Alexandre Bélanger, que l'on voit ici dans l'uniforme des Huskies de Rouyn-Noranda, a été échangé aux Screaming Eagles du Cap-Breton à la mi-saison.

Alexandre Bélanger a éliminé les Remparts lors des deux derniers printemps

Acquis des Huskies aux Fêtes, le gardien de but des Screaming Eagles Alexandre Bélanger entre dans la série contre les Remparts en confiance. Et pour cause! Tombeur des Diables rouges lors des deux dernières années, l'espoir du Wild du Minnesota a le numéro des Québécois.
Que ce soit en deuxième ronde de 2013 ou en première ronde de 2014, ce fut le même scénario : Bélanger a volé le premier match de la série sur la glace du Colisée, puis perdu le second, avant d'enfiler trois gains à l'Aréna Iamgold pour envoyer les Remparts en vacances. Amorçant une troisième série à Québec, le portier originaire de Sherbrooke ne cache pas bien se sentir sur la glace du Colisée Pepsi.
«Depuis trois ans que je suis dans la ligue, je joue contre les Remparts. C'est toujours le fun de jouer dans l'atmosphère du Colisée Pepsi, puis de revenir chez nous par la suite. C'est une place où c'est vraiment le fun de goaler, avec tous les fans et l'ambiance. En même temps, il n'y a rien d'acquis en se présentant là-bas. C'est à refaire à chaque année», a indiqué le cerbère de 19 ans, qui a conservé une moyenne de buts alloués de 3,33 et un taux d'efficacité de ,881 cette saison.
Étant passé d'une extrémité de la LHJMQ - Rouyn-Noranda - à une autre - Sydney - à la mi-saison, Bélanger s'est très vite acclimaté aux Screaming Eagles, où il a été «bien accueilli». Il espère maintenant que son parcours unique face aux Remparts en séries serve sa nouvelle formation, même si le contexte s'avère différent de celui qu'il a connu avec les Huskies.
«Pour moi, c'est beaucoup de nouveaux joueurs, un changement d'entraîneur... Mais s'il y a quelque chose que je peux amener à l'équipe, c'est mon expérience de jouer au Colisée Pepsi», a soutenu le numéro 30.
Sans complexe
Bélanger s'attaquera peut-être à ce défi sans la protection du meilleur arrière des Screaming Eagles, le Charlesbourgeois Olivier Leblanc (cheville), dont la présence est toujours incertaine. Comme Alexandre Gosselin (Titan) et Bélanger, l'ancien des Sea Dogs est venu renforcer la défensive des Screaming Eagles aux Fêtes.
«C'est une grosse perte pour nous autres. C'est un très bon défenseur. Mais depuis que je suis au Cap-Breton, on n'a pas joué une fois avec un alignement complet. Je suis sûr qu'on va être capables de se défendre, même s'il est absent.»
C'est donc sans complexe que les hommes de Marc-André Dumont, qui ont terminé 13e au classement général, affronteront Québec, vendredi. «Cette année, tout le monde peut battre tout le monde. Des équipes négligées ont souvent gagné des parties. C'est sûr que l'avantage de la glace peut faire la différence, mais en bout de ligne, ça se joue sur la patinoire.»