Chez les Lafontaine, trois générations participent au Marathon de Rimouski.

Marathon de Rimouski: beau prétexte pour courir en famille

RIMOUSKI — Le froid, la pluie et le vent n’ont pas empêché les quelque 3300 participants de prendre le départ à 8h30 dimanche du 18e Marathon de Rimouski, qui s’est déroulé trois semaines plus tôt cette année. Pour les familles Lafontaine et Rancourt, l’événement est devenu une tradition et une belle occasion de se réunir pour courir.

Chez les Lafontaine de Rimouski, six membres de la famille issus de trois générations âgées de 13 à 74 ans participent au Marathon de Rimouski chaque année depuis six ans. Le patriarche, Claude, raconte que l’inspiration lui est venue de sa nièce, Julie Lafontaine, et de son conjoint, Félix Thériault-Bérubé, qui avaient l’habitude de boucler le parcours de 5 km. «Moi, je faisais le photographe», indique l’homme de 74 ans. Il y a sept ans, Julie et Félix l’ont mis au défi de s’inscrire au marathon.

Il n’en fallait pas plus pour qu’il se mette à l’entraînement. «Au début, j’avais de la misère à courir pendant 2 minutes, se souvient-il. Je me disais que je ne pourrais pas courir 1 km. Puis, j’ai réussi à faire 5 km. Je me suis alors dit : “Pourquoi pas faire 10 km?” Par la suite, j’ai même fait deux fois le demi-marathon!» Dimanche, sur les 13 participants du parcours de 10 km dans la catégorie 70 ans et plus, Claude Lafontaine a été le premier à franchir le fil d’arrivée avec un temps de 58 minutes.

De Victoriaville

Son fils Martin et sa conjointe, Josée Parent, partent de Victoriaville chaque année avec leurs adolescentes, Anne et Élyse. Une fois son 10 km terminé, Martin se joint au groupe qui parcourt les 5 km.

Pour la première fois cette année, Claude Lafontaine a réussi à convaincre son petit-fils, Renaud Beaulieu, de s’inscrire au parcours de 5 km. L’adolescent de 15 ans, qui s’entraîne tous les deux jours avec son grand-père, a parcouru la distance en 30 minutes. «C’est dans mes meilleurs temps, se réjouit Renaud. L’année prochaine, je vais le faire en 25 minutes.»


« Au début, j’avais de la misère à courir pendant 2 minutes. Je me disais que je ne pourrais pas courir 1 km. Puis, j’ai réussi à faire 5 km »
Claude Lafontaine, mis au défi de se mettre à la course à 67 ans

La famille Rancourt est composée de cinq frères et une sœur âgés de 55 à 69 ans. Ils ont franchi les quelque 1400 km qui séparent l’Abitibi de Rimouski pour courir le 42 km. Si Benoit en était à sa troisième participation au Bas-Saint-Laurent, les cinq autres en étaient à leur première fois. Les frères Bernard, René et Roland ont respectivement obtenu les première, troisième et quatrième positions dans la catégorie 60 à 69 ans. La fratrie est si soudée que, dans les faits, c’est Roland qui avait précédé René d’une fraction de seconde. «Mais Roland a donné son prix à René», indique Bernard Rancourt en riant.

Pour Benoit Rancourt, il s’agissait de son 152e marathon, toutes villes confondues. «Les six ensemble, on doit approcher les 400 marathons depuis 2012», souligne tout bonnement Bernard Rancourt, qui se prépare pour ceux de Montréal, Québec, New York et Boston, où ils seront huit frères. «On est des maniaques, lance l’homme de 64 ans. En famille, on fait en moyenne trois à quatre marathons par année. On s’automotive, on s’encourage l’un et l’autre. Ça fait des beaux partys! Ça jase pas mal de courses!» Sur 12 enfants, ils ont déjà été neuf à faire des marathons. 

Les champions pour les 42 km de ce 18e Marathon de Rimouski, toutes catégories confondues, sont David Mutai d’Etobicoke en Ontario chez les hommes et Salome Nyirarukundo d’Ottawa, qui a conservé son titre de l’an dernier chez les femmes.