L'entraîneur-chef de l'Impact Rémi Garde s’est dit très déçu de ne pas voir Jimmy Briand débarquer à Montréal, lorsqu'il a été interrogé sur le sujet par les médias, en compagnie du directeur technique de l'équipe, Adam Braz.

L'Impact veut tourner la page sur la dernière semaine

MONTRÉAL — Après avoir subi l’élimination en Championnat canadien et vu une entente avec l’attaquant français Jimmy Briand être avortée, l’Impact de Montréal va conclure sa semaine en accueillant la meilleure formation de la MLS.

L’Impact (9-12-1) affrontera l’Atlanta United (13-4-5) samedi, à 19h, au stade Saputo, et tentera de poursuivre sur sa belle séquence de 6-2-1 en saison régulière depuis le 2 juin.

La formation montréalaise est rentrée de son voyage de deux rencontres sur la côte ouest — un nul de 2-2 contre les Timbers de Portland et un revers de 2-0 face aux Whitecaps de Vancouver — avec de mauvaises nouvelles.

Une entente pour faire l’acquisition de Briand est tombée à l’eau jeudi, quatre jours après que l’équipe eut affirmé sur son compte Twitter que le Français âgé de 32 ans devait arriver à Montréal pendant la semaine et porterait bientôt l’uniforme bleu-blanc-noir. L’équipe a soutenu que des demandes de dernières minutes du clan Briand ont forcé l’annulation de l’entente.

Cinquième au classement de l’Association de l’Est, l’Impact a nettement besoin de renforts du côté des attaquants. L’équipe a inscrit seulement 28 buts en 22 matchs cette saison et les attaquants Matteo Mancosu et Anthony Jackson-Hamel ont été limités à deux buts chacun depuis le début de la campagne. De plus, Jackson-Hamel est présentement blessé.

Briand évoluait en Ligue 1 avec l’En Avant de Guingamp et avait déjà joué sous l’entraîneur-chef actuel de l’Impact, Rémi Garde, à l’Olympique lyonnais. Garde s’est dit très déçu de ne pas voir son ancien protégé débarquer à Montréal, mais il était déjà prêt à tourner la page.

«J’aimerais que mon équipe soit plus efficace dans la surface de réparation, mais nous avons aussi prouvé au cours des dernières semaines que nous avons une bonne équipe, une équipe qui peut gagner des matchs, a-t-il dit. L’équilibre de l’équipe est aussi important.

«Il est parfois difficile ou il prend parfois un peu de temps avant de créer de la chimie au sein d’un groupe. Et parfois, une bonne chimie va vous donner de meilleurs résultats que de placer de meilleurs joueurs à côté des autres. L’objectif est d’améliorer les individus, et pas de détruire ce qui a été construit.»

Encore des questions

Ce qui a mené à l’échec de l’acquisition de Briand demeure incertain.

Le représentant de Briand, Sendor Dorcent, a affirmé sur les ondes de la station radiophonique 91,9 FM que Briand souhaitait des garanties au niveau de l’intégration de sa famille à Montréal, notamment du côté du logement, des frais scolaires et d’autres compensations d’une valeur totale d’environ 150 000 $. L’Impact avait accepté de payer un frais de transfert à l’En Avant.

Le directeur technique de l’Impact, Adam Braz, a indiqué que ces ajouts auraient été comptabilisés dans le calcul de la masse salariale puisque Briand aurait été rémunéré via un montant d’allocation ciblé, et non en tant que joueur désigné.

«Ces ajouts changent la dynamique de l’entente, a indiqué Braz. Il est aussi important de noter que nous comprenions qu’ils avaient accepté l’entente et que les documents avaient été préparés pour la MLS concernant le transfert, le contrat et les billets d’avion pour sa famille et lui.

«C’est pour ça que c’est une grosse surprise et que c’est décevant.»

Il a été suggéré que l’Impact aurait pu fournir les avantages demandés par Briand sans les inscrire dans le contrat. Le clan Briand aurait toutefois exigé une garantie écrite dans le contrat.

L’Impact devra maintenant trouver une autre solution. Et il devra aussi trouver un moyen de freiner l’Atlanta United, qui possède un dossier de 6-2-2 à l’étranger cette saison.

Il s’agira pour le Bleu-blanc-noir du dernier match d’une série de sept en 22 jours, incluant un revers de 2-1 au total des buts contre les Whitecaps dans une demi-finale aller-retour du Championnat canadien.

«Ce sera un match difficile, particulièrement quand vous avez 72 matchs dans un mois dans les jambes, a dit le milieu de terrain Samuel Piette en exagérant un peu. Mais ce sera le dernier d’une longue séquence.

«C’est le meilleur moment pour rebondir. Si nous obtenons un bon résultat contre Atlanta, ce sera très bon. Nous connaissons de bons moments en MLS. Et maintenant, nous n’avons pas le choix de nous concentrer uniquement sur la saison régulière.»