L’entraîneur et thérapeute sportif Mohamed Aagad entend maintenant commencer sa préparation pour un triathlon et un demi-marathon.

Marathon SSQ: Aagad victorieux à sa première participation

C’était jour de première au Marathon SSQ de Québec dimanche. Premier marathon à se dérouler exclusivement à Québec et première fois que le Marocain Mohammed Aagad tentait sa chance dans un marathon... le tout suivi par une première victoire sur 42,2 km pour le coureur de 24 ans originaire d’Agadir.

Aagad a bouclé la boucle en 2h28:30.4 avec presque 30 secondes d’avance sur son plus proche rival. «Je suis habitué de courir des demi-marathons et des 30 km, mais c’était vraiment mon premier marathon à vie. Aujourd’hui, ça s’est bien passé dans les 15 premiers kilomètres, mais j’ai eu des courbatures aux kilomètres 32, 34 et 36»,», a déclaré un Aagad grelottant dans les 8 °C de la capitale après être allé revêtir un survêtement. «C’est un bon parcours avec un peu de côtes», a-t-il affirmé à propos de la course de Québec.

Entraîneur et thérapeute sportif au Maroc, Aagad participe à des courses de fond un peu partout en Europe, notamment en France, en Allemagne et en Espagne. «Maintenant, je vais me préparer pour un triathlon et un demi-marathon», a-t-il ajouté brièvement.

Un nouveau tracé urbain a été proposé aux marathoniens cette année.

Larouche deuxième

Après avoir pris la septième place au Marathon de Montréal il y a trois semaines, Anthony Larouche visait la première place sur 42,2 km, lui qui avait gagné sur 21,1 km il y a deux ans . Le coureur de Québec n’était cependant pas renseigné sur son principal adversaire, qu’il ne connaissait pas du tout. «En fait, je croyais que mon principal rival serait un coureur tanzanien qui, finalement, n’a pas participé. Tout le long, je le voyais et je trouvais qu’il avait la peau un peu pâle pour un Tanzanien!», déclarait-il en riant après la course qu’il a terminée en 2h28:59.4.

«Comme j’estimais qu’on était deux, je pouvais me permettre de partir au-dessus de mes moyens et c’est ce que j’ai fait. C’est moi qui ai donné les attaques jusqu’au treizième kilomètre, mais, à 16km dans Limoilou, Mohammed a attaqué fort», explique celui qui a reçu, durant la course, quelques renseignements sur le meneur de la part de son entraîneur. «Il m’a dit qu’il avait déjà couru un demi-marathon en 1h06:40...»

«Le parcours était difficile. La partie derrière les plaines était très dure mentalement avec plusieurs montées abruptes, mais une fois sur Grande-Allée, j’ai pris conscience que j’étais en train de revenir sur lui alors j’ai tout donné pour voir ce que je pourrais faire», a-t-il ajouté en soulignant que le Marathon de Montréal était l’épreuve sur laquelle il s’était concentré cette année.

Malgré tout, le professeur de mathématiques à l’école Joseph-François-Perreault était satisfait d’avoir livré une bonne lutte à Aaagad. «C’est un athlète de classe mondiale qui vit dans un pays où il peut s’entraîner en altitude alors que moi, j’ai un emploi à temps plein, un enfant et un deuxième à venir bientôt», indique l’homme de 28 ans, dont c’était le quatrième marathon en trois ans.

«Je cours 49 semaines par année et avant Montréal, j’avais fait 10 semaines avec seulement un jour de repos à des moyennes de 155 km par semaine et un sommet à 185 km par semaine. C’est la fin de ma saison et, maintenant, je vais prendre 14 jours de congé complet.»

Disqualification

À la surprise générale, c’est un homme de 50 ans qui avait au départ été déclaré troisième chez les hommes avec 2h33:17.1. Manuel Gregorio Paucar Ramos avait lui-même peine à croire son rang au classement même s’il avait couru les 21,1 km en 1h17.51 à Montréal. Finalement, le résident de Terrebonne d’origine péruvienne a été disqualifié parce qu’il aurait emprunté par erreur la boucle du demi-marathon et aurait ainsi couru trois kilomètres de moins que les autres. C’est finalement Julien Lachance, en 2h39:18 qui a obtenu la troisième place.

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CAROLINE POITRAS: DE DEUXIÈME À PREMIÈRE... 14 ANS PLUS TARD

Après avoir terminé deuxième au Marathon des deux rives, en 2004, Caroline Poitras a finalement obtenu une victoire dans sa ville 14 ans plus tard.

Il aura fallu 14 ans à Caroline Poitras, qui avait terminé deuxième derrière Louise Voghel au Marathon des deux rives en 2004, mais l’enseignante de Québec a finalement réussi à remporter le marathon de sa ville qu’elle a terminé en 2h55.

«J’avais participé au Marathon des deux rives de 2000 à 2004. Après, j’ai pris une pause, car j’ai eu un enfant. Je suis revenue en 2013», a expliqué celle qui compte 12 marathons à son actif en plus des épreuves de Québec. «J’ai fait trois fois le Marathon de Boston, mais j’avoue que courir dans ma ville, c’est facilitant», indique la résidente de Québec originaire de Saint-André, au Lac-Saint-Jean.

L’athlète de 43 ans a beaucoup apprécié le nouveau parcours de la course, elle qui s’attendait à avoir plus de difficulté qu’au Marathon des deux rives. «C’est un très bon parcours et je suis très satisfaite de mon temps, qui est meilleur que mes 2h59 au Marathon du P’tit train du Nord. Il y a des côtes, mais elles se montent relativement bien et les changements de direction font que tu n’es pas tout le temps dans le vent. Ça fait spécial de gagner cette première édition, surtout après s’être fait dire que ce serait difficile de le faire en moins de trois heures.»

Une facile pour Philibert-Thiboutot

L’Olympien Charles Philibert-Thiboutot n’était pas trop épuisé dimanche après avoir remporté l’épreuve de 10km du Marathon SSQ de Québec. Spécialiste des 1 500m, l’athlète de 27 ans de Québec avait décidé de participer à l’épreuve à une semaine d’avis.

«Je l’ai fait en 32 minutes, ce qui ressemble à mes chronos d’entraînement. C’est seulement la semaine dernière que j’ai pris la décision de courir. Je me suis dit que ça donnerait une belle visibilité à mes commanditaires étant donné que je ne cours pas souvent à Québec», a résumé celui qui se prépare pour les championnats canadiens de cross-country, le 24 novembre à Kingston, en Ontario.

Il y a également la période de qualification pour les championnats du monde qui débute selon une nouvelle formule. «C’est différent cette année puisqu’on fait la moyenne de tes cinq meilleurs temps, mais que certaines rencontres valent plus de points que d’autres. J’espère donc réaliser de belles performances en Europe en février, car ces chronos seront plus payants que les autres», résume-t-il.