«J'espère être une inspiration pour certains joueurs qui pensent peut-être quitter, s'ils ne se font pas repêcher. Même si on se fait pas repêcher, il faut continuer», a indiqué Steve Duchesne, mercredi.

Steve Duchesne espère servir d'inspiration

Émotif au moment d'être intronisé au Temple de la renommée de la LHJMQ mercredi, l'ancien des Voltigeurs de Drummondville Steve Duchesne, qui a évolué 17 ans dans la LNH à Los Angeles, Philadelphie, Québec, St. Louis, Ottawa et Detroit, espère servir d'inspiration aux joueurs qui évoluent dans le circuit Courteau.
«J'ai tout appris à Drummondville, à avoir des blondes, à conduire. Ils m'ont développé comme un jeune homme. C'est tout un honneur de me retrouver en compagnie des autres intronisés Pierre Sévigny, Richard Brodeur, Michel Goulet et M. [Charlie] Henry... Je trouve ça assez spécial. Je ne sais pas si je le mérite, mais je vais le prendre!» s'est-t-il enthousiasmé.
Repêché en 12e ronde par les Voltigeurs, le défenseur à caractère offensif n'avait pas été réclamé dans la Ligue nationale de hockey, mais a tout de même connu une belle carrière professionnelle.
«J'espère être une inspiration pour certains joueurs qui pensent peut-être quitter, s'ils ne se font pas repêcher. Même si on se fait pas repêcher, il faut continuer. Il y a une porte ouverte et c'est d'essayer de prendre avantage de ça», a indiqué Duchesne, qui vit maintenant à Dallas, où il est président d'une franchise de la ECHL.
Encore aujourd'hui, le défenseur affirme ne nourrir qu'un seul regret par rapport à sa carrière, et c'est la manière dont il a quitté les Nordiques, avec qui il venait de connaître sa meilleure saison (82 points en 82 matchs) en 1992-1993. Après avoir fait la grève, il avait été échangé aux Blues de St. Louis en compagnie de Denis Chassé contre Bob Bassen, Garth Butcher et Ron Sutter.
«[Mon passage à Québec], c'était de toute beauté. Mais je regrette encore un peu la fin... J'aurais tellement aimé ça revenir à Québec! [...] Mais de finir comme ça, avec M. Aubut... On fait des erreurs dans la vie et c'était une erreur. Je voulais plus d'argent et ce n'était pas bon. Ça m'a affecté beaucoup», a confié le récipiendaire d'une Coupe Stanley avec les Red Wings.
Duchesne affirme toutefois avoir encore le coeur dans la capitale, à qui il souhaite de retrouver rapidement une équipe de la LNH.
«Ce serait bon, une bonne rivalité avec Montréal, et peut-être aussi que ça pourrait inspirer nos jeunes Québécois. Ça pourrait aider à revitaliser nos jeunes joueurs et à les développer.»