Le Club Avantage s'est déjà préparé pour sa réouverture.
Le Club Avantage s'est déjà préparé pour sa réouverture.

L’ouverture des installations sportives intérieures reçue comme un vent de fraîcheur

Si les portes du Club Avantage seront ouvertes dès 6h, lundi, celles du PEPS de l’Université Laval resteront fermées encore quelques semaines. Mais dans les deux cas, la décision de permettre l’ouverture des installations sportives intérieures était reçue comme un vent de fraîcheur par les intervenants du milieu.

«Nous sommes très heureux. Au début, on devait fermer pour seulement 15 jours, mais ç’a duré trois mois. Il était temps qu’on puisse ouvrir. Et nous sommes prêts à le faire rapidement, dès lundi», affirme Serge Jacques, propriétaire du Club Avantage.

L’entreprise de la rue Bouvier, qui regroupe une salle d’entraînement de 12 000 pieds carrés, 12 terrains de tennis et deux de badminton avait déjà mis en place des mesures de distanciation entre les appareils et installé des postes de désinfection. Les quatre employés administratifs qui restaient auront donc de la compagnie dans les prochains jours. Et après avoir été retirés au début, quelques fauteuils retrouveront même leur place dans le lobby.

«Nous avons déjà préparé nos équipements pour respecter la règle des deux mètres, on a des bouteilles de désinfectant, on va aussi «asperger» les lieux communs avec une bruine pour décontaminer, etc. Mais la Santé publique nous laisse aussi de la latitude pour la gestion des vestiaires alors qu’on pensait qu’ils seraient fermés. Nous allons quand même fortement suggérer à ceux qui le peuvent d’enfiler leurs vêtements de sport à la maison et de ne pas se doucher au club», ajoutait celui dont la famille possède le Club Avantage depuis 42 ans.

Il explique que la pandémie a fait perdre 25% des revenus annuels de l’entreprise, jusqu’à présent. Pour la suite, reste à voir si les clients reviendront en grand nombre ou s’ils seront prudents malgré le feu vert des autorités.

«Comme nous sommes une vieille entreprise, notre situation financière était confortable. Perdre 25% des revenus, ça fait mal, mais on va survivre. Je pense aux jeunes entrepreneurs, ceux qui sont franchisés d’une grosse bannière, il était minuit moins une, pour plusieurs. Ça va prendre quelques années pour rattraper les pertes.»

Déjà, mercredi, le téléphone sonnait pour réserver des terrains de tennis et de badminton. La salle d’entraînement reprendra vie, aussi.

«Il s’agit d’un défi de trésorerie, mais personne ne perdra une seule journée de son abonnement à cause de la pandémie. On va redonner le temps perdu à tous nos membres», ajoutait celui qui se réjouissait aussi pour l’école de tennis dirigée par Sam Aliassime.

«Je pense que Sam attendait cela avec impatience. C’était assez ironique, parce que les camps étaient permis, mais le club était fermé…»

Trois semaines

Au PEPS, l’ouverture sera repoussée de quelques semaines.

«Le PEPS ne sera pas ouvert, lundi, ça, je peux le confirmer. Notre scénario d’ouverture sera réaliste et progressif, ça pourrait aller dans trois semaines. J’avais appris, entre les branches, qu’il y aurait une annonce aujourd’hui [mercredi], mais le délai est petit entre celle-ci et l’ouverture, lundi. Le PEPS est une grosse installation sportive, ce n’est pas simple», notait Julie Dionne, directrice du Service des installations sportives (SAS) à l’Université Laval.

Avant de rouvrir l’aréna, le SAS devra glacer à nouveau la patinoire. La piscine olympique avait aussi été vidée à la suite de la fermeture, et depuis, des réparations y sont apportées.

«Nous sommes aussi un complexe universitaire, il fait tenir compte de plusieurs éléments et obtenir des autorisations», ajoutait celle dont les installations profitent aux athlètes au Rouge et Or et d’élite de la région, à la grande famille universitaire et au public.

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