«Je n’aurais jamais pensé devoir faire ça. Ce sera intéressant à regarder», a reconnu l’arrière latéral Daniel Lovitz (à gauche), quand il a été questionné à savoir s’il allait encourager le TFC.

L’Impact se bouche le nez et espère une victoire du Toronto FC

L’Impact de Montréal et ses partisans devront se résoudre à l’impensable, mercredi soir : espérer une victoire du Toronto FC contre le D.C. United de Washington.

La formation montréalaise (13-15-4) se retrouve au septième rang du classement de l’Est, un point derrière le D.C. United (12-11-8) et le sixième et dernier rang donnant accès aux éliminatoires. La bande à Wayne Rooney disputera son dernier match en main sur le Bleu-blanc-noir mercredi, quand elle accueillera le Toronto FC.

L’Impact souhaiterait donc recevoir un coup de main de son grand rival, qui sera au stade Saputo, dimanche. «Je n’aurais jamais pensé devoir faire ça. Ce sera intéressant à regarder», a reconnu l’arrière latéral Daniel Lovitz, quand il a été questionné à savoir s’il allait encourager le TFC.

Théorie du complot

Les membres de l’Impact interrogés mardi ont été prudents quand il a été question des théories du complot qui pourraient mijoter dans la tête de certains. Après tout, le contexte donne l’excuse parfaite au TFC pour envoyer sur le terrain une équipe moins aguerrie contre le United et mettre des bâtons dans les roues de l’Impact en encaissant une défaite.

«Ce serait assez mesquin si c’était le cas», a dit Lovitz, ne pouvant s’empêcher de sourire quand l’idée lui a été présentée. «Ce n’est pas impensable, mais comme toutes les autres équipes, ils veulent gagner. Même s’ils sont éliminés de la course, ils ont quand même leur fierté. C’est une bonne équipe qui n’a pas joué à son plein potentiel cette saison et je suis certain que les joueurs veulent terminer la saison sur une bonne note.»

«Je ne pense pas que ce soit dans la culture de ce club de lever le pied, de faire en sorte que l’on pourrait poser des questions sur le fonctionnement du championnat», a renchéri l’entraîneur-chef Rémi Garde. «Je n’ai pas trop d’inquiétudes. En tout cas, pas avant le match. Nous ferons le point après s’il y a des choses à dire!

«Mais c’est comme lorsque j’ai été questionné sur l’arbitrage avant les matchs. Je ne peux pas imaginer une seule minute qu’un championnat qui veut se développer puisse se permettre de soulever des soupçons sur des matchs qui n’ont pas été joués à fond.»

Même si l’Impact se retrouve maintenant du mauvais côté de la ligne rouge, les joueurs ont repris l’entraînement avec sérénité mardi, après avoir bénéficié de trois jours de congé. «Je le répète souvent, mais nous contrôlons seulement ce que nous pouvons faire», a dit Garde.

«Là, nous avons un point de retard sur D.C., sur une place en éliminatoires. Nous allons démarrer le prochain match avec un, deux ou quatre points de retard. Mais au football, tant qu’il reste des minutes à jouer, tout est encore possible. Je sens que mes joueurs sont déterminés à aller à la guerre jusqu’à la dernière seconde.»