Eric Lindros avec Pierre Pagé et Pierre Gauthier lorsque les Nordiques l'ont repêché en 1991.

Lindros avait «démarré du mauvais pied avec tout le monde», selon Cherry

Plus de 25 ans après avoir appuyé Eric Lindros dans sa décision de refuser de signer un contrat avec les Nordiques de Québec, le coloré commentateur sportif Don Cherry a déclaré samedi soir que l’ancien 88 avait démarré sa carrière «du mauvais pied avec tout le monde».

Cherry a fait cette déclaration lors de son passage à l’émission Hockey Central du réseau SportsNet samedi pour commenter le récent retrait de son chandail numéro 88 par les Flyers de Philadelphie, auxquels les Nordiques l’avaient échangé contre Steve Duchesne, Ron Hextall, Kerry Huffman, Mike Ricci, Chris Simon, les droits sur l’attaquant Peter Forsberg, les choix de première ronde des Flyers en 1993 et 1994 et la somme de 15 millions $.

L’ex-entraîneur des Bruins de Boston n’a toutefois pas nommé spécifiquement les Nordiques, élaborant surtout sur la décision de Lindros de refuser de s’aligner avec les Greyhounds de Sault Ste. Marie au début de sa carrière junior.

«Il a commencé du mauvais pied... Wayne Gretzky est allé à Sault Ste. Marie... Je sais que Sault Ste. Marie n’est pas Québec, mais il a juste refusé d’y aller... En fait, il a démarré du mauvais pied avec tout le monde», a répondu Cherry, appelé à se prononcer sur la réputation controversée du surdoué de London. «Mais il a été si bon. Pendant cinq ans, il était le meilleur joueur de hockey au monde», a-t-il ajouté.

Propos incendiaires en 1991

En 1991, Don Cherry avait suscité la colère de plusieurs au Québec en défendant la décision de Lindros de ne pas signer avec les Nordiques. «Ils ne veulent pas de notre affichage, ils ne veulent pas de notre langue et ils ne sont pas capables de comprendre pourquoi un jeune Ontarien de 18 ans ne veut pas jouer là-bas. Vivez avec!» avait-il alors lancé.

Lors de son passage à l’émission Tout le monde en parle l’an dernier, quelques mois après avoir été admis au Temple de la renommée du hockey, Lindros avait affirmé que c’était uniquement à cause de (l’ex-propriétaire des Nordiques) Marcel Aubut, pour qui il n’avait aucun respect, qu’il avait refusé de s’aligner avec l’équipe qui l’avait repêché.