Mamadou Gueye (deuxième à partir de la gauche) a réussi aux Jeux du Commonwealth le plus gros panier de sa carrière, permettant au Canada de l’emporter à la dernière seconde en demi-finale.

Mamadou Gueye heureux de son expérience

«On est arrivé ici sans attente et on ressort avec une médaille.»

Médaille d’argent au cou, Mamadou Gueye ne pouvait que dresser un bilan positif de la «super belle expérience» qu’ont été les Jeux du Commonwealth, lundi, au moment de quitter l’Australie pour retourner à l’Université de l’Alberta. 

Le joueur de basketball originaire de Québec n’a pas été qu’un simple spectateur dans l’équipe masculine canadienne, durant les Jeux. En demi-finale, samedi, c’est lui qui a réussi un tir de trois points miraculeux dans les dernières secondes du match pour faire gagner le Canada 88-86 contre la Nouvelle-Zélande. Un buzzer beater assurant les siens d’une médaille. 

«C’est le plus gros lancer que je n’ai jamais tenté. Je suis juste content que ce soit rentré», admet Gueye, ancienne vedette des Dynamiques du Cégep Sainte-Foy et du Laser de Rochebelle. 

L’équipe canadienne a beau s’être fait battre par les Australiens en finale, la médaille d’argent était au-dessus des espérances de plusieurs. Le basketball n’étant au programme des Jeux du Commonwealth que pour la deuxième fois de l’histoire, le Canada avait opté pour une équipe de 12 joueurs étoiles du Réseau universitaire canadien qui n’ont eu que très peu de temps pour s’habituer à jouer ensemble. Gueye n’a reçu la confirmation qu’il était de la formation que quelques semaines avant les Jeux. «Mais dès le jour 1, la chimie était bonne», assure-t-il. 

Cinq années mémorables

Après une saison régulière absolument dominante, dans l’Ouest canadien, Gueye et ses coéquipiers des Golden Bears de l’Alberta ont baissé pavillon contre les Dinos de Calgary, en finale de leur conférence, avant de perdre leurs deux matchs au Championnat canadien, en mars. Il s’agissait de la cinquième et dernière saison universitaire du Québécois, troisième meilleur marqueur de la riche histoire des Golden Bears.

Les Jeux du Commonwealth lui offraient donc de finir ce chapitre de sa carrière sur une meilleure note. «Je voulais simplement tout donner pour mon pays et c’est ce que j’ai fait.»

Lui qui doit graduer dans les prochains mois, il se félicite, avec le recul, de s’être exilé dans l’Ouest après son passage chez les Dynamiques. «Je n’ai regretté ma décision en aucun point. J’ai tellement appris en cinq ans en Alberta», lance celui qui espère maintenant poursuivre sa carrière chez les professionnels.