Lors des deux derniers matchs contre les Penguins, le gardien des Capitals, Braden Holtby, a rarement été mis sérieusement à l'épreuve.

Marge de manoeuvre réduite pour les Penguins

Les Penguins de Pittsburgh ont essentiellement passé cinq matchs à exploiter les minces failles des Capitals de Washington. Ils voulaient générer des chances de marquer de qualité, tandis que leurs rivaux misaient sur la quantité d'occasions de faire mouche.
Mais en 80 minutes, incluant le dernier tiers du match numéro cinq, la marge de manoeuvre de Sidney Crosby, Evgeni Malkin et compagnie a été passablement réduite.
À l'approche du match ultime de mercredi, l'attaque la plus productive de la LNH souhaite éviter un effondrement davantage associé aux Capitals, à ce temps-ci de l'année.
Voulant devenir les premiers champions en près de 20 ans à conserver la Coupe Stanley, les Penguins savent quoi faire, mais c'est une autre chose de le mettre à exécution. «Nous devons passer plus de temps dans leur zone, a dit Crosby. Nous pouvons les fatiguer un peu plus de cette façon.»
Du début de la troisième période du cinquième match à la mi-chemin du sixième, les Capitals ont enfilé huit buts de suite. Les trois premiers ont prolongé leur campagne. Les cinq autres ont rendu possible une victoire cinglante à l'étranger.
Les Penguins ont tiré au but une seule fois dans les 17 premières minutes du sixième match, et celui-ci était en fait un dégagement de Brian Dumoulin. Ils ont fini la rencontre avec seulement 18 tirs, les buts tardifs de Malkin et de Jake Guentzel rendant le pointage un peu plus respectable.
Trios brassés
En poste depuis 18 mois, l'entraîneur des Penguins, Mike Sullivan, a développé une expertise pour cerner quels pions bouger. Le plus récent match fut un rare exemple où ça n'a pas fonctionné. Il a réuni dans le même trio Carl Hagelin, Nick Bonino et Phil Kessel, si efficaces le printemps dernier, mais ils ont obtenu un seul tir au but. Lors de l'entraînement de mardi, bref, mais intense, ces trois joueurs avaient déjà été assignés à différentes unités.
Les Penguins n'ont pas de problème à être éclipsés pour les tirs, si le score final est en leur faveur. Mais la question va au-delà du nombre de tirs : lors des deux derniers matchs, le gardien des Capitals, Braden Holtby, a rarement été mis sérieusement à l'épreuve.
«Je pense que nous n'avons pas fait en sorte de pouvoir dicter le tempo, a dit Sullivan. Il faut donner un peu de crédit aux Capitals, mais nous devons mieux résister à la pression.»
«Si nous nous appliquons à les garder plus souvent dans leur zone, tout le reste va suivre», estime Crosby.
Les Penguins ont un rendement de 5-0 lors de matches numéro sept en sol ennemi, comme ce sera le cas au Verizon Center, mercredi.
Des doutes sur le protocole de commotion cérébrale
Sidney Crosby a affirmé qu'il avait rencontré un médecin, lundi soir, mais qu'il n'avait pas à suivre le protocole de commotion.
Un observateur de la Ligue nationale de hockey en matière de commotions cérébrales n'a pas trouvé que la chute tête première dans la bande de Sidney Crosby dans le sixième match de la série opposant les Penguins de Pittsburgh aux Capitals de Washington était une raison valable pour le retirer de la rencontre, lundi.
Le commissaire adjoint Bill Daly a indiqué que cet observateur a déterminé que le jeu ne répondait pas aux critères du protocole de commotion du circuit pour un retrait obligatoire. Le protocole stipule qu'un joueur doit être retiré du jeu si l'observateur est témoin de symptômes de commotion à la suite d'un coup à la tête ou au haut du corps porté avec l'épaule par un autre joueur, après que sa tête eut heurté la glace ou qu'il eut reçu un coup de poing à la tête.
Crosby a lourdement donné tête première contre la bande exactement une semaine après avoir été mis K.-O. par un coup à la tête de la part du défenseur des Capitals, Matt Niskanen. Il a raté le quatrième match de la série entre les Capitals et les Penguins en raison d'une commotion cérébrale.
Après l'entraînement, mardi, Crosby a affirmé qu'il avait rencontré un médecin, lundi soir, mais qu'il n'avait pas à suivre le protocole de commotion.
«Tous les gars qui donnent contre la bande de cette manière doivent rencontrer un médecin, c'est comme ça, a dit Crosby. Mais il y a une différence entre rencontrer un médecin et devoir suivre le protocole de commotion.»
La ligue a ajouté des observateurs ayant l'autorité de retirer un joueur du match cette saison, s'ils croient qu'il souffre de symptômes de commotion cérébrale. Pendant la campagne, le centre des Oilers d'Edmonton Connor McDavid avait exprimé sa colère après avoir été retiré d'un match à la suite d'une chute contre la glace. Les gardiens Mike Smith et Henrik Lundqvist ont aussi critiqué le système.
Daly a précisé que les critères actuels n'incluant pas les chocs contre les rampes n'ont pas été établis au hasard, mais sont bien le résultat d'une étude qui a déterminé quels incidents sur la patinoire sont «plus souvent indicateurs de commotion».