Alexis Lafrenière a profité de la journée de vendredi pour prendre un grand bol d'air dans le port de Saint-Jean. Il est fort probable qu'il soit sélectionné au tout premier rang par l'Océanic de Rimouski.

LHJMQ: le meilleur espoir est fébrile

À moins de 24 heures du repêchage de la LHJMQ, la fébrilité est à son comble chez Alexis Lafrenière, classé meilleur espoir de la cuvée 2017.
Prenant un grand bol d'air dans le port de Saint-Jean (N.-B.) vendredi avant-midi, l'attaquant des Vikings de Saint-Eustache était déterminé à profiter au maximum de ses derniers moments de calme avant d'être, selon toute vraisemblance, réclamé au tout premier rang de l'encan par l'Océanic de Rimouski.
«Au cours des derniers mois, j'ai essayé de ne pas trop m'ajouter de pression sur les épaules, mais c'est sûr que là, j'ai hâte à demain. Cette journée-là, on l'attend depuis si longtemps et ça arrive dans 24 heures, même pas! Ça fait que je vais juste profiter des derniers moments avant d'être repêché. Rendu là, ça va être juste le fun avec ma famille et mes amis», a raconté l'attaquant de 15 ans, qui est accompagné de ses parents, Hugo et Nathalie, de sa soeur Lorie-Jeanne et de ses quatre grands-parents, à Saint-Jean.
Auteur de 33 buts et 50 passes en 36 matchs cette saison, Lafrenière est considéré comme le premier choix le plus talentueux de la LHJMQ depuis Nathan MacKinnon. Il fait l'unanimité auprès des dépisteurs de la ligue qui le décrivent comme joueur complet capable de marquer et de fabriquer des buts.
Il paraît donc peu probable que l'Océanic laisser filer pareil talent, même si le directeur général Serge Beausoleil tient son jeu serré sur sa poitrine et se fait un malin plaisir à brouiller les cartes. «Je pense qu'il y a de bonnes chances que j'aille à Rimouski, mais ce n'est pas sûr encore», a estimé l'attaquant de 6' et 170 livres.
«Si c'est l'Océanic qui me repêche, ça va être vraiment le fun, parce que c'est une belle organisation. Et c'est une très belle ville là-bas. Ça ne me dérangerait pas d'être repêché par n'importe quelle autre équipe aussi, mais l'Océanic, ce serait vraiment le fun.»,
Lafrenière sait de quoi il parle, puisqu'il a été reçu à Rimouski il y a une dizaine de jours par le propriétaire Alexandre Tanguay, le président Éric Boucher et le patron hockey Serge Beausoleil, qui lui ont vanté la qualité de leurs installations et les attraits de la capitale du Bas-Saint-Laurent.
«C'était le fun. On a visité la ville. Et l'organisation a de la classe. On a parlé de tout et de rien. On a parlé de l'école aussi», a indiqué celui qui place les études parmi ses priorités.
Faire son propre chemin
Sur le plan hockey, Lafrenière se dit parfaitement au courant de la longue tradition d'excellence de l'Océanic et de la notoriété de ses prédécesseurs dans l'organisation, dont Sidney Crosby. «J'ai entendu parler des joueurs qui ont passé par là. Ce sont des gros noms, mais moi, je vais essayer de faire mon propre chemin et je pense que ça va bien aller.»
L'objectif de Lafrenière est clair : se tailler une place dans sa future équipe dès l'automne. Pour ce faire, il entend passer la période estivale dans le gymnase. Après quoi, il tentera d'impressionner l'organisation. «Je vais avoir un gros été d'entraînement. Mon but premier, c'est de faire l'équipe l'an prochain. Si je me prépare bien, j'ai de très bonnes chances», juge-t-il.
En attendant, l'attaquant originaire de Saint-Eustache se prépare à vivre de grandes émotions lorsqu'il réalisera un rêve d'enfant, samedi, en montant sur la scène du Harbour Station et en enfilant le chandail et la casquette de l'équipe qui le sélectionnera. Portera-t-il une cravate bleue? «Non! Une cravate rouge! Je ne suis pas superstitieux!» a-t-il lancé en riant.
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Boucher cherche toujours un adjoint
À la suite du départ de Daniel Renaud, Philippe Boucher est toujours à la recherche d'un adjoint. À son retour à Québec lundi et mardi, le directeur général rencontrera trois candidats. L'ancien centre de la LNH, Éric Bélanger, qui n'a pas caché son intérêt pour occuper un poste chez les Remparts, sera du nombre. «Ce que je cherche, c'est une personne qui va compléter notre équipe d'entraîneurs, qui sera en mesure de s'occuper de la défensive, de tenir des meetings et de faire de l'enseignement vidéo individuel. On cherche un gars d'expérience, ce qui peut se définir de toutes sortes de manières. Mais ça prend surtout quelqu'un qui comprend les jeunes d'aujourd'hui.» Actif sur le marché des échanges vendredi, Boucher est venu près de mettre la main sur un défenseur de 18 ans. «On nous demandait un choix de deuxième ronde. On préfère repêcher.»
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Carignan-Labbé trouve Rimouski trop loin
Serge Beausoleil a confirmé vendredi l'acquisition du joueur de 20 ans Samuel Dove-McFalls en conclusion de l'échange de Simon Bourque aux Sea Dogs. Il viendra combler les pertes de Dylan Montcalm et de Tyler Boland à la position de centre. En retour, Saint-Jean récupère son choix de première ronde en 2020. «C'est un spécialiste des mises en jeu et du désavantage numérique. On pense qu'il n'a pas atteint son sommet offensif. C'est une addition importante», a jugé le directeur général de l'Océanic. Beausoleil a aussi mis la main sur le défenseur de 20 ans Julien Carignan-Labbé, des Saguenéens. Le natif de Saint-Augustin-de-Desmaures refuse toutefois de se présenter à Rimouski. «J'ai déjeuné avec Julien et je l'ai rappelé cette semaine. Il trouve Rimouski trop loin. J'ai quand même décidé de faire la transaction. On croit énormément en lui», a fait savoir Beausoleil, qui doit maintenant convaincre le défenseur, qui aurait aimé conclure sa carrière junior à Québec.