Jonathan Marchessault a décidé de demeurer à Las Vegas pendant la période de confinement.
Jonathan Marchessault a décidé de demeurer à Las Vegas pendant la période de confinement.

Marchessault heureux à Vegas

Membre des Golden Knights de Las Vegas depuis leur première saison, l’attaquant de Cap-Rouge Jonathan Marchessault est très heureux dans la ville du jeu, à un point tel qu’il a décidé d’y demeurer pendant la période de confinement.

En vidéoconférence vendredi avec Antoine Roussel des Canucks de Vancouver, Jonathan Huberdeau des Panthers de la Floride et Samuel Girard de l’Avalanche du Colorado, l’ancien des Remparts était le seul du quatuor à n’être pas rentré au Québec.

«Presque tous les gars de l’équipe sont restés ici. Moi, contrairement à Samuel, j’ai tendance à fuir le mauvais temps!», a lancé Marchessault en boutade à Girard, qui venait de dire qu’il n’avait pas vraiment apprécié la neige tombée au Saguenay vendredi matin.

S’entraîner

Alors que plusieurs activités sportives sont restreintes en raison de la pandémie, Marchessault a pris les grands moyens pour que lui et ses enfants gardent la forme. 

«Je nous ai fait livrer des patins à roues alignées à moi et à mes gars», indique-t-il, ajoutant qu’il s’est même procuré un vélo stationnaire intelligent de marque Peloton, qui donne accès à des cours en ligne en direct. «Ce n’est pas facile du tout!», ajoute-t-il d’ailleurs.

Comme il est demeuré près du domicile de son équipe, Marchessault peut également profiter de ce que les Golden Knights offrent à leurs porte-couleurs. «L’équipe m’a fourni un shooting range, des poids, des ballons. Aussi, je peux jouer au tennis une couple de fois par semaine», poursuit-il.

Père au foyer

Avec quatre enfants de 8 mois à six ans à domicile, lui et son épouse Alexandra ont d’ailleurs de quoi se tenir occupés. 


« «Je suis rendu un père au foyer! Je fais le déjeuner, après je change deux couches et il y a mes deux plus vieux qui vont à l’école du lundi au vendredi» »
Jonathan Marchessault, attaquant des Golden Knights de Vegas

COVID-19 oblige, les activités scolaires des deux aînés de la famille se déroulent toutefois à la maison, ce qui n’est pas nécessairement l’idéal selon l’attaquant des Golden Knights.

«Disons que je ne suis pas le meilleur professeur! À l’époque, ce n’était pas moi qui avais le plus de facilité à l’école», a-t-il admis bien humblement. «Mes enfants jouent un peu au hockey et au tennis aussi. On en profite, car d’ici deux mois, il fera 100 °F ici et c’est souvent trop chaud pour rester longtemps à l’extérieur.»

Dur retour

Par ailleurs, Marchessault ne se berce pas d’illusions: si la saison 2019-2020 venait à reprendre, les Golden Knights ne pourraient pas profiter de la lancée sur laquelle ils étaient lors de la suspension des activités.

«Je pense que le momentum est parti car ça fait un bout que tout est arrêté. Les premiers matchs seraient comme des matchs de camp d’entraînement. Ce sont les équipes qui réussiront à s’adapter le plus vite qui auront le plus de succès», analyse-t-il.

De Gallant à DeBoer

Celui qui n’avait pas caché qu’il avait été déçu du congédiement de son entraîneur Gérard Gallant le 15 janvier a également avoué que l’équipe s’était finalement bien adaptée à l’arrivée de son successeur Peter DeBoer.

«C’était vraiment dommage de voir Gérard Partir, c’est le genre de coach pour lequel tu veux jouer pour le reste de ta vie. Un bon entraîneur et une bonne personne en dehors de la glace. Nous, on était confiants de pouvoir avoir du succès, mais l’organisation voulait du changement et souvent, quand on veut du changement, la première chose qu’on fait est de changer l’entraîneur», a d’abord déclaré Marchessault.

«Quand Pete est arrivé, c’était spécial au départ, car il arrivait des Sharks de San Jose et il n’y a pas une équipe qu’on hait plus qu’eux dans la ligue. Par contre, tout le monde est embarqué dans le bateau avec lui et on a vu que c’était aussi un bon entraîneur.»

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L'ÉPOPÉE TRANSCANADIENNE D'ANTOINE ROUSSEL 

Lorsque la saison de la LNH a été suspendue en raison de la pandémie de COVID-19, l’ailier des Canucks de Vancouver Antoine Roussel a décidé de rentrer à la maison comme plusieurs autres joueurs du circuit Bettman. Ce n’est cependant pas en avion, mais bien en véhicule récréatif que le hockeyeur est rentré au Saguenay avec sa petite famille.

«On a décidé de louer un VR, puis on est partis de Vancouver en début d’après-midi. On a couché au Lac Louise le soir et j’ai pu jouer au hockey sur le lac gelé le lendemain matin avec mon fils Théodore», racontait le natif de Roubaix, en France, en vidéoconférence vendredi après-midi.

Après trois journées à conduire de 12 à 13 heures par jour en compagnie de son épouse, il s’est finalement rendu à la résidence de ses parents au Saguenay.

«Passer par le nord de l’Ontario, c’est un peu comme la route de Chibougamau. Il n’y a rien, ce n’est pas très beau, il y a plusieurs “cours à scrap”. Le sud de l’Ontario est beaucoup plus beau que ça!», a-t-il ajouté à propos de son passage en sol ontarien.

«J’ai aussi amené avec moi du matériel que les Canucks m’ont donné pour m’entraîner: une bicyclette stationnaire et quelques poids et haltères. À mon avis ils ne reverront pas ça!», a-t-il déclaré en riant, ajoutant que les poids étaient un peu trop petits pour lui. «Ils seraient parfaits pour ma femme cependant!»

Roussel a également confié qu’il profitait de son retour au Québec pour travailler un peu sur l’érablière familiale. «Une carrière, ça va vite et, souvent, quand c’est terminé, des joueurs ne savent plus quoi faire. Je ne crois pas que ce sera le cas pour moi même si j’espère que ma carrière durera encore longtemps», a déclaré celui qui a développé au fil des années un intérêt certain pour l’acériculture.

Finalement, même s’il est établi au Canada depuis l’âge de 16 ans, Roussel garde toujours une place dans son coeur pour son pays natal. 

Après avoir participé aux championnats mondiaux de hockey sur glace en 2012, 2013, 2014, 2015 et 2017 dans l’uniforme tricolore, il aimerait aussi pouvoir représenter l’Hexagone aux Jeux olympiques de Pékin en 2022.

«C’est un rêve de petit garçon pour moi. Cependant, les qualifications olympiques qui devaient avoir lieu cet été ont été remises à l’an prochain en raison de la pandémie. Il faudra donc attendre encore un peu», a-t-il conclu. Ian Bussières