Patrice Gagnon, directeur de course à Je Cours Qc, et Marianne Pelchat, de Gestev, ont annoncé que peu de changements avaient été apportés au parcours du Marathon SSQ de Québec couru, pour une deuxième année, exclusivement dans les quartiers de Québec.

Marathon SSQ: la continuité pour la 2e édition 100 % Québec

Les organisateurs du Marathon SSQ de Québec, qui aura lieu dimanche, ont décidé d’apporter peu de changements au parcours de la seconde course organisée entièrement à Québec de l’histoire de l’épreuve autrefois connue sous le nom de Marathon des Deux Rives.

«Nous avons écouté ce que les participants avaient à dire et nous avons éliminé certains virages pour éviter le “zigzaguage”. Nous en avons éliminé six à Sillery et deux dans Saint-Roch, de sorte qu’il y a maintenant une ligne droite beaucoup plus longue dans Saint-Roch», a expliqué la productrice déléguée Marianne Pelchat de Gestev en conférence de presse jeudi.

Le parcours de cette année comporte encore 480 mètres de montée et 471 mètres de descente pour neuf mètres de dénivelé total avec un pourcentage de 13,2 % pour la descente la plus abrupte de la rue des glacis et de 6,7 % pour la montée la plus abrupte, celle de la côte de la Fabrique, et traversera 11 quartiers de la capitale.

Parcours apprécié

«Si nous avons apporté si peu de modifications, c’est que tout le monde a aimé le parcours de l’an dernier, un parcours de “carte postale”», a-t-elle ajouté, soulignant toutefois que si les inscriptions aux différentes épreuves ont augmenté [8500 contre 8200 l’an dernier], celles pour le marathon ont un peu diminué avec 1350 inscrits jusqu’à maintenant comparativement au record de 1600 en 2018.

«Je ne crois pas que ce soit parce que les participants n’ont pas aimé le parcours, car, au contraire, ils l’ont aimé. On a prouvé que c’était possible de faire de bons temps malgré le dénivelé. Il y avait peut-être l’attrait de la nouveauté l’an dernier. Peut-être aussi que certains ont autre chose à faire durant le week-end de l’Action de grâce et il y a aussi le fait qu’on soit trois semaines après le Marathon de Montréal, en même temps que celui de Chicago et à une semaine de celui de Toronto», a-t-elle expliqué.

Coureurs infidèles

«Je suis moi-même une coureuse et je peux vous dire que c’est un défi de fidéliser les coureurs puisque, par nature, ils sont des êtres infidèles! Par exemple, il y a 19 coureurs de l’équipe de course du Rouge et Or qui iront courir le Marathon de Chicago en fin de semaine. Pas parce qu’ils n’aiment pas celui de Québec, mais parce qu’ils ont le goût de vivre cette expérience», résume-t-elle.

Quant au calibre des coureurs, Mme Pelchat souligne qu’en raison du relief de la ville de Québec, l’épreuve n’a jamais pensé être un marathon rapide sur lequel il serait possible de battre des records du monde. «Notre temps est autour de 2h30, mais malgré tout, nous avons plusieurs coureurs subélite, notamment le Kényan David Mutai, cinquième lors du dernier Marathon de Montréal, et Jean-Pierre Morin de Saint-Augustin-de-Desmaures, troisième au Marathon de Rimouski l’an dernier. Le vainqueur du Marathon de Québec 2018, le Marocain Mohammed Aagab, n’est pas encore sur les listes d’inscriptions, mais il a terminé deuxième au dernier Marathon de Montréal.

D’ailleurs, Marianne Pelchat ne le cache pas, ce n’est pas vers la venue de coureurs d’élite à Québec que se fait le développement du Marathon. “Le parti-pris qu’on prend est de devenir un marathon de destination de type carte postale”, a-t-elle répété, estimant avoir touché la cible avec la nouvelle formule.