Alors qu’ils espéraient profiter de l’avantage de la patinoire, les joueurs de l’Océanic se sont inclinés 5-2, accordant une avance de 3-0 aux Huskies dans la série.

L'Océanic à une défaite des vacances [VIDÉO]

RIMOUSKI — Match capital pour l’Océanic, le troisième duel de demi-finale entre la formation bas-laurentienne et les Huskies de Rouyn-Noranda au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, mardi, n’aura pas donné le résultat escompté pour les locaux. Alors qu’ils espéraient profiter de l’avantage de la patinoire, les Rimouskois se sont inclinés 5-2, accordant une avance de 3-0 à la meute de l’Abitibi dans cette série de 4 de 7.

Pourtant, ce ne sont pas les encouragements des 3705 partisans qui faisaient défaut, alors que plusieurs d’entre eux étaient munis de clignotants bleus aux poignets, ce qui contribuait à mettre beaucoup d’ambiance dans un amphithéâtre dynamique et bruyant. 

«Aujourd’hui, on a fait un pas dans la bonne direction, a salué l’entraîneur-chef de Rouyn-Noranda, Mario Pouliot. J’ai vraiment aimé comment on s’est comportés. Il y avait une bonne foule, il y avait de l’ambiance et puis ils [l’Océanic] sont partis fort. Ils ont marqué le premier but. Après, on a gardé notre sang-froid pour revenir tranquillement, pas vite dans le match.»

Isolé dans l’enclave, Olivier Garneau (6e) a détourné l’attention de Samuel Harvey d’un tir des poignets pour marquer le premier but du match à 5:21. Mais, d’une belle feinte à 10,8 secondes à faire à la période, le général à la ligne bleue des Huskies, Noah Dobson (5e), a attaqué l’enclave avec brio en sautant sur un retour de lancer devant Ellis pour marquer le but égalisateur en avantage numérique. «Le but à Dobson nous a fait du bien», a indiqué Pouliot. Cette première période a été la seule que son homologue, Serge Beausoleil, a appréciée. «C’est une période où on a été physiques, impliqués, où on a fait de très bons jeux et où on a marqué un très gros but. Le but qu’on a donné en fin de première période en voulant se faufiler, au lieu de sécuriser la rondelle […], il fait très mal au moral parce que les gars, qui viennent de jouer une période A, retraitent au vestiaire avec une égalité 1-1.»

«But totalement controversé»

À 7:16 de l’engagement médian, Justin Bergeron (5e) a fait dévier la rondelle d’un tir voilé en toute fin de jeu de puissance, qui a glissé entre les jambières d’Ellis qui ne l’a jamais vue. «Le deuxième but est totalement controversé pour nous, croit Beausoleil. Il y avait vraiment un dégagement. On a regardé la séquence plusieurs fois. Cependant, sur le même jeu, il y a plusieurs erreurs. Ça n’excuse pas tout, le dégagement. Après ça, on s’est affaissés. On a arrêté de jouer le hockey qu’on devait jouer.»

À 10:59, Félix Bibeau (9e) a procuré une avance de deux buts. Ellis n’a rien pu faire. Le gardien a alors laissé sa place à Tristan Bérubé, qui en était à sa deuxième présence en demi-finale. 

D’un lancer impeccable de la pointe, tôt au troisième tiers, Dobson (6e) en a ajouté un autre en avantage numérique, son deuxième du match. Puis, Vincent Marleau (3e) a profité d’un revirement en territoire adverse pour marquer. À mi-chemin de la période, Radim Salda (2e) a scellé l’issue du match.

Les deux mêmes équipes s’affronteront mercredi au même endroit pour le quatrième duel.

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L’OCÉANIC HEUREUX DE RETROUVER SES PARTISANS 

Après plus de deux semaines à l’extérieur du domicile, les joueurs et l’entraîneur-chef de l’Océanic étaient heureux de retrouver leurs partisans pour affronter les Huskies de Rouyn-Noranda en demi-finale de séries, mardi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. 

«C’est tout le temps le fun devant nos partisans, s’enthousiasmait Alexis Lafrenière avant la rencontre. On va avoir besoin d’eux!» Se considérant fortement intimidé par la foule bruyante et par les Huskies, Serge Beausoleil estime que le jeu est «totalement différent» dans l’amphithéâtre de Rimouski. «Ici, il y a plus d’espace pour les deux équipes.»

Le pilote était confiant, gardant toutefois en tête que la troupe de l’Abitibi menait la demi-finale 2-0. Pour lui, c’était «le match le plus important» et ses hommes devaient le gagner. Mais, ce n’est pas ce qui s’est produit.

Devant son vis-à-vis de Rouyn-Noranda qui critiquait les coups de bâton des joueurs adverses, Beausoleil a défendu ses ouailles. «Entendre Mario [Pouliot] se plaindre, ce n’est pas quelque chose de nouveau, a-t-il répliqué. Ça fait 20 ans que je coache contre et ça fait 20 ans qu’il fait ça. Il y a beaucoup de coups qui sont donnés de l’autre côté aussi et qui ne sont pas appelés.»

Beausoleil a dit en avoir assez du pleurnichage de l’adversaire. «Quand un des joueurs de l’autre côté vient arroser Colten Ellis et qu’il y a une échauffourée, elle n’est pas causée par un joueur de l’Océanic. Mais, on tente de nous faire porter le blâme et de jouer à la veuve éplorée. Ça me fait rigoler un peu parce qu’il n’y a aucune crédibilité dans ces propos-là!»