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Tenue à l’écart des anneaux depuis le mois de mars, Béatrice Lamarche avait hâte de retrouver ses sensations sur les lames.
Tenue à l’écart des anneaux depuis le mois de mars, Béatrice Lamarche avait hâte de retrouver ses sensations sur les lames.

Longue piste: Béatrice Lamarche accède au groupe A sur 1000 m

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
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Les fleurs à la main, Béatrice Lamarche pouvait sentir l’odeur de l’effort à sa sortie du podium de la course de 1000 m du groupe B, dimanche, puisque sa troisième place lui permettra d’effectuer son premier départ dans le groupe A sur cette distance, le week-end prochain, à la prochaine Coupe du monde de patinage de vitesse longue piste à Heerenveen, aux Pays-Bas.

La patineuse de 22 ans de Québec effectuait son retour sur un anneau de vitesse, en fin de semaine, dans la bulle néerlandaise où a eu lieu le premier des trois rendez-vous internationaux de cette saison pas comme les autres.

Tenue à l’écart des anneaux depuis le mois de mars, la jeune membre de l’équipe canadienne avait hâte de retrouver ses sensations sur les lames, bien qu’elle s’attendait à souffrir pour la cause.

«Dans ma course de 1500 mètres, qui est l’une des plus difficiles, ça m’a donné un choc au niveau de mon corps. Techniquement, il n’y a pas eu une course où je me sentais calme et relaxe. Nous ne sommes pas tous de bons techniciens comme Laurent [Dubreuil], on a besoin de pratique», disait-elle avec une touche d’humour et de réalisme.

Elle parlait de son coéquipier de Lévis qui a remporté une médaille d’argent, samedi, dès sa première course de 500 m au calendrier. Pour Béatrice, sa troisième place au 1000 m féminin du groupe B avec un temps de 1:17.166 était suffisant pour faire partir du top-3 de l’épreuve et de graduer dans le groupe A, la semaine prochaine.

Elle a aussi terminé quatrième du 1500 m groupe B et pris part à la course de 500 m du groupe A parce qu’il n’y avait pas assez de participantes pour tenir une épreuve de groupe B sur cette distance. Elle y a fait une 22e place.

«Mon objectif de la journée [dimanche], c’était de finir dans le top-3 et de passer dans le groupe A au 1000 m, je l’ai fait et je suis contente. Ça paraissait quand même que je n’avais pas patiné depuis près d’un an, j’ai des ajustements techniques et tactiques à apporter parce que je me sentais un peu dépassée par la course, j’avais de la misère à garder le contrôle sur mon corps», admettait-elle.

Après le congé prévu, lundi, Béatrice et l’équipe canadienne retourneront sur la patinoire de l’aréna Thiaf pour s’entraîner sur l’anneau, un privilège que plusieurs — dont elle — n’ont pas eu ces derniers mois.

«Dans l’Ouest, ils ont pu patiner un peu sur un anneau extérieur [parce que celui intérieur de Calgary est fermé à cause d’un bris mécanique], mais pas nous. C’est quand même impressionnant d’avoir vu le Canada remporter cinq médailles, en fin de semaine, c’est quasiment gênant pour les autres pays qui n’ont jamais arrêté…»


« Ça paraissait quand même que je n’avais pas patiné depuis près d’un an, j’ai des ajustements techniques et tactiques à apporter parce que je me sentais un peu dépassée par la course, j’avais de la misère à garder le contrôle sur mon corps »
Béatrice Lamarche

L’étudiante en kinésiologie à l’Université Laval a profité de la pandémie pour faire des progrès physiquement, notamment en musculation et cardio.

«Je ne pense pas être en retard tant que ça sur les autres, ce que je n’ai pas gagné sur la glace, je l’ai fait physiquement et ça va vraiment m’aider, notamment au 1500 m, parce que ç’a été un choc», répétait-elle.

À 22 ans, l’athlète identifié «NextGen» par Patinage de vitesse Canada n’a pas encore déterminé sa ligne de course.

«J’ai le potentiel pour aller en milieu long et milieu court. Présentement, mes meilleures distances sont le 1000 m et le 1500 m, mais j’aimerais ça faire du 3000 m. Je ne suis pas encore certaine de ce que je veux faire.»

Le week-end prochain, en tout cas, c’est le 1000 m qui sera son fer de lance.

«C’est toujours motivant de faire un podium, même dans le groupe B, ça montre que tu vas dans la bonne direction. Mon temps m’aurait placé dans le bas du groupe A, mais je sens que je peux faire mieux que ce je viens de faire», ajoutait celle qui participera pour la deuxième fois aux Championnats du monde, dans trois semaines, dans la bulle de Heerenveen.

Dubreuil 9e

Après sa deuxième place, samedi, au 500 m, Laurent Dubreuil a pris le 15rang de l’autre course de 500 m, dimanche, et le 9du 1000 m.

Il n’a pas joué de chance sur 500 m, son rival de course l’obligeant à dévier de sa route en chute après 200 m. Dubreuil a pu refaire sa course, 20 minutes plus tard, mais il est difficile à ce niveau de se taper quasiment deux courses en si peu de temps. Alex-Boisvert Lacroix a fini 16e du 500 m.

Ils seront tous de retour en piste pour la deuxième Coupe du monde, vendredi, samedi et dimanche.