrière», dit-il. «Je suis encore classé deuxième au Canada. Je viserais un championnat canadien.»
Il est accompagné en France par ses deux «coachs adjoints» et partenaires de gymnase, Maxime Simard et Jérôme Arnould. Ce dernier, un Français, s'est déjà battu en combat de championnat du monde. En juin 2007, il s'est incliné devant Volodymyr Sydorenko dans un duel pour le titre WBA des poids coqs. Une expérience dont compte profiter le Québécois.
Ça fera un an jour pour jour, dimanche, que Martel-Bahoéli ne s'est pas battu. Le 27 mars 2015, il avait vaincu Samer Barakat par décision unanime à Montréal.