David Côté est sur le point de partir avec une quarantaine d'autres espoirs collégiaux québécois pour une tournée de deux semaines aux États-Unis, dans 11 camps organisés par les universités les plus prestigieuses de la NCAA.

Ligne droite vers la NCAA pour le botteur David Côté

En plus de tracer les lignes blanches sur les terrains de soccer de l'arrondissement Des Rivières à Québec, David Côté fera tout cet été pour tracer une ligne directe entre son pied droit et une grande équipe de football universitaire aux États-Unis.
«C'est un peu spécial comme job, mais c'est un emploi d'été simple qui me permet de m'entraîner», explique le résident du quartier Lebourgneuf. Tout près de l'Académie Saint-Louis, où il a fait son secondaire et commencé le football comme receveur de passes.
C'est à son entrée au cégep, en 2014, qu'il s'est concentré sur le boulot de botteur. Le numéro 19 a depuis été étoilé sur la scène québécoise à ses deux saisons au Campus Notre-Dame-de-Foy, en plus de disputer une finale du Bol d'or. Il lui reste un automne sous les ordres de l'entraîneur-chef Marc-André Dion, avec le Notre-Dame.
Après, l'athlète de 19 ans souhaite réaliser son rêve d'évoluer dans la NCAA. Et il y travaille depuis plus d'un an. Entre autres avec l'entraîneur montréalais Yves Dossous et son camp AllOut.
En compagnie d'une quarantaine d'autres espoirs collégiaux québécois, ils s'apprêtent à partir pour une tournée de deux semaines aux États-Unis dans 11 camps estivaux de certaines des institutions les plus prestigieuses : Michigan, Akron, Pittsburgh, Toledo, Ohio State, Marshall, Rutgers, Penn State, Syracuse.
Côté a de plus été invité personnellement au camp des botteurs de l'Université de l'Alabama, le samedi 4 juin. Le Crimson Tide est l'équipe grande championne en titre du football universitaire américain. Rien que ça.
«Je ne veux pas me mettre trop de pression, mais ça reste Alabama. C'est un gros camp important. Ils ont gagné le championnat. Ce sera important de bien performer», affirme celui qui compte entrer à l'université en janvier prochain.
Savoir saisir sa chance
Il s'avoue conscient que d'être Canadien et francophone ne joue pas en sa faveur dans ce genre d'exercice. «Mais si tu es meilleur que l'Américain, tu peux prendre sa place. Si tu es assez bon, ils vont te prendre!» est-il convaincu.
C'est pour cela qu'il met tout en oeuvre pour atteindre son objectif. Toutes ses démarches ne sont pas gratuites et la facture totale atteindra bientôt 10 000 $. De là l'importance de son travail de traceur pour le club de soccer Phénix. Ses parents mettent aussi la main dans leur poche, mais le jeune décaisse une part appréciable de l'investissement.
Advenant une fin de non-recevoir au pays de Vince Lombardi, Côté ne dit pas non aux universités québécoises. Il était en visite à McGill samedi dernier; Laval et Sherbrooke lui font aussi de l'oeil. «Je vais attendre de voir avant de faire des choix. Plus tu as de choix, mieux c'est», résume-t-il.