Lewis Irving
Lewis Irving

Lewis Irving de retour au boulot

Après avoir conclu la meilleure saison de sa carrière en mars dernier avec deux podiums et une cinquième place au classement cumulatif de la Coupe du monde de ski acrobatique, Lewis Irving est de retour au centre AcrobatX, à Lac-Beauport, où il passera l’été afin de se préparer pour cette année de qualification olympique.

Il y a déjà quelques semaines que le spécialiste des sauts a repris l’entraînement physique et, au cours des derniers jours, il a profité de l’ouverture des divers centres d’entraînement extérieurs pour établir ses quartiers chez AcrobatX, qui se veut être le Centre national d’entraînement de l’équipe canadienne.

«Ça fait du bien ! J’ai été au repos depuis le mois de mars et enfin, on peut recommencer à faire du trampoline et à se préparer pour la prochaine saison. La rampe d’eau devrait aussi être prête au cours du week-end, alors on va pouvoir commencer à exécuter des sauts», a lancé d’entrée de jeu celui qui souhaite poursuivre sa lancée amorcée l’année dernière.

Même si l’ouverture du Centre AcrobatX a été retardée de quelques semaines en raison du confinement, l’athlète de Charlesbourg est loin de s’inquiéter de la situation. Et il connait déjà la tâche qui l’attend au cours des prochains mois.

«Normalement on commence un peu plus tôt, mais les entraîneurs ont déjà préparé notre calendrier en fonction de ce décalage. Je devrais faire un peu plus de 75 entraînements au cours de l’été, si on compte les séances de sauts sur la rampe et les entraînements en salle ou en piscine», a-t-il précisé.

Ainsi, avec une moyenne de six séances d’entraînement par semaine, Irving croit qu’il sera en mesure d’améliorer ses atouts et de consolider sa place parmi l’élite mondiale. «J’ai connu une excellente fin de saison et je me sentais en forme. C’est ce que je visais et maintenant il faut être en mesure de répéter, surtout dans cette année de qualification olympique. C’est mon principal objectif», affirme-t-il.

Pour ce faire, l’athlète de 24 ans souhaite ajouter un nouveau saut à son arsenal, soit un triple périlleux cinq vrilles. Une manœuvre qui, aux dires du principal intéressé, pourrait être un élément clé dans sa quête de podium olympique.

«Lorsqu’on regarde les tendances, on se rend compte que ça va prendre ça pour gagner aux Olympiques. Je ne veux rien précipiter non plus, mais je vais me concentrer surtout sur la technique. Si elle (la technique) est là, les résultats vont suivre.»

Mais au-delà de la préparation physique et de la technique, Irving sait qu’il devra d’abord et avant tout être prêt mentalement. « J’ai fait beaucoup de progrès l’an dernier avec mon préparateur mental Alain Vigneault. On a mis l’accent sur le fait d’être le plus constant possible et ç’a donné de bons résultats. J’ai profité de la pause pour relaxer, guérir les petits bobos et commencer cette préparation mentale. Je me sens prêt », dit-il avec assurance.

Entouré des jeunes loups

Tout au long de l’été, Lewis Irving pourra compter sur des alliés de qualité pour l’épauler dans son travail. En plus des entraîneurs Jeff Bean, Rémi Bélanger, Nicolas Fontaine et Alain Morin, la grande majorité des membres des différentes équipes canadiennes sont déjà arrivés au centre AcrobatX pour y parfaire leurs habiletés en cette année de qualification olympique.

Parmi ceux-ci, on retrouve entre autres le vétéran Félix Cormier-Boucher, de même que les jeunes Evan Dermott, Miha Fontaine, Nicolas Martineau et Marion Thénault, qui continuent de gravir les échelons à un rythme infernal.

«Ce sera plaisant de pouvoir s’entraîner avec eux. Ils sont très talentueux et nous allons pouvoir profiter de l’été pour nous entraider. Ça nous pousse à être encore meilleurs et c’est vraiment motivant pour nous (les vétérans)», admet Irving, qui se dit impressionné par la qualité du travail effectué par Freestyle Canada au cours des dernières années.

«On peut voir que le programme national est en santé et que les jeunes poussent de plus en plus. Ça démontre que les entraîneurs ont fait de l’excellent travail et que l’avenir s’annonce prometteur.»

D’ailleurs, le tout arrive à point selon Irving, qui ne serait pas surpris de voir au moins trois sauteurs canadiens, voire même un quatuor obtenir le laissez-passer olympique tant convoité.

«Je suis très confiant pour notre équipe! C’est encore loin, mais je sais que nous avons le talent pour y arriver. On pousse tous ensemble et si nous ne sommes pas quatre à y aller (aux Olympiques), nous serons assurément trois pour participer à l’épreuve par équipe », a-t-il conclu.