Laurent Dubreuil pensait avoir une chance de monter sur le podium, vendredi, à l’anneau de glace d’Inzell. Le patineur de Saint-Étienne-de-Lauzon a terminé au 14e rang.

L’inverse d’une course parfaite pour Laurent Dubreuil

Afin d’avoir la chance de grimper sur le podium, ça lui prenait une course parfaite. Mais c’est plutôt l’inverse qui s’est produit pour Laurent Dubreuil qui a pris le 14e rang de l’épreuve de 500 mètres au Championnat mondial de patinage de vitesse longue piste par distance individuelle, vendredi matin, à l’anneau de glace d’Inzell.

Dubreuil, qui avait atteint le cinquième rang sur cette distance à la Coupe du monde d’Hamar, en Norvège, la semaine dernière, n’a pas été en mesure de mettre tous ses œufs dans le même panier pour son rendez-vous le plus important de la saison.

«Samedi dernier, j’étais à quatre centièmes de seconde du podium. J’avais le niveau pour rivaliser, mais ça me prenait une course exceptionnelle. Je voulais trop, aucune partie de ma course n’a été bonne», convenait-il, quelques minutes après avoir ramené un chrono de 34,803 secondes, à 57 centième du champion, le Russe Ruslan Musharov, vainqueur en 34,225 secondes.

Le patineur de 26 ans de Saint-Étienne-de-Lauzon n’a pas connu un bon départ et n’a pas pu rattraper ce temps perdu dans le premier tour.

«Quand ça ne commence pas bien, c’est comme se retrouver avec deux prises contre toi face au meilleur lanceur de la ligue», illustrait-il à propos du déroulement de sa course.

Avant de partir pour cette tournée importante, Dubreuil savait qu’il possédait les jambes pour patiner avec les plus rapides de la discipline. Il l’a prouvé, en Norvège, et espérait le faire à nouveau aux Mondiaux.

«Je n’étais pas dans les favoris, mais je pouvais faire partie des prétendants. J’ai essayé d’en donner un peu plus, j’en ai peut-être trop fait. Ça n’a pas pris la tournure que je désirais, je suis déçu», confiait-il.

Dubreuil avait besoin de sa meilleure course à ce moment précis, car il n’y a pas de seconde chance au Mondial par distance. «C’est cruel, mais c’est le sport», disait-il avec un brin de sagesse.

Un peu trop poussé

«Je pense sincèrement que j’avais une chance de médaille, mais je devais avoir une course parfaite, et ce n’est pas quelque chose qui se fait sur commande. Comme il ne s’agit pas de ma meilleure saison, je ne pouvais me dire de faire comme d’habitude. Mais à chaque fois que je me présente à un championnat du monde, j’y vais pour la médaille. Là, j’ai poussé un peu trop et ça m’a fait perdre des rangs», notait celui qui occupait le neuvième rang mondial au départ.

«Je savais qu’il y avait donc huit gars plus rapides que moi, cette saison. Je n’avais aucune marge de manœuvre. Je finis 14e, ce n’est pas un désastre non plus. Je suis jeune, je vais avoir encore de mauvaises courses, comme j’en aurai des meilleurs dans l’avenir. Je n’ai pas fait la course que je voulais, c’est dommage, mais il s’agit d’une très belle compétition, l’ambiance est incroyable, ici.»

Dubreuil participera à l’épreuve de 1000 mètres, samedi. Il ne s’agit pas de sa spécialité, mais l’idée de patiner sans attente pourrait l’aider à obtenir un meilleur résultat qu’au 500 m. «Un top 3, c’est impossible, mais ça ne veut pas dire que je ne pourrais finir dans le top 10, par contre», dit celui qui avait obtenu un meilleur classement au 1000 m qu’au 500, il y a deux ans à ce même Championnat du monde par distance.

Havard Holmefjord (Norvège) et Viktor Mushtakov (Russie) ont complété le podium. Le favori Pavel Kulizhnikov a pris le septième rang. Les Canadiens Gilmore Junio (17e) et Christopher Filoa (23e) étaient aussi à la ligne de départ.