Le commissaire Gilles Courteau

Propos diffamatoires: Courteau et la LHJMQ ont gain de cause

Gilles Courteau et la Ligue de hockey junior majeur du Québec, dont il est le commissaire, ont eu gain de cause dans le procès les opposant à Glenn Gumbley, fondateur de l'Association des joueurs de la Ligue canadienne de hockey (AJLCH), organisme resté à l'état de projet.
Ce dernier a été condamné, le 21 juin, à verser 5000 $ en dommages punitifs à Courteau et à la Ligue, à verser un autre 5000 $ au commissaire pour dommages moraux et à publier une lettre d'excuses sur les plateformes Web de l'AJLCH.
Le juge David R. Collier, de la Cour supérieure, s'est rangé derrière les arguments de Courteau et de la LHJMQ, qui dénonçaient les propos diffamatoires tenus contre eux par Gumbley sur les réseaux sociaux en 2016.
Partisan de l'introduction d'un syndicat pour les joueurs du hockey junior canadien, Gumbley a multiplié les attaques contre Courteau et la LHJMQ. Parmi elles, il a entre autres accusé la ligue d'être dirigée «par des cols blancs criminels qui tirent avantage des enfants».
En novembre, les avocats des plaignants avaient envoyé une mise en demeure à Gumbley, l'exhortant à cesser d'émettre de tels propos et à retirer ceux déjà publiés. L'homme avait alors refusé. 
Dans le jugement du 21 juin, le juge Collier a d'ailleurs ordonné à Gumbley d'effacer les propos litigieux. Une liste qui comprend 49 déclarations.
Lundi, les comptes Twitter et Facebook sur lesquels les commentaires diffamatoires sont d'abord apparus avaient été fermés.
La semaine dernière, le cabinet de la ministre du Travail, Dominique Vien, confirmait que la LHJMQ sera soustraite à l'application de la Loi sur les normes du travail. Les propriétaires n'auront donc pas à payer le salaire minimum à leurs joueurs, qui seront considérés comme des «athlètes-étudiants».