Le quart Darian Durant n'a pas été en mesure de réveiller l'attaque des Alouettes, jeudi, contre les Lions. En fin de match, il a d'ailleurs été victime d'une interception, mettant fin aux espoirs de l'équipe.

Lions 23/Alouettes 16: Durant et l'attaque déçoivent encore

Après n'avoir inscrit que 15 points dans les trois premiers quarts, les Lions de la Colombie-Britannique et les Alouettes de Montréal en ont inscrit 23 au quatrième. Malheureusement pour les 18 728 spectateurs réunis au stade Percival-Molson, ce sont les visiteurs qui ont eu l'avantage, 23-16.
C'est le touché de Travis Lulay, marqué sur une petite course de deux verges, qui aura fait la différence. Pourtant, Darian Durant et les Alouettes ont eu l'occasion de niveler de nouveau la marque en reprenant le ballon avec 2:34 à faire. Mais une interception d'Anthony Gaitor sur un troisième essai et quatre verges à franchir est venue sceller l'issue de cette rencontre.
La passe de Durant était largement à court sur le jeu. «Je tentais seulement de faire un jeu, a expliqué le quart après la rencontre. C'était sur un troisième essai, je ne voulais surtout pas me faire rejoindre derrière la ligne de mêlée. Je voulais donner une chance à mon receveur en lançant le ballon dans les airs. C'était 50-50.»
C'est de nouveau l'attaque qui a fait défaut dans cette rencontre pour les locaux. Si elle a montré quelques beaux flashs, elle a encore une fois été en deçà des attentes.
Durant, particulièrement, devra en faire plus. Même s'il a complété 24 de ses 36 passes pour 245 verges, il n'a pas lancé de passe de touché et a été victime d'une interception, presque deux.
«Il n'y a que trois matchs de joués, c'est une longue saison», a indiqué le quart. «J'ai déjà fait partie d'équipes qui ont perdu cinq matchs d'affilée et gagné la coupe Grey. C'est une longue saison.»
Peut-être qu'on devrait aussi donner le ballon plus souvent à Tyrell Sutton? Celui qui a marqué l'unique touché des siens a offert une autre bonne performance au sol avec 54 verges en neuf courses.
«Tout le monde sur cette équipe pourrait demander davantage le ballon», a plutôt argué Sutton. «Nik Lewis, Tiquan Underwood, B.J. Cunningham. On voudrait tous le ballon plus souvent. Les choses n'ont pas tourné de notre côté et on doit retourner au boulot.»
Boris Bede a également été solide pour les Alouettes, avec des placements de 29, 51, et 45 verges. Jeremiah Johnson a inscrit les deux autres majeurs des vainqueurs. Ty Long a complété avec un placement de 13 verges.
«Les joueurs travaillent fort, mais on ne travaille pas toujours de façon intelligente», a souligné l'entraîneur-chef Jacques Chapdelaine. «Il faut éviter les punitions également, afin qu'on puisse poursuivre nos séquences ou stopper celles de l'adversaire. Il y a beaucoup d'intensité des deux côtés du ballon [...], mais on continue de ne pas survivre à nos bévues.»