En juin, la Série cubaine avait connu un grand succès à Québec et ailleurs dans la Ligue Can-Am.

L'intérêt international pour la ligue Can-Am grandit

L'engouement suscité par la dernière série cubaine a fait germer chez les dirigeants de la Ligue Can-Am l'idée d'un mini-tournoi international de milieu de saison. Un projet qui ne pourra toutefois pas voir le jour à l'été 2017.
Le succès sans précédent de la visite de l'équipe nationale cubaine l'été dernier a donné une visibilité inattendue au circuit Wolff en dehors des frontières américaines et canadiennes. Elle a non seulement piqué la curiosité du monde du baseball nord-américain, mais elle a aussi attiré l'attention de nombreuses formations internationales, qui aimeraient vivre la même expérience.
Des équipes de plusieurs pays, tels que Cuba, le Japon, la Corée du Sud, le Venezuela, le Panama et la République dominicaine, ont d'ailleurs déjà démontré leur intérêt à venir - ou à revenir - disputer une série de matchs contre des équipes de la Can-Am.
«La série cubaine a suscité énormément d'intérêt de la part de ces pays-là. Dans les différents marchés de la ligue, les gens ont adoré ces matchs-là, où il y avait plus de couleurs et une atmosphère différente. Les propriétaires et les autres équipes ont aimé l'impact aussi. Le tournoi international, c'est une nouvelle avenue qu'on n'aurait pas vue avant la Série cubaine», a indiqué le président des Capitales de Québec, Michel Laplante, après la conférence téléphonique au cours de laquelle les dirigeants de la ligue ont discuté du sujet, vendredi.
À la place des étoiles
Le hic, c'est que la Can-Am peut difficilement intégrer plus de deux équipes internationales à la fois à sa saison régulière. D'où l'idée de suspendre le calendrier en milieu de saison afin de tenir un tournoi de 30 jours, lors des années non olympiques. Les six équipes de la ligue affronteraient alors quatre équipes étrangères dans un tournoi qui culminerait avec une série deux de trois entre les deux formations possédant la meilleure fiche.
Cette finale remplacerait l'habituel Match des étoiles de la Ligue Can-Am. L'équipe gagnante remporterait un prix en argent (25 000  $) offert en collaboration avec un commanditaire.
Aussi intéressante soit-elle, cette formule ne pourra toutefois pas être implantée dès la prochaine saison, en raison de plusieurs contraintes de calendrier. «D'ici une semaine, on devrait arriver avec le calendrier, mais ce n'est pas facile. D'abord, parce que nous ne pourrons pas commencer à jouer chez nous avant le 1er juin, même si l'avancement des travaux sur le terrain va bien. De son côté, Trois-Rivières ne veut pas jouer durant le Grand Prix...» a laissé entendre Laplante.
Le temps commence toutefois à presser si la ligue veut être en mesure d'offrir ses habituels forfaits aux amateurs à temps pour les Fêtes. «D'habitude, on commence à vendre nos forfaits thématiques pour Noël. Là, ça va être difficile à faire parce qu'on n'a pas encore statué sur ces choix-là», a reconnu le président des Capitales.
Outre le mini-tournoi de mi-saison, Michel Laplante évoque d'autres scénarios possibles de collaboration internationale, mais toutefois moins probables, avec des formations étrangères. Comme celui pour les Capitales d'aller disputer une série de matchs à Cuba ou dans la ligue d'été du Venezuela.
«Il reste que la première étape, c'est le tournoi international de 30 jours en milieu de saison», a conclu Laplante, visiblement vendu à l'idée.
Après Cuba et le Japon, la Corée du Sud!
D'ici une semaine, la Ligue Can-Am devrait annoncer la participation de Cuba et de la Corée du Sud à son prochain calendrier. Ayant reçu de l'intérêt de plusieurs équipes en provenance d'Asie et d'Amérique du Sud, les dirigeants du circuit Wolff auraient vraisemblablement arrêté leur choix sur ces deux pays.
Il s'agira d'une deuxième visite pour Cuba, après le succès inespéré de la série présentée à l'été 2016, alors que ce sera une première expérience avec la Corée du Sud. «La Corée est vraiment intéressante. Dans le fonctionnement qu'ils ont là-bas, le baseball indépendant est fort et ils ont les moyens de venir. C'est une équipe qui ne serait pas compliquée à faire venir et son calibre de jeu serait intéressant aussi. Dans les dernières années, c'est un pays qui s'est souvent rendu en finale ou loin à la Classique mondiale [3e en 2006 et 2e en 2009]. C'est une force dans le baseball. Ils ont une longueur d'avance», a admis Michel Laplante.
Le président des Capitales de Québec sera également heureux de poursuivre sa collaboration avec Cuba, avec qui il a écrit une page de l'histoire du baseball en 2016, pourvu que la formation puisse se plier au calendrier de la Can-Am. «Cuba veut revenir. La série, ç'a été très gros pour eux, là-bas. C'est vraiment important pour eux qu'on les reconsidère, mais il faudra être patient. Ils devront fitter dans notre calendrier.»
Laplante n'exclut pas la venue d'équipes du Panama, du Japon, dont la situation financière est toutefois plus précaire, ou encore du Venezuela, qui pourrait faire face à des problèmes de visas aux États-Unis. La Ligue Can-Am doit encore déterminer si elle souhaite que ces affrontements comptent à son classement général, comme ce fut le cas la saison dernière. Elle devrait faire connaître ses intentions d'ici la semaine prochaine.