Il est fort possible que l’équipe nationale cubaine ne soit pas de retour après deux visites d’affilée depuis 2016.

Ligue Can-Am: une série internationale sans Cuba?

Le retour de baseball dans la famille olympique pourrait modifier le portrait des séries internationales disputées depuis quelques saisons dans la Ligue Can-Am. Si la République dominicaine tient à venir racheter sa mauvaise aventure de 2017, il est fort possible que l’équipe nationale cubaine ne soit pas de retour après deux visites d’affilée depuis 2016.

Voilà l’un des sujets importants qui seront à l’ordre du jour de la réunion de la Ligue Can-Am, lundi et mardi, en terrain neutre, à Montréal. Parmi les autres discussions, on abordera aussi la façon de réduire la durée des matchs et les possibilités d’expansion dans un avenir rapproché.

«La Ligue n’annoncera pas une expansion, cette semaine. En fait, on pourrait tout autant parler de fusion ou d’union. Si jamais Montréal se greffait à la Ligue Can-Am, ça ferait une division canadienne dans le Nord-Est qui deviendrait fort attrayante pour n’importe quelle ligue indépendante», a dit le président des Capitales de Québec, Michel Laplante, à propos de cette réunion.

La Ligue Can-Am misera encore sur les six mêmes formations, en 2018, soit Québec, Trois-Rivières, Ottawa, Rockland, New Jersey et Sussex. Deux autres équipes internationales viendront disputer une vingtaine de matchs chacune, comme c’est le cas depuis trois ans avec le Japon, Cuba et la République dominicaine.

«On sait que les gens aiment ça. Si on est capable de créer l’effet «wow», comme ce fut le cas avec Cuba lors de leur première tournée, c’est idéal. Le retour du baseball aux Jeux olympiques pourrait cependant compliquer un peu les choses, parce que les pays devront participer à différents tournois pour s’y classer.»

Ainsi, il écartait déjà la venue de l’équipe des Pays-Bas. Si la République dominicaine est «presque certaine de revenir», il en va autrement de la sélection cubaine, bien que la présence de joueurs de l’île castriste avec les Capitales n’est aucunement compromise.

«Il y a de l’intérêt de part et d’autre, mais ç’a été un peu compliqué, l’an passé. Miles [Wolff] a aussi eu des discussions avec diverses ligues indépendantes», a noté Laplante en parlant du commissaire.

Le dôme attire l’attention

Par ailleurs, ce n’est pas un hasard si l’assemblée de la Ligue Can-Am se tient à Montréal. L’utilisation à l’année du Stade Canac grâce à l’installation d’un dôme a ravivé de l’intérêt dans certaines villes.

«Contrairement à une époque, la construction d’un stade de baseball n’est plus juste perçue pour servir une équipe professionnelle mineure. Nous avons fait la démonstration, à Québec, que les Capitales ne l’occupaient plus que 12 à 15% du temps. Bien sûr, la présence d’une équipe «pro» offre de la visibilité à un partenaire qui donne son nom au stade [comme Canac, à Québec], mais il y a maintenant une harmonie entre le club professionnel, le baseball mineur, la ville et la communauté. Ça change complètement les choses et un maire peut désormais défendre un tel projet», a expliqué Laplante, en ajoutant qu’il y a de l’intérêt dans la région de Montréal, mais qu’aucun propriétaire n’était encore identifié.

Enfin, la Ligue Can-Am souhaite réduire la durée de ses matchs, qui durent en moyenne 20 minutes de plus qu’il y a sept ou huit ans. «Dans le sport en général, les athlètes ont oublié que les salaires étaient payés par les amateurs. Il faut changer certaines habitudes, et peut-être que cela passe par des sanctions pour avoir retardé le match inutilement, voilà l’essence de nos discussions, cette semaine.»