Jack Nevins, des Huskies de Rouyn-Noranda, passe la série contre les Remparts à tenter de neutraliser Mikhail Grigorenko.

Huskies: Jack Nevins fait sentir sa présence

Dans son propre vestiaire, il fait peur à ses coéquipiers. Imaginez son impact sur la patinoire!
Chaque fois que Mikhail Grigorenko bouge un petit doigt, Jack Nevins est prêt à contrer ses attaques. Plus la série se prolonge, plus les Huskies se réjouissent de l'avoir acquis des Islanders de Charlottetown.
«Gordie [Dwyer] m'avait dit qu'il était une machine, qu'il était l'âme de son équipe. Pour que le Canadien le signe, il faisait sûrement de bonnes choses», estime son nouvel entraîneur-chef, Gilles Bouchard.
Nevins complète un trio avec Francis Beauvillier et Ryan Penny, deux autres vétérans obtenus à la dernière période des transactions. Les trois étaient des capitaines dans leur équipe respective avant de s'aligner pour les Huskies.
«On a donné un premier choix, un troisième et un joueur pour Nevins, c'est là que ça rapporte. Nous avons toujours su qu'on avait une meilleure équipe qu'on montrait en janvier et février. On savait qu'on pouvait gagner, on sait qu'on peut gagner», insiste Bouchard.
Nervins n'est pas surpris de voir les Huskies en avance 3-1 dans la série contre les Remparts. Selon lui, les siens maîtrisent bien leur petite patinoire. Il admet avoir eu besoin d'un certain temps pour s'adapter avec sa nouvelle équipe, qui semble avoir trouvé sa vitesse de croisière.
«Il s'agit d'un beau défi pour nous de se mesurer à leur trio européen. Ils sont très talentueux, on doit travailler très fort pour essayer de les arrêter. Ça va bien, présentement, il ne faut pas s'emporter. L'important, c'est de garder un équilibre dans nos émotions», disait l'Ontarien de 20 ans.
Deux mois avec les Knights
Nevins n'en est qu'à sa deuxième saison dans la LHJMQ. Il s'est pointé à Charlottetown après avoir été libéré, l'an dernier, par les Knights de London, l'équipe dirigée par Dale Hunter.
«J'ai passé seulement deux mois, là-bas, et joué deux matchs. Il faut croire que je ne cadrais pas dans ses plans», suggère-t-il à propos de l'ancien joueur des Nordiques.
Le patineur de 6'2" et 205 livres s'est retrouvé devant un choix puisque trois équipes le courtisaient après qu'il eut été soumis au ballottage. «Québec et Gatineau voulaient aussi m'avoir, j'ai choisi d'aller à Charlottetown.»
Avec l'ex-Rocket, rebaptisé au nom des Islanders, il a retrouvé un entraîneur-chef qui lui ressemblait. Il voue d'ailleurs beaucoup de respect à Gordie Dwyer, premier capitaine de l'histoire de la deuxième génération des Remparts.
«Ç'a été super de jouer pour lui. Il m'a aidé à devenir le joueur que je suis, aujourd'hui. Les Islanders prenaient un virage jeunesse, il m'a échangé à une équipe qui avait des chances de gagner et m'a souhaité bonne chance», indique celui qui a été mis sous contrat à titre de joueur autonome par le Canadien au début du mois de décembre.