Nico Hischier (à gauche), des Mooseheads d'Halifax, et Nolan Patrick, des Weath Kings de Brandon, sont les deux plus beaux espoirs du prochain repêchage de la LNH. Ils participeront au Match des meilleurs espoirs disputé lundi au Centre Vidéotron.

Nolan Patrick, le prétendant au trône

Ça ne l'offusque pas d'entendre dire que le premier choix du prochain repêchage de la LNH n'est pas déjà déterminé à l'avance, comme ce fut le cas lors des deux derniers encans amateurs. «Je ne pense pas qu'il y aura un autre Connor McDavid avant bien longtemps», admet Nolan Patrick, sérieux prétendant au trône en 2017.
Le joueur de 18 ans des Weath Kings de Brandon (Ligue de l'Ouest) est le point de mire du Match des meilleurs espoirs Sherwin-Williams de la LCH/LNH disputé au Centre Vidéotron, lundi. Comme la plupart des 40 joueurs évoluant dans les trois entités de la Ligue canadienne (Québec, Ontario, Ouest) ayant été invités à faire partie des équipes Cherry et Orr, il est arrivé en ville, samedi, excité à l'idée de se produire devant environ 250 dépisteurs de la LNH.
Patrick en est à sa troisième saison dans le hockey junior majeur canadien, mais il vient de rater 35 matchs en raison d'une blessure au haut du corps. Il n'a disputé que cinq matchs depuis son retour au jeu, en janvier, mais il est tout de même considéré comme étant le premier de classe par le Bureau central de dépistage de la LNH.
Qu'a-t-il donc à prouver, ici? «Je ne peux pas vraiment améliorer mon classement, mais je veux montrer que je suis de retour à 100 %. On ne veut jamais être blessé, ni rater 35 matchs, mais je me sens bien», disait-il après une séance de photos, samedi soir.
Fils d'un ancien Nordiques
Patrick est le fils de Steve Patrick, un défenseur qui a brièvement joué pour les Nordiques à sa dernière saison dans la LNH en 1985-1986. «Il a joué 25 matchs à Québec, il a aimé ça. Mais sa carrière tirait à sa fin, il n'était plus au sommet de sa forme», rappelait-il.
Mais comme son père (20e) en 1980 et son oncle James (9e) en 1981 par les Rangers de New York, Nolan Patrick sera lui aussi un choix de première ronde. Il poursuivra donc la tradition familiale, sans le chercher.
«Il n'y a aucune compétition à ce niveau. J'ai parlé du repêchage avec mon père, récemment, et il me racontait que lors du sien, il passait la tondeuse à la maison lorsqu'un ami l'avait appelé pour lui dire qu'il venait d'être choisi par Buffalo. Les choses ont bien changé, c'était différent dans ce temps-là», rigolait le joueur de 6'3" et de 198 livres, qui s'alignera avec l'équipe Cherry... dirigée par Philippe Boucher, Simon Gagné et Pierre Lacroix.
Patrick et Nico Hischier, des Mooseheads d'Halifax, sont les deux plus beaux espoirs du prochain repêchage, à ce jour. Ils seront les capitaines de leur équipe respective, lundi.
«Je ne suis pas ici pour le battre, les médias en font plus une histoire que nous. Je veux me concentrer sur mon jeu, jouer du mieux que je le peux, m'amuser, et si possible, l'emporter. Sans offense envers Nico, je ne le connaissais pas avant cette saison, mais il y a une raison pour laquelle il est aussi bien classé», admet celui dont le sens du hockey est un bel atout.
De son côté, le Suisse de 18 ans ne voit pas cela non plus comme un débat entre lui et Patrick. «Je ne crois pas, car en bout de ligne, ça ne reste qu'un match de hockey entre 20 joueurs de chaque côté... Je l'ai vu jouer, il est très bon. En fait, il n'y a pas grand-chose où il n'est pas bon sur la glace», soulignait Hischier, considéré par son entraîneur-chef André Tourigny de meilleur joueur qu'il n'ait jamais vu.
«Ça fait plaisir à entendre, mais je suis encore en processus de développement et j'essaie de m'améliorer à tous les joueurs», ajoutait le numéro 13 de l'équipe Orr qui suit les traces à Halifax de Nathan MacKinnon et Jonathan Drouin, choix hâtifs (1er et 3e) en 2013.
Crête-Belzile ne regrette pas son choix
Antoine Crête-Belzile est classé un 66<sup>e</sup> rang des patineurs nord-américains de la dernière liste du Bureau central de recrutement en vue du prochain repêchage de la LNH.
S'il n'avait pas pris quelques semaines pour réfléchir à son avenir, Antoine Crête-Belzile ne serait probablement pas l'un des défenseurs de l'équipe Cherry au Match des meilleurs espoirs Sherwin-Williams, lundi, à Québec. Non seulement est-il l'un des 40 joueurs invités à ce rendez-vous annuel, mais il est le seul du groupe qui aura la chance de se produire dans sa ville natale.
«Je suis vraiment excité. J'ai su en début de saison que ça allait être à Québec, c'était donc une motivation de plus pour moi d'être invité. Avec ma blessure, je n'étais plus sûr de venir, mais quand je l'ai appris, j'étais très content. Jouer à Québec, devant parents et amis, ça fait avec un petit pincement au coeur», admettait le joueur originaire de Cap-Rouge.
Repêché en première ronde (8e) par l'Armada de Blainville-Boisbriand en 2015, le joueur de 17 ans avait hésité à se présenter à la formation de Joël Bouchard, car des universités américaines de premier plan lui faisaient de l'oeil.
«J'avais pris deux ou trois mois après le repêchage avant de me décider. Ce qui me faisait hésiter, c'était le laps de temps de quelques saisons entre le midget AAA et le hockey universitaire, j'avais des doutes. Je ne regrette aucunement ma décision, c'est la meilleure que j'ai prise.»
Il est revenu au jeu en janvier après avoir raté deux mois en raison d'une blessure à un genou, ce qui ne l'empêchera pas d'être classé un 66e rang des patineurs nord-américains de la dernière liste du Bureau central de recrutement.  «Être ici ne détermine ni le rang ni la ronde, mais c'est une belle occasion de jouer devant des recruteurs. Tu ne peux que gagner des points dans un tel match. Je veux montrer que je peux jouer dans les deux sens, m'impliquer, faire ce que je fais de bien.»
Qu'importe ce qui se passera, lundi, sa saison n'est pas terminée puisque l'Armada vise les grands honneurs depuis l'acquisition de Pierre-Luc Dubois.