Les Cataractes de Shawinigan avaient été les premiers à organiser pareil événement lorsqu'ils avaient reçu les Tigres de Victoriaville et les Remparts de Québec aux Grandes estrades du Festival western de Saint-Tite, les 23 et 24 janvier 2015.

Une 2e Classique hivernale et l'Ontario dans la mire de Courteau

D'ici deux ans, la Ligue de hockey junior majeur du Québec entend tenir la deuxième Classique hivernale de son histoire et disputer des matchs interlock avec des équipes de la Ligue de hockey de l'Ontario (OHL), a affirmé Gilles Courteau, mercredi.
Il ne s'agit là que de quelques-uns des sujets abordés par le commissaire de la LHJMQ lors d'une première séance de questions-réponses hebdomadaire avec les amateurs, présentée en direct par l'entremise de la page Facebook de la Ligue, mercredi.
À cette occasion, il a révélé que les Voltigeurs de Drummondville s'étaient montrés intéressés à accueillir une Classique hivernale, un projet qu'il croit réalisable d'ici deux ans. Les Cataractes de Shawinigan avaient été les premiers à organiser pareil événement lorsqu'ils avaient reçu les Tigres de Victoriaville et les Remparts de Québec aux Grandes estrades du Festival western de Saint-Tite, les 23 et 24 janvier 2015.
Parallèlement, Gilles Courteau s'est dit très intéressé par le projet d'une rencontre extérieure entre les Olympiques de Gatineau et les 67's d'Ottawa, dans l'éventualité d'un match extérieur entre le Canadien et les Sénateurs à Ottawa, afin de célébrer le centenaire de la LNH, la saison prochaine. «Si ce projet-là se réalise au niveau de la LNH, c'est sûr qu'au niveau junior majeur, on sera définitivement intéressés à regarder cette possibilité-là», a-t-il fait savoir, ajoutant que l'événement serait intéressant à la fois pour les amateurs et les télédiffuseurs.
Dans la même fenêtre de deux ans, le commissaire a révélé que la LHJMQ prévoit, à la demande des Huskies de Rouyn-Noranda, de mettre sur pied un calendrier interlock avec des formations de la Ligue de hockey de l'Ontario (OHL). Une expérience précédente s'était avérée positive.
Pas moins de matchs
Courteau ne croit par ailleurs pas que la LHJMQ diminuera de sitôt le nombre de matchs (68) disputés en saison régulière, même si la Ligue fait de sa politique scolaire une priorité et que les baisses d'assistance marquées de l'automne s'expliquent en grande partie par le peu de popularité des matchs présentés en semaine. «Si on peut démontrer par une étude, chiffres à l'appui, qu'une diminution du nombre de matchs ne mènera pas à une diminution de revenus, combinée à une diminution des dépenses, ça pourrait être envisagé», a-t-il estimé.
Il n'a pas non plus rejeté l'idée d'instaurer dans son circuit un challenge des entraîneurs, comme celui qui prévaut actuellement dans la LNH. «Il va falloir qu'on se penche sur la faisabilité d'un challenge des coachs et sur ce que ça veut dire en termes d'équipement additionnel pour les arénas et d'aspect financier.
Courteau s'est en outre fait rassurant quant à la situation financière du Drakkar qui, en manque de liquidités, a dû demander une avance de 100 000 $ à la Ville de Baie-Comeau, cette semaine. L'organisation, dont la moyenne d'assistance n'est que de 1700 amateurs par match, remboursera la somme sans intérêt d'ici 2021. «Je ne suis pas inquiet. C'est une organisation très solide.»