Yanick Jean

LHJMQ: une parité fort appréciée

La parité qui existe dans la LHJMQ rend la fin de saison très intéressante pour les amateurs. À Québec, comme à Victoriaville ou ailleurs, on ne connaît pas encore l'identité de l'adversaire en première ronde des séries. Il en sera ainsi jusqu'au tout dernier match du calendrier, samedi.
Les Remparts et les Tigres pourraient s'affronter dès le début de la phase éliminatoire, mais autant Philippe Boucher que Yanick Jean préféreraient ne pas s'en tenir à ce seul scénario, classement serré oblige.
«Nous, on peut encore monter de deux rangs, mais nous avons cinq adversaires potentiels. On perdrait notre temps à faire des calculs, ça ne donnerait rien et pendant ce temps, on ne s'occuperait pas de notre club», précisait Jean, dont la formation a négocié avec de nombreuses blessures tout au long de la saison, tout comme les Remparts.
Il y a un an, les Tigres avaient attendu jusqu'au son de la cloche pour connaître l'identité de leur premier adversaire. En bout de ligne, Victo avait croisé le fer contre Moncton au lieu de Québec. «À chaque année, ça se décide à la dernière journée», constatait Jean.
À l'instar de Boucher, qui se souvient encore de l'époque «où l'on pouvait identifier le gagnant à Noël», le directeur général des Tigres, Jérôme Mésonéro, se réjouit de l'équilibre des forces dans le circuit. «Il y a de moins en moins de clubs qui veulent court-circuiter les fameux cycles du hockey junior. Une reconstruction, j'en ai fait une à mon arrivée en 2005, mais depuis, je suis assez fier de dire qu'on est toujours dans la pièce de théâtre. On ne fait pas juste tenir le rideau, on joue un rôle de premier plan et non pas de figurant. Je trouve que la fin de la saison est fantastique. Il y a des luttes à tous les paliers, en haut, au milieu et pour les dernières places.»
Les Tigres ne pourront pas obtenir l'avantage de la glace en première ronde, mais ils auraient eu leur place dans le peloton dont les Remparts font partie n'eût été les blessures. «Si on n'avait pas eu autant de blessés, on ferait partie des sept ou huit meilleurs clubs. Ça n'a pas été facile pour nous. S'il y a une chose à retenir, c'est que les gars se sont rapprochés beaucoup plus vite», indiquait Yanick Jean.