L’Océanic de Rimouski a transigé le défenseur de 19 ans Christopher Inniss aux Sea Dogs de St-John.
L’Océanic de Rimouski a transigé le défenseur de 19 ans Christopher Inniss aux Sea Dogs de St-John.

L’Océanic échange Christopher Inniss aux Sea Dogs

À l’ouverture de la période de transactions de mercredi dans la LHJMQ, c’est «la mort dans l’âme» que l’Océanic de Rimouski a transigé le défenseur de 19 ans Christopher Inniss aux Sea Dogs de St-John en retour de choix de premier et de troisième tours à la séance de repêchage de 2022. Par ailleurs, Serge Beausoleil estime être bien nanti en vue des séances de repêchage de vendredi et de samedi.

«La perte d’Inniss me fend le coeur, n’a pu s’empêcher d’exprimer l’entraîneur-chef. Je le dis bien honnêtement. C’est à regret, cet échange-là. Mais, au moment où on a le mandat d’aller chercher un joueur de centre de premier trio et un des meilleurs défenseurs du circuit, ça nous prend du matos pour opérer, puis on n’a pas eu le choix de le faire.»

Outre la transaction d’Inniss, le club bas-laurentien a cédé un choix de premier tour à la séance de 2022 aux Huskies de Rouyn-Noranda, en échange de deux choix, l’un de deuxième ronde et l’autre de troisième en 2022. Rimouski a aussi transigé un choix de neuvième tour au repêchage de 2021 aux Tigres de Victoriaville, en retour de deux choix, respectivement de dixième et de douzième rondes en 2020. Par ailleurs, l’Océanic a troqué un choix de douzième ronde de 2021 au Titan d’Acadie-Bathurst, en remplacement d’un choix de quatorzième ronde en 2020. «Si je regarde par rapport à l’année passée entre la dixième et la quatorzième ronde, il y a trois gars qui ont le potentiel de percer notre alignement pour l’an prochain, observe Beausoleil. Donc, si on fait juste ramasser un ou deux gars en fin de repêchage, ce sera mission accomplie.»

En bonne posture

Le dg estime que la situation de l’Océanic est loin d’être alarmante. «On a huit joueurs de 20 ans dans notre alignement, en ce moment. Il y en a six qui sont vraiment solides. En termes de valeur, ce n’est pas en bas d’un choix de deuxième ronde. […] Il y a très peu de ces valeurs-là qui se sont promenées. Justin Bergeron est le meilleur défenseur du circuit. Il ne sera pas au rabais! Colten Ellis et Creed Jones, ce sont des gars qui valent aussi très cher! […] La qualité de nos 20 ans est indubitable. On a payé pour nos joueurs, ça va être la même chose pour les autres. Il faut être patient et je ne m’attends pas à ce que ça bouge énormément pour le repêchage. Les équipes qui ont intérêt à aller chercher des joueurs de cette ampleur-là, elles ne voudront pas y aller tant qu’il n’y aura pas de certitude de redémarrage des activités dans le Circuit Courteau.»

Pour Serge Beausoleil, son équipe n’est pas en reconstruction. «Avec les deux meilleures recrues du circuit, l’une en défensive et l’autre à l’attaque avec [Isaac] Belliveau et [Zachary] Bolduc, je pense qu’on a déjà entamé l’après-Lafrenière. Il est évident qu’on est au quatrième repêchage après l’an 1 de Lafrenière, Inniss et [Mathieu] Bizier. C’est sûr que ce sont des cycles qui se poursuivent et qui recommencent. Si on part l’année et qu’Alexis est là, qu’on a Colten Ellis devant le filet, Bergeron, [Anthony] D’Amours, [Nathan] Ouellet, [Andrew] Coxhead, on va être hautement compétitifs!»

Un contexte différent

Même si le contexte de la période de transactions de cette année est bien différent de toutes les précédentes, le pilote de Rimouski estime que la frénésie et la fébrilité sont quand même au rendez-vous. «On va être une douzaine à se réunir dans la région de Québec, où on a trouvé un point central de ralliement.» Il regrette cependant l’absence de certains bons dépisteurs, comme Rick Melançon. «On va être en ligne avec eux, mais j’aime mieux avoir tout le monde autour de la table.» Beausoleil estime que l’exercice sera plus complexe. «Quand on veut parler à un dg comme Blainville et que Gatineau est en train de lui parler, on se met sur le côté et dès qu’il se libère, on va discuter avec assez rapidement. Là, on a tous une ligne de cellulaire à la fois.»

S’il se garde bien de dévoiler ses plans et sa stratégie pour les séances de vendredi et de samedi, Beausoleil capitalise sur la profondeur de son équipe en défensive, devant le filet et en attaque. «On a une structure, en ce moment, qui est intéressante. C’est bien certain qu’on ne remplace pas Alexis Lafrenière comme ça au pied levé, mais je dirais que ça regarde pas mal bien pour la suite des choses.»

Retour d’Alexis Lafrenière?

S’il s’avérait que le repêchage de la LNH ne se tienne qu’en décembre, les partisans de l’Océanic pourraient-ils revoir briller le joueur vedette Alexis Lafrenière sur la patinoire du Colisée Financière Sun Life à l’automne? «C’est sur la planche à dessin, mais il y a tellement de choses qu’on ne contrôle pas, répond l’entraîneur-chef. C’est assurément une possibilité. Ce qu’on entend, c’est que la Ligue nationale va jouer en séries jusqu’à la fin septembre et qu’ils redémarreraient au début décembre. C’est sûr que si on commence au mois d’octobre, Alexis va vouloir patiner un peu! J’ai entendu des rumeurs concernant l’Europe. Mais, c’est nous qui avons les droits d’Alexis Lafrenière jusqu’à nouvel ordre.»