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Michel Laplante
Michel Laplante

Ligue Frontier: Laplante espère acheter encore un peu de temps

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
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Michel Laplante a mis le cap sur la Floride, lundi, afin de participer à une réunion des gouverneurs de la Ligue Frontier qui pourrait être cruciale pour la prochaine saison des Capitales de Québec, des Aigles de Trois-Rivières et des Titans d’Ottawa dans le circuit de baseball indépendant.

Et c’est avec une valise de couleur rouge foncé qu’il se rend à Orlando, où les 13 clubs américains de la Ligue Frontier voudront savoir ce qu’il advient de la situation épidémiologique qui prévaut au Canada à moins de deux mois du lancer d’ouverture de la saison 2021.

«Le risque existe qu’on me dise qu’ils joueront à 12 ou 13, cette saison. L’incertitude actuelle n’aide personne, ni eux, et surtout pas nous. Ils ont fait preuve d’une grande compréhension jusqu’à présent, je vais essayer de leur demander encore un peu de temps dans l’espoir que la situation évolue favorablement dans les prochaines semaines. Mais de leur côté, c’est sûr qu’ils jouent», confiait Laplante avant son départ.

La réunion de la Ligue Frontier se tient mardi et mercredi. On y discutera notamment de l’identité du prochain commissaire, à la suite du départ de Bill Lee (ne pas confondre avec l’ancien lanceur des Expos), mais surtout, de ce que feront les trois équipes canadiennes.

«Si je pouvais éviter ce voyage aux États-Unis, je le ferais, mais je dois absolument y aller pour défendre les intérêts des Capitales, des Aigles et des Titans, dont je serai le porte-parole à la table. Nos partenaires américains ont aussi des décisions à prendre, une saison à planifier, des dépenses à faire, des billets à vendre. Est-ce qu’on modifiera notre calendrier en début de saison? Est-ce qu’on pourra aller jouer aux États-Unis comme prévu? Est-ce qu’ils pourront venir ici? Pour l’instant, je ne peux pas répondre à ces questions.»

Sommes-nous donc à l’étape où ça passe ou ça casse, pour Québec, Trois-Rivières et Ottawa?

«J’espère que ce ne sera pas la réunion où la décision se prendra et que je pourrai les convaincre de reporter celle-ci vers la fin du mois d’avril pour que je puisse avoir des réponses plus précises à leur donner à ce moment.»

Spectateurs

En début de semaine dernière, la Ligue Frontier a confirmé que la saison 2021 aurait lieu dans les marchés américains avec une capacité de spectateurs allant de 25 % à 100 % selon les États. Pour l’instant, Laplante espère qu’on lui donnera le feu vert pour accueillir des spectateurs comme les salles de spectacles lorsque la région reviendra en zone orange avec l’espoir que cette limite sera plus généreuse avec le temps.

Laplante se croise les doigts pour que les hospitalisations ne grimpent pas d’ici là, pour que les cas positifs se stabilisent et pour que des millions de Québécois et Canadiens soient vaccinés d’ici la fin du mois de mai. Il voudra aussi savoir ce qu’il adviendra de l’ouverture la frontière, si la quarantaine de 14 jours est maintenue encore longtemps, si les joueurs américains vaccinés pourront s’amener au pays plus facilement, etc..

«Ce n’est pas évident pour quiconque est dans l’événementiel. Si on décide de jouer, mais qu’on doit abandonner après trois semaines ou un mois, penses-tu que la Ligue serait bien contente et qu’on nous accueillerait à bras ouverts, la saison prochaine? On nage présentement en pleine incertitude, on pense à un paquet de scénarios», dit-il en assurant que les joueurs mis sous contrat étaient bien au fait de la situation.

Une division à trois équipes avec un club itinérant pourrait être une option. Et s’il n’y avait pas de saison ou si aucun amateur ne pouvait assister aux matchs, quel serait l’avenir de l’équipe?

«Ce sera le sujet d’un autre texte», répondait-il en espérant ne pas avoir à aborder ce dossier.

«Je sais que le baseball n’est pas la priorité dans la société, présentement, mais il me semble que présenter une saison donnerait un peu l’espoir d’avoir une vie plus normale», notait celui qui devra se taper une quarantaine à son retour. Le hic, c’est qu’une autre réunion est prévue, moins de deux semaines plus tard, encore aux États-Unis.