La golfeuse Anne-Catherine Tanguay envisage avec enthousiasme sa prochaine saison sur le circuit de la LPGA.

LPGA: Tanguay plus confiante pour sa deuxième saison [VIDÉO]

La golfeuse Anne-Catherine Tanguay se lance dans sa deuxième saison à temps plein sur la LPGA dotée d’une confiance renouvelée. Elle vise maintenant le «top» 100, se prépare pour les Jeux olympiques de 2020 et cherche sans cesse à améliorer ses performances... au pickleball!

La campagne 2018 de l’athlète de 27 ans de Québec, sa première au sein du plus important circuit féminin de golf au monde, se divise en deux. C’est comme s’il y avait eu deux Anne-Catherine Tanguay.

La première, de janvier à mai, où elle ne s’est qualifiée pour les deux rondes finales qu’à une seule reprise en 10 tournois. Puis l’autre, en seconde moitié, de juin à août, où elle a franchi la coupe six fois sur sept et terminé 16e à son dernier tournoi du calendrier, son meilleur résultat.

Son 126e rang au classement des boursières avec 59 485 $US l’a ensuite forcée à passer par un tournoi de qualification de huit rondes sur deux fins de semaine d’où elle est sortie au huitième échelon et munie d’une carte de membre à temps complet de la LPGA flambant neuve pour 2019.

Un camp d’entraînement avec l’équipe canadienne en Colombie-Britannique, fin mai, a été l’étincelle nécessaire. L’occasion de réviser ses bases, dit-elle. Mais un peu plus haut, entre les deux oreilles, repos et détente ont fait toute la différence.

«J’ai appris beaucoup sur moi-même, à contrôler mes émotions, à trouver des moyens de me détendre en dehors du terrain de golf», a-t-elle expliqué, jeudi, lors d’une rencontre de presse à Québec pour annoncer le renouvellement de sa commandite avec la compagnie d’assurance La Capitale.

Des exutoires

«J’ai besoin de repos et ce qui fonctionne bien pour moi, c’est de jouer trois, quatre tournois consécutifs et d’ensuite prendre une pause», précise Tanguay. «Il y a toujours la peur de manquer quelque chose, mais il faut être assez forte et savoir ce qui est mieux pour moi. Apprendre de ses erreurs est extrêmement important», fait valoir celle qui a trouvé quelques exutoires.

«Je pratique le yoga et on a commencé récemment à jouer au pickleball! C’est un sport méconnu, mais en grande croissance. On voyage avec nos palettes et on a même initié d’autres joueuses et leur cadet», s’exclame-t-elle, à propos de ce jeu de raquette mélange de tennis et de ping-pong.

Ce «on», c’est elle et son cadet, Jean-Hubert Trahan. Qui est aussi et surtout son amoureux et compagnon de voyage. Quand la golfeuse parle de l’«entourage positif» qui lui permet de passer à travers les périodes difficiles, il est le premier concerné. Jeudi, le père de Tanguay et son entraîneur de longue date, Fred Colgan, étaient aussi sur place.

«La première moitié de saison a été plus difficile, mais moi, j’étais “Capitaine Positif“. Je devais garder le navire dans la bonne direction», affirme Trahan, se disant «très fier» des accomplissements de sa douce en deuxième portion de saison.

Pas la vie des gens riches et célèbres

Le couple ne mène pas la vie des gens riches et célèbres, sur le grand circuit. Mais le fait d’être souvent hébergés par des familles d’accueil leur permet davantage de se changer les idées.

«Le soir, on peut s’asseoir dans le salon et jaser avec les gens ou regarder la télé. On est même allés assister au spectacle d’art dramatique de la petite fille d’une des familles qui nous recevait. C’était super! Ça permet de décrocher du golf, au lieu de juste penser que tu as mal jouer dans la journée ou ce que tu dois faire sur le terrain le lendemain», raconte Trahan.

L’objectif principal de Tanguay pour 2019 est de se classer parmi les 100 meilleures boursières, afin de conserver ses privilèges pour 2020. Puis de bien se positionner en vue des Jeux olympiques de 2020, où deux Canadiennes devraient se produire à Tokyo.

Tanguay sera la seule Québécoise à temps plein dans la LPGA en 2019, les autres Canadiennes étant Brooke Henderson, Alena Sharp, Brittany Marchand et la recrue Jaclyn Lee.

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UN ÉLAN CAPITAL

Un dîner à Québec a aussi participé au revirement de situation réalisé par la golfeuse Anne-Catherine Tanguay, la saison passée. «J’ai lunché avec monsieur [Jean] St-Gelais [président de La Capitale] et des membres de son équipe et ça m’a fait chaud au cœur de voir qu’ils avaient confiance en moi. Ça m’a donné un élan pour la suite», raconte la golfeuse. On pourrait n’y voir qu’une façon détournée de vanter celui qui lui signe un chèque pour une deuxième année. Mais il y a plus. Son chum et cadet explique : «Elle croyait qu’ils allaient poser des questions, vouloir savoir ce qui n’allait pas. Mais ils lui ont juste dit : “Continue, on est fiers de toi”», révèle Jean-Hubert Trahan.

Tanguay repart dimanche en Floride, où elle s’entraîne. Elle y passera les Fêtes avec sa famille et célébrera ses 28 ans le 8 janvier. Puis s’envolera un mois plus tard pour le début de la saison, l’Omnium d’Australie s’amorce le 14 février. Elle demeure toutefois en attente du tournoi précédent, aussi en Australie. Le budget pour sa saison avoisine 100 000 $CAN.