Les Alouettes ont acquis mercredi le quart Kevin Glenn des Roughriders de la Saskatchewan, à la date limite des transactions.

Maciocia: «Avec Kevin Glenn, tout est possible!»

«Avec Kevin Glenn, tout est possible!» croit Danny Maciocia. Mais le sauveur de l'attaque des Alouettes, et de leur saison, arrive peut-être trop tard.
Le club montréalais de la LCF a acquis mercredi Glenn des Roughriders de la Saskatchewan, à la date limite des transactions. Avec encore quatre matchs réguliers à jouer, les Alouettes (5-9) s'accrochent au dernier espoir qu'ils ont d'éviter de rater les éliminatoires pour une première fois depuis le retour de l'équipe à Montréal en 1996. Les Riders (2-13), eux, sont déjà éliminés. 
«Est-ce que c'est trop tard?» se demande Maciocia. «Je ne le sais pas. Ils visent à le faire jouer dimanche, c'est sûr qu'ils ont du travail à faire. Il ne doit pas seulement s'habituer au livre de jeux, mais aussi à ses coéquipiers et établir le synchronisme avec eux», fait valoir l'entraîneur-chef des Carabins de l'Université de Montréal.
Maintenant à la tête des champions canadiens universitaires, qu'il dirige depuis cinq ans, Maciocia a oeuvré comme entraîneur, entraîneur-chef et directeur général dans la LCF de 1996 à 2010. D'abord avec les Alouettes, puis chez les Eskimos d'Edmonton.
«Si Glenn est capable de jouer comme on pense qu'il est capable, et la façon dont l'équipe joue défensivement, et le succès qu'ils ont eu sur les unités spéciales, tout est possible avec cette équipe», poursuit-il. «Les Alouettes ont obtenu cinq victoires en faisant jouer six quarts-arrières et aucun n'était numéro un. Avec cet échange, ils pensent avoir trouvé leur numéro un, alors tout devient possible.»
Les deux hommes n'ont jamais été dans le même camp. À sa 15e saison, le quart-arrière de 36 ans a maintenant appartenu à huit des neuf formations du circuit canadien. Seule Edmonton manque encore à son palmarès, là où Maciocia a dirigé durant neuf ans. «Je pense qu'à la fin de sa carrière, il va signer un contrat d'un jour avec les Eskimos...» rigole le coach.