Mark Messier est conscient que le hockey a beaucoup changé depuis son époque et demeure clément envers les Oilers, qui n’ont participé aux séries de fin de saison qu’une seule fois depuis leur dernière présence en finale de la Coupe Stanley, en 2006.

Mark Messier dans Charlevoix: toujours le hockey dans le sang

Même s’il ne chausse les patins que quelques fois par année pour des événements caritatifs, l’ancien joueur de centre de la LNH Mark Messier a toujours le hockey dans le sang. Celui qui vient de célébrer son 58e anniversaire ne dirait d’ailleurs toujours pas non à un poste d’entraîneur ou de directeur général dans la Ligue nationale si les circonstances étaient bonnes.

«Aujourd’hui, je suis plutôt occupé à être un papa pour Douglas (15 an) et Jacqueline (13 ans), mais, ans les bonnes circonstances, oui, j’analyserais l’opportunité. Car pour réussir dans un tel poste, tu dois être entouré des bonnes personnes», explique celui qui a entraîné ses fils et ses neveux au hockey mineur pendant de nombreuses années en plus de diriger Équipe Canada à la Coupe Spengler et à la Coupe des nations de hockey sur glace en 2010. «Dans des postes comme ceux-là, c’est important de bien comprendre la psychologie des joueurs et comment communiquer avec eux. Tout le monde est différent et il faut s’adapter à chacun», explique en entrevue avec Le Soleil celui qui prend part à la Classique hivernale Bauer 2019 à l’Aréna de Baie-Saint-Paul vendredi et à l’Aréna de Clermont samedi.

On sent également que l’ancien numéro 11, qui a porté les couleurs des Oilers d’Edmonton, des Rangers de New York et des Canucks de Vancouver, est demeuré très attaché à sa première équipe de la LNH où il a évolué aux côtés des Wayne Gretzky, Jari Kurri, Paul Coffey et Grant Fuhr. «Tu sais, mon neveu Luke Esposito évolue dans la Ligue Américaine avec les Condors de Bakersfield. C’est l’équipe-école des Oilers et je suis bien fier qu’il fasse partie de cette organisation. Il comprend très bien toute l’histoire qu’il y a derrière cette équipe», fait-il remarquer.

Beaucoup de changement

En même temps, Messier est conscient que le hockey a beaucoup changé depuis son époque et demeure clément envers les Oilers, qui n’ont participé aux séries de fin de saison qu’une seule fois depuis leur dernière présence en finale de la Coupe Stanley, en 2006. «Ce n’est pas facile. La LNH est une ligue vraiment difficile, surtout avec 31 équipes et bientôt 32. Ce n’est pas évident de faire les séries et même un joueur de talent comme Connor McDavid ne peut faire ça à lui seul.»

«Le hockey est toujours un sport très excitant et très rapide, mais je dirais qu’aujourd’hui, tu vas voir plus de talent réparti à travers tout l’alignement d’une équipe. Également, le conditionnement physique est meilleur et les méthodes d’entraînement sont meilleures. Cependant, je crois que la plus grande différence entre le hockey d’hier et celui d’aujourd’hui se situe au niveau des gardiens de but. C’est manifestement la position où il y a eu le plus d’amélioration au fil des années», reprend Messier.

Messier répète aussi que le Québec, et particulièrement la ville de Québec, a toujours une place particulière dans son coeur. «Mon premier match chez les professionnels (avec les Racers d’Indianapolis de l’Association mondiale), je l’ai joué à Winnipeg contre les Jets, mais le deuxième, c’est au Colisée que je l’ai joué, contre les Nordiques. J’ai toujours aimé les fans de Québec, leur passion et le respect qu’ils avaient pour notre équipe quand je jouais à Edmonton. Ce sont des gens qui connaissent le hockey et qui sont passionnés. Je vais laisser la Ligue nationale faire son travail à ce niveau, mais on espère tous que Québec ait à nouveau son équipe parce que la ville de Québec a toujours été pour moi un des endroits où je préférais jouer, l’une des villes que j’aimais le plus visiter.»

En fin de semaine, c’est la région de Charlevoix que Messier aura l’occasion de visiter à l’occasion de la Classique hivernale Bauer. Lui et huit autres anciens de la LNH, dont Simon Gagné, les ex-Nordiques Michel Goulet et Dave Pichette et les anciens Canadiens Stéphane Quintal, Mathieu Darche et Mathieu Dandenault prennent part à ce tournoi Pro-Am auquel participent également des gens d’affaires ainsi que le réalisateur Ricardo Trogi et l’humoriste Daniel Savoie, bien connu pour son hilarant personnage de hockeyeur Patrice Lemieux.