En 1554 matchs, Jarome Iginla, qui a disputé 16 de ses 20 saisons dans l'uniforme des Flames de Calgary, a marqué 625 buts et récolté 1300 points.

L'heure de la retraite pour Jarome Iginla

CALGARY — Après une carrière de 20 saisons dans la Ligue nationale de hockey, Jarome Iginla annoncera officiellement sa retraite lundi prochain.

Les Flames de Calgary ont confirmé la nouvelle mercredi matin dans un communiqué. Au passage, ils ont convoqué les médias à une conférence de presse au Scotiabank Saddledome à 10h30 (8h30 heure du Québec), lundi, à laquelle participera Iginla, qui a disputé 16 saisons dans l’uniforme des Flames.

Choix de première ronde des Stars de Dallas, 11e au total, en 1995, Iginla, 41 ans, a aussi porté les couleurs des Penguins de Pittsburgh (2012-2013 pendant 13 matchs), des Bruins de Boston (2013-2014), de l’Avalanche du Colorado (2014-2017) et des Kings de Los Angeles (2016-2017 pendant 19 matchs). Il n’a pas joué la saison dernière.

En carrière, il a participé à 1554 matchs et a récolté 1300 points, dont 625 buts. Il a ajouté 37 buts et 68 points en 81 matchs des séries éliminatoires.

Avec les Flames, dont il a été le 18e capitaine de l’histoire de l’équipe à compter de 2004, il a récolté 525 buts et 1095 points en 1219 matchs tout en faisant sa marque à titre de l’un des meilleurs attaquants de puissance de sa génération.

Acquis contre Nieuwendyk

Natif de St. Albert en Alberta, Iginla a été acquis par les Flames le 20 décembre 1995, en compagnie de l’attaquant Corey Millen, en retour de l’attaquant vedette Joe Nieuwendyk.

Iginla a signé son premier contrat professionnel avec les Flames en 1996, à la fin de son stage junior avec les Blazers de Kamloops dans la Ligue de l’Ouest.

À sa première saison complète dans la LNH, en 1996-1997, il a amassé 21 buts et 50 points en 82 rencontres. Il a terminé au deuxième rang pour l’obtention du trophée Calder, remis au défenseur Bryan Berard, des Islanders de New York.

Il a connu l’une de ses meilleures saisons en carrière en 2001-2002, amassant 52 buts et 96 points en 82 matchs. Ses performances lui avaient permis de remporter les trophées Art-Ross (meilleur pointeur), Maurice-Richard (meilleur buteur) et Lester B. Pearson (maintenant appelé Ted-Lindsay, remis au joueur par excellence selon un scrutin mené auprès des joueurs). Il avait terminé deuxième dans la course au trophée Hart (joueur le plus utile) derrière le gardien José Théodore du Canadien de Montréal.

Iginla a également remporté le trophée Maurice-Richard en 2003-2004, grâce à une récolte de 41 buts. Lors de cette même saison, Iginla a aidé les Flames à se rendre jusqu’au septième match de la finale de la Coupe Stanley, perdue aux mains du Lightning de Tampa Bay. Iginla avait récolté 13 buts et 22 points en 26 matchs lors de ces séries.

Sur la scène internationale, Iginla a représenté le Canada en trois occasions aux Jeux olympiques et remporté l’or en 2002 et en 2010. C’est sa passe qui amené au but victorieux de Sidney Crosby en prolongation lors de la finale des Jeux de Vancouver, en 2010, contre les États-Unis.

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UN DES PLUS GRANDS DES FLAMES, SELON DENIS GAUTHIER

Depuis leur transfert d’Atlanta en 1980, les Flames de Calgary ont aligné plusieurs grandes vedettes. Selon Denis Gauthier, l’une d’elles est sans contredit Jarome Iginla au point où il mérite, dit-il sans hésiter, sa place parmi les plus grands joueurs de cette organisation.

«Il faut le comparer avec des joueurs comme Theoren Fleury, Al MacInnis, Joe Nieuwendyk, Lanny McDonald. Il faut le mettre dans cette classe de joueurs, a affirmé Gauthier, qui a été coéquipier d’Iginla à Calgary de 1997 à 2004.

«Il a été un meneur d’hommes. Et en fait de contribution à sa ville, à sa communauté, à l’organisation, c’est difficile de trouver un joueur qui en a fait plus. À cet égard, je le mets dans la catégorie de Lanny McDonald.»

«Attaquant de puissance de luxe»

Iginla a joué ses premiers matchs avec les Flames en 1996, un an avant l’arrivée de l’ancien défenseur québécois. Cependant, Gauthier avait commencé à le côtoyer lors du Championnat mondial de hockey junior de 1996.

«C’est là que j’ai fait connaissance du joueur, du leader, du gars de talent qu’il est, de la bonne personne qu’il est. C’est l’une des bonnes personnes dans la ligue, par ses valeurs, par son comportement, son interaction avec les fans et les gens de l’organisation. C’est un jeune homme que j’ai adoré côtoyer et apprendre à connaître, a ajouté Gauthier.

«Sur la glace, il était un attaquant de puissance de luxe. Pas nécessairement le plus gros en terme de stature, mais un gars extrêmement fort, bourré de talent, capable de marquer des buts.»

L’ancien défenseur admet d’ailleurs que Jarome Iginla, le joueur de hockey, et Jarome Iginla, l’homme, pouvaient paraître différents.

«Il avait un côté très compétitif, ça se voyait dans ses yeux durant le match. Mais c’est un gars très humble hors de la patinoire. Ce n’est pas un gars qui aimait se vanter, qui aimait être le centre d’attraction. Il parlait à tout le monde et il était extrêmement généreux. Tu n’aurais pas pu deviner que son niveau de compétition serait aussi élevé sur la patinoire. Une fois que la rondelle était déposée sur la patinoire, tu voyais son acharnement, son désir de vaincre prendre le dessus.»