Une autre étape de la Coupe du monde est à l’horaire de Marie-Michèle Gagnon, vendredi. Et après, ce sera une petite pause des Fêtes, où un réveillon de Noël l’attend chez Ilka Stuhec (ci-dessus, à l’horizontale), la skieuse slovène qui a remporté les deux courses de vitesse de cette semaine.

Marie-Michèle Gagnon en veut plus

Marie-Michèle Gagnon n’est pas loin d’où elle veut être. Ne lui reste qu’à répéter en course ce qu’elle fait en piste.

Sa 15e place au super G de la Coupe du monde de ski alpin de Val Gardena, mercredi en Italie, s’inscrivait dans cet état d’esprit. Pourtant, elle égalait et même battait à l’entraînement, cette semaine, les temps des deux skieuses les plus rapides du jour.

«Je suis satisfaite, un peu, car c’est quand même un top 15, mais j’en veux plus, surtout qu’à l’entraînement, j’étais aussi vite que les deux premières, même que j’étais parfois devant. Mais je sens que ça s’en vient», disait-elle à sa descente d’avion, en France.

Noël en bonne compagnie 

Une autre étape de la Coupe du monde est à l’horaire, vendredi. Et après, ce sera une petite pause des Fêtes, où un réveillon de Noël l’attend chez Ilka Stuhec, la Slovène ayant survolé les deux courses de vitesse au calendrier, cette semaine.

«Il y a une bonne camaraderie sur le circuit. On s’entend très bien avec Ilka, l’équipe canadienne s’est entraînée avec elle et les Suisses dans le nord de l’Italie avant les épreuves de Val Gardena», racontait-elle à propos de la réception organisée par Stuhec, qui a remporté le super G avec un temps de 1:31,87 comme elle l’avait fait, la veille, à la descente. Gagnon a fini à 83 centièmes de seconde de la gagnante.

Pour la skieuse de Lac-Etchemin, le super G se veut la discipline où elle connaît le plus de succès. La semaine dernière, elle a pris le sixième rang à St. Moritz.

«Je suis présentement plus en forme en super G et en slalom géant. J’y ai presque goûté, ça donne soif», illustrait la skieuse de 29 ans, qui revient à la compétition, cette saison, après avoir subi une reconstruction du genou, l’an passé.

Près du but

Gagnon file à vive allure à l’entraînement, mais il lui reste encore un peu de chemin à faire pour transporter le tout en course. «Je pense que ce ne sera pas long pour que tout tombe en place. En descente, ça prend toujours un peu plus de temps pour retrouver tous ses repères. Aujourd’hui [mercredi], par exemple, j’aurais dû attaquer dans la section centrale. Mais ça s’en vient, je suis plus à l’aise sur mes skis.»

La veille, Marie-Michèle Gagnon n’avait pu prendre le départ de la descente puisque le Canada n’y avait que deux entrées. Comme Valerie Grenier avait été plus rapide qu’elle à l’entraînement, elle avait obtenu le deuxième billet. Mais la 26e place de Roni Remme, qui détenait l’autre, permettra à l’équipe canadienne d’avoir une troisième entrée à la prochaine descente. Mercredi, ni Grenier ni Remme n’ont complété le super G.

Un slalom géant et un super G sont à l’horaire, vendredi et samedi, à Courchevel, en France. L’action reprendra ensuite à Semmering, en Autriche, les 28 et 29 décembre.

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LA DÉFAILLANCE D’HIRSCHER SOURIT À KRANJEC

Après 18 podiums consécutifs en géant, Marcel Hirscher a dû rendre les armes sur un parcours rempli de pièges, où il a finalement terminé sixième.

SAALBACH — L’exigeant géant de Saalbach, en Autriche, a été riche en surprises mercredi avec la première victoire en Coupe du monde du Slovène Zan Kranjec et l’inhabituelle contre-performance du roi de la discipline Marcel Hirscher.

Après 18 podiums consécutifs en géant, Hirscher, cinquième après la première manche et auteur de trois fautes à son deuxième passage, a dû rendre les armes sur un parcours rempli de pièges, où il a finalement terminé sixième. L’Autrichien, septuple tenant du Gros Globe de cristal, n’a pas eu son rendement normal malgré le soutien inconditionnel du public.

«Soit j’ai oublié comment skier en deux jours, soit c’est qu’il y a un autre problème», a réagi Hirscher, qui n’avait pas été classé en dehors du top 3 en géant depuis près de trois ans (mars 2016 à Saint-Moritz). «On voit à quelle vitesse on passe du statut de héros à celui de zéro. J’ai skié comme à Alta Badia [deux succès dimanche et lundi]. Là-bas, je me suis dit qu’il ne pouvait rien m’arriver. Mais aujourd’hui à mi-pente, je me suis dit que si j’arrivais au bout, ce serait une vraie performance.»

Cette surprenante défaillance a fait l’affaire de Kranjec, quatrième de la première manche, qui en a profité pour inscrire pour la première fois son nom au palmarès en Coupe du monde à 26 ans, devançant de 19 centièmes le Suisse Loïc Meillard et de 50 centièmes le Français Mathieu Faivre. Il est aussi devenu le premier Slovène à remporter un slalom géant en Coupe du monde, quelques heures après que sa compatriote Ilka Stuhec eut remporté le super-G de Val Gardena, en Italie. 

«J’étais à la limite sur cette seconde manche, mais la clé c’était l’attaque, a expliqué Kranjec sur Eurosport. «Les deux manches étaient très, très longues et il fallait être bien préparé physiquement pour tenir.»

Quant à Hirscher, il pourra se reprendre dès jeudi en slalom, spécialité dont l’Autrichien est le maître incontesté, cette course remplaçant celle de Val d’Isère, annulée le 9 décembre en raison du vent.  AFP