Samuel Blais (64), Tage Thompson (32) et Jake Walman (46) célèbrent un but du Québécois durant un match contre les Stars de Dallas.

LNH: Blais ne ratera pas sa deuxième chance

L’attaquant Samuel Blais a disputé 11 matchs avec les Blues de St. Louis, la saison dernière, soit juste assez pour se faire une idée de ce que ça prend pour jouer dans la LNH, mais pas suffisamment pour s’y établir. À l’aube de sa troisième saison professionnelle, le Magnymontois de 22 ans entend bien impressionner l’organisation qui l’a repêché en 2014 et s’établir pour de bon au Missouri.

Après avoir partagé la dernière saison entre le Rampage de San Antonio, formation de la Ligue américain dirigée par le Québécois Éric Veilleux, et les Blues, Samuel Blais espère poser ses valises pour de bon à St. Louis au terme d’un camp d’entraînement qui s’amorcera le 15 septembre.

«J’ai goûté à la LNH et là, cette année, j’en veux plus encore. Ça fait que je vais arriver prêt au camp. Je vais tout faire pour me tailler un poste dans l’équipe», a fait savoir l’ailier de 6’2” et 205 livres, en marge du Boot Camp, qui se déroule au Centre sportif de Sainte-Foy, en fin de semaine.

Pour celui dont l’ascension vers les rangs professionnels a été parsemée de déceptions, l’approche du but ultime ne saurait avoir meilleur goût. L’ancien joueur des Tigres de Victoriaville avait néanmoins été étonné lorsque les Blues l'ont rappelé pour la première fois en octobre dernier, alors qu'il n'avait disputé que deux rencontres à San Antonio.

«Ça avait bien été. Je pense qu'ils m’aiment bien. [L’entraîneur-chef Mike Yeo] travaille beaucoup avec moi et il veut que je m’améliore à chaque fois que j’embarque sur la glace. Il est vraiment bon avec les jeunes. Je suis vraiment chanceux de ce côté-là», a-t-il raconté.

Récompensé pour son jeu

De retour avec le Rampage, il était rappelé quelques semaines plus tard, pour une autre séquence de six autres matchs avec le grand club, ainsi que pour une rencontre en février.

«J’étais quand même un peu surpris d’avoir été rappelé. Je suis un choix de sixième ronde [176e au total], quand même. Mais j’ai eu une bonne année à ma première année à Chicago, dans la Ligue américaine. Et l’année passée au camp, ils m’ont donné une bonne chance. J’avais bien fait. Cette année, j’ai eu encore une autre bonne saison. Quand tu prouves que tu veux être là et que tu joues bien, ils te récompensent», a-t-il fait savoir celui qui a inscrit 40 points, dont 17 buts, en 42 matchs à San Antonio.

Et à en juger par l’utilisation que Mike Yeo a faite de Blais, le pilote semble aimer ce qu’il voit du jeune attaquant.

«Quand j’étais là, il me faisait jouer avec Jaden Schwartz et Brayden Schenn. J’étais dans un rôle offensif. C’est de même qu’ils me voient, comme un joueur offensif. Ils me mettent dans des situations pour que je “performe”. Ils ne me mettront jamais sur une quatrième ligne pour que je joue cinq minutes par match…» a-t-il laissé entendre l'auteur de un but et deux passes dans la LNH.


« Ils me voient comme un joueur offensif. Ils me mettent dans des situations pour que je “performe”. Ils ne me mettront jamais sur une quatrième ligne pour que je joue seulement cinq minutes par match… »
Samuel Blais au sujet des Blues de St. Louis

Ce sont deux blessures, dont une commotion cérébrale, qui ont mis un terme aux deux séquences de Blais avec les Blues. Dans ces intervalles, le temps passé à San Antonio, une équipe possédant beaucoup de Québécois dans son alignement, n’a pas été perdu.

«Je me suis fait des amitiés pour la vie. Nicolas Meloche et Alex Belzile, c’était mes deux meilleurs amis là-bas. Éric a aussi été bon avec moi aussi. Il était intense, il était sur mon dos souvent, mais c’était pour mon bien. Je sais qu’il m’aimait. Il voulait juste que je m’améliore. Et je l’ai vraiment aimé comme coach. J’ai appris beaucoup avec lui. J’ai appris que ce n’est pas juste les points qui comptent. Il faut pouvoir jouer dans les deux sens de la patinoire.»

Ce sont ces enseignements que Blais compte apporter au camp d’entraînement à St. Louis, où il se rendra dès la semaine prochaine, afin de profiter des installations des Blues. Il pourra voir si le travail effectué au cours de l'été avec le préparateur physique Jean-François Brunelle et le spécialiste du patinage de puissance Pierre Aubry aura porté fruits.

«Ils m’ont dit d’arriver prêt et on va voir ce qu’il va arriver. Je vais batailler pour un poste. J’ai des choses à prouver, mais en même temps, j’ai déjà fait mieux que des joueurs qui ont été repêchés avant moi. Ça me sert de motivation. Je veux juste continuer à travailler fort.»