Étendue de tout son long, l’Américaine Lindsey Vonn grimace de douleur quelques instants après avoir franchi la ligne d’arrivée lors du super-G de Saint-Moritz, samedi.

Lindsay Vonn blessée au dos

ST. MORITZ — Lindsey Vonn, qui a fait des prochains Jeux olympiques d’hiver à PyeongChang la priorité de sa saison, s’est blessée au dos lors du super-G de Saint-Moritz, samedi.

L’Américaine de 33 ans, une des meilleures skieuses de l’histoire, a réussi à terminer son parcours et s’est couchée sur le côté une fois la ligne franchie, ayant ensuite beaucoup de mal à se relever. Courbée, elle a ensuite rejoint la tente médicale.

Environ une heure après la fin de sa course, Vonn, qui était accompagnée de son père Alan Kildow, a quitté la zone d’arrivée en marchant très lentement avant de s’engouffrer dans une voiture. Elle a pris le temps auparavant de faire quelques pas pour aller féliciter la Suissesse Jasmine Flury, qui a réalisé le meilleur temps.

Sur Twitter, Vonn a expliqué que son dos s’est coincé à la sixième porte. «Elle a continué à skier malgré la douleur, mais n’avait plus de puissance pour pousser», a commenté l’équipe américaine, sur Twitter également. L’Américaine s’était élancée en quatrième position et avait signé le troisième temps provisoire avant d’être rétrogradée à la 24e place.

«Nous verrons comment je me sens demain et nous déciderons alors si je prendrai le départ», a-t-elle ajouté au sujet du combiné de dimanche.

La championne olympique de descente en 2010 et quadruple lauréate du classement général de la Coupe du monde connaît un début de saison difficile. Vonn a notamment chuté il y a une semaine dans la descente de Lake Louise, en Alberta. 

Du côté des Suisses, l’heure était à la joie à la suite du doublé de Flury et de Michelle Gisin, la première devançant la seconde par 10 centièmes de seconde. 

«Je n’y crois pas encore. J’ai essayé d’être la plus agressive possible et de garder de la vitesse. J’avais du soleil, pas de vent, donc j’ai eu de la chance, d’autres en ont eu moins», a souligné la gagnante, qui a signé ainsi son premier succès en Coupe du monde. 

Tina Weirather, la skieuse du Liechtenstein qui visait un troisième succès d’affilée dans la spécialité, a pris la troisième place à 16 centièmes de seconde. Gisin a salué «un podium presque entièrement suisse» puisque Weirather s’entraîne avec l’équipe de Suisse.

Pinturault remet ça

À Val-d’Isère, une belle balise sur la route des JO, Alexis Pinturault a remporté le géant, confirmant son succès de 2016 sur la Face de Bellevarde rendue encore plus exigeante en première manche par les conditions météo. «Gagner à domicile, je ne sais pas si c’est le plus dur, mais c’est ce qu’il a de plus beau. Alors, le faire deux années de suite, c’est assez incroyable.»

Le Français de 26 ans a remporté son 20e succès en Coupe du monde grâce à un chrono qui lui a permis de devancer l’Allemand Stefan Luitz par 28 centièmes de seconde et l’Autrichien Marcel Hirscher par 54 centièmes. «Mon but, c’est de m’améliorer de course en course, prendre des repères, avec l’objectif des Jeux olympiques», a souligné Pinturault , metteur au point sourcilleux alors que les géantistes pilotent désormais des skis autorisant des courbes de 30 mètres de rayon, contre 35 m précédemment.

Le vent, qui avait obligé le jury à abaisser le départ de sept portes, la neige accumulée et changeante et une visibilité réduite étaient venus s’ajouter aux difficultés naturelles du terrain sur le premier tracé. En seconde manche, Pinturault a «agressé» la piste. «Ici, on est toujours à 10 dans l’échelle de prise de risques, on se doit d’être à dix! Sinon on est très loin derrière. Mais il faut aussi essayer de trouver l’équilibre, rester sur nos bases.»